De Loire en mer Noire 2010 (4599 km)
Serbie et convivialité
Serbie et convivialité
Pas d’autre solution que de quitter Novi Sad autrement que par l’autoroute (gratuit et cyclable sur un petit mètre de large plus ou moins bien asphalté) pour rejoindre Belgrade par la rive gauche (itinéraire conseillé par quelques cyclistes locaux).
Nous croisons une dyane (petite sœur de notre 2cv citroën bien aimée)
Coucou d’usage, il n’en faut pas plus en Serbie pour que le conducteur fasse demi-tour et nous invite, avec tous ses copains cyclo autour de plusieurs verres et autres bières de l’amitié …
Pendant cela, le temps passe …
Un détour inutile pour traverser le Danube près de Kovilj nous amène à Gardinovci
Après une erreur d’aiguillage, nous demandons notre route et là nous sommes pris en otage !!! : des Serbo-français travaillant à Paris et en congés habitent près d’ici, ils sont prévenus par téléphone avant que nous ayons eu le temps de protester. La suite serait trop longue à raconter, alcool et café local, arrivée des coiusins, cousines et voisins, dîner, dans une ambiance plutôt festive, chacun apportant dans l’heure qui suit sa spécialité culinaire, puis hébergement dans le garage tout confort, à l’abri de la pluie, pratiquement sous un nid de cigognes occupé.
Résultat de la course, seulement 48 km au compteur en 8h, mais quels plaisirs, nous ne regrettons pas.
La capacité des Serbes à vous accueillir, en 2 temps 3 mouvements est hors du commun.
Malheureusement pour nous, il est difficile de « renvoyer l’ascenseur », leur cœur est trop grand, nos valises trop petites et nos vélos déjà trop lourds (35 et 40 kg).
Mais nous espérons bien avoir un jour, comme promis, la visite de la famille de J… et A…, pour leur faire découvrir l’Auvergne.
Le lendemain, après des « au revoir », il nous faut littéralement affronter vent de face sud/sud-est, route à grande circulation pendant 75 km pour rejoindre Béograd : route à seulement 2 voies étroites, pas de bande d’arrêt d’urgence et donc l’œil droit rivé sur la bordure de route, souvent dégradée et l’œil gauche dans le rétroviseur pour voir arriver poids lourds et bus, ces derniers étant les spécialistes du frôlement à quelques dizaines de centimètres.
Le bouquet final est la traversée du Pancevacki most : pont traversant le Danube pour rejoindre le centre historique Est de la capitale :
· OUI la Serbie est un pays superbe et très accueillant
· OUI la Serbie a certainement d’autres priorités que l’existance ou l’état des pistes cyclables
· MAIS le reproche est que la signalétique, l’information et la promotion touristiques des itinéraires vélo sont complètement décalés par rapport à la réalité
Nous comprenons et nous nous adaptons, mais il faut aussi faire savoir à tous les cyclistes que certains passages ou itinéraires sont dangereux.
Béograd : après une journée de visite de la ville, nous passerons, le lendemain matin, sur la place de la République où stationne fréquement un bus de collecte de sang.
Nous y sommes accueillis par deux jeunes bénévoles de la Croix Rouge. Nous rencontrons les Rotariens de Belgrade dont trois jeunes membres (Rotaract), la responsable de communication de l’Institut de transfusion de Serbie : Gordana.
Une équipe de « studio B » nous interrogera sur notre périple en présence de la sympathique équipe des infirmières, du médecin et du chauffeur du bus.
Merci à Asja pour l’hébergement sympathique conseillé : le San Mara’s hostel – Kraya Milana 3 : nous nous sommes installés pendant ces quelques jours dans un concept original : un ancien appartement au centre ville transformé en auberge urbaine, avec chambres à 2, 3, 4, 5 lits individuels, et à disposition : cuisine, salle d’eau et salle de bain, etc, poste internet et WiFI.
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