De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)
Le tao de la farniente à Ko Tao
Comme vous le savez déjà, on s'est pas mal ennuyés ces derniers temps. Je sais, c'est du déjà dit, du déjà lu et vous aimeriez lire autre chose que ces lignes elles aussi ennuyeuses. Mais pourtant, beaucoup d'entre vous nous ont dit, depuis notre départ de Nadaillat, que les récits et les photos vous permettent aussi de voyager, "comme si vous y étiez". Alors justement, un peu d'ennui dans vos lectures vous permettra de ressentir ce que nous vivons depuis notre arrivée en Asie du Sud Est, et d'avoir ainsi l'impression de pédaler avec nous. J'en appelle à votre solidarité transcontinentale : ennuyez-vous avec nous, l'ennui nous paraîtra plus supportable !
Mais voilà, la peur de vous perdre, chers lecteurs, nous a fait revoir nos objectifs cyclopédiques à la baisse. Par simple compassion pour votre ennui à venir, nous avons décidé d'écourter votre peine et de prendre le train. Et pire encore. Non contents d'avoir effectué 400 kilomètres en deuxième classe sur une banquette bien confortable pour arriver à Chumphon, nous avons enchaîné avec deux heures de bateau pour échouer sur l'île de Ko Tao. Que dis-je, l'île paradisiaque de Ko Tao. Là, toujours sensibles à rendre votre voyage par procuration le plus intéressant possible (ou du moins le moins ennuyeux qu'il soit, dans un premier temps), nous avons décidé de faire un stage de plongée pour obtenir notre Padi, un brevet d'aptitude à la plongée sous-marine. Malheureusement c'est dans le cabinet d'un médecin soi-disant spécialiste de la question, que notre dévouement s'arrête. Ayant eu un pneumothorax (et plutôt deux fois qu'une) dans mon jeune passé, les moniteurs m'ont obligé à aller voir un médecin. Celui-là, en auscultant mes oreilles et mon estomac en moins de temps qu'il le faut pour le dire m'a certifié que j'étais bon pour le service. Peu rassuré par ce diagnostic plutôt léger, nous avons préféré écouter un moniteur qui montrait plus de professionnalisme. Lui m'affirmait que, selon la manière dont mes poumons ont été réparés, je pouvais aussi bien plonger que trépasser. Je préfère ne pas plonger, le trépas viendra bien assez tôt.
Voilà chers lecteurs comment vous êtes passé à côté d'une superbe semaine de plongée. Pour compenser, nous nous sommes mis en tête de visiter l'île, à vélo bien sûr. Une brillante idée, l'île étant très petite et regorgeant de petites criques sableuses ou rocheuses. Ca, c'est sur la carte; Sur le terrain, les pentes sont incroyablement raides et après avoir vaincu une première rampe, nous abandonnons, dégoulinants de sueur, face à un autre mur tout aussi impressionnant.
Mais voilà, la peur de vous perdre, chers lecteurs, nous a fait revoir nos objectifs cyclopédiques à la baisse. Par simple compassion pour votre ennui à venir, nous avons décidé d'écourter votre peine et de prendre le train. Et pire encore. Non contents d'avoir effectué 400 kilomètres en deuxième classe sur une banquette bien confortable pour arriver à Chumphon, nous avons enchaîné avec deux heures de bateau pour échouer sur l'île de Ko Tao. Que dis-je, l'île paradisiaque de Ko Tao. Là, toujours sensibles à rendre votre voyage par procuration le plus intéressant possible (ou du moins le moins ennuyeux qu'il soit, dans un premier temps), nous avons décidé de faire un stage de plongée pour obtenir notre Padi, un brevet d'aptitude à la plongée sous-marine. Malheureusement c'est dans le cabinet d'un médecin soi-disant spécialiste de la question, que notre dévouement s'arrête. Ayant eu un pneumothorax (et plutôt deux fois qu'une) dans mon jeune passé, les moniteurs m'ont obligé à aller voir un médecin. Celui-là, en auscultant mes oreilles et mon estomac en moins de temps qu'il le faut pour le dire m'a certifié que j'étais bon pour le service. Peu rassuré par ce diagnostic plutôt léger, nous avons préféré écouter un moniteur qui montrait plus de professionnalisme. Lui m'affirmait que, selon la manière dont mes poumons ont été réparés, je pouvais aussi bien plonger que trépasser. Je préfère ne pas plonger, le trépas viendra bien assez tôt.
Voilà chers lecteurs comment vous êtes passé à côté d'une superbe semaine de plongée. Pour compenser, nous nous sommes mis en tête de visiter l'île, à vélo bien sûr. Une brillante idée, l'île étant très petite et regorgeant de petites criques sableuses ou rocheuses. Ca, c'est sur la carte; Sur le terrain, les pentes sont incroyablement raides et après avoir vaincu une première rampe, nous abandonnons, dégoulinants de sueur, face à un autre mur tout aussi impressionnant.
Alors que nous épongeons notre sueur, un couple en « lune de miel » passe devant nous. Le jeune homme a du faire descendre sa dulcinée à mi pente pour pouvoir monter en scooter. Malgré tout, ce moyen de locomotion semble plus approprié que le vélo, à condition de bien le conduire. Nous leur demandons le prix d'une location. Nous avons la surprise d'apprendre que le prix est le même pour une journée que pour une minute de consultation chez le médecin. La jeune fille étant vexée d'avoir du marcher quelques mètres, nous lui proposons nos vélos. Cela ne semble pas la faire sourire et nous faisons demi-tour sur une dernière salutation. Nous échouons dans une guest house qui sera notre repère pour les trois prochains jours.
Pas de plongée, pas de vélo. Des plages plutôt attrayantes, une eau claire et chaude, des poissons multicolores et, chose rare pour un lieu si touristique, des gens sympathiques, qu'ils soient hôteliers ou commerçants, restaurateurs ou chauffeurs de taxi. Bref, tout pousse à faire une autre activité que le vélo : la farniente ! Pour ce faire nous nous équipons de masques et tubas et de quelques livres. Au choix, "Citoyens debout", "La première nuit", "l'Odyssée" ou "Et si l'aventure humaine devait échouer". J'éviterai de vous faire des résumés, certains pourraient vous ennuyer. Pour aller d'une plage à une autre, nous louons un scooter. A présent, Ko Tao nous appartient ! En véritables touristes professionnels, nous nous laissons flotter sur les eaux, nous poursuivons des poissons quelque peu farouches, nous nous délectons de la cuisine thaïlandaise (un des rares pays depuis la Turquie où nous avons encore plaisir à manger de la cuisine locale alors que les spaghettis à la carbonara ou des pizzas ornent les menus de la plupart des restaurants), nous bouquinons et écrivons. Cette île est réputée dans le monde entier pour ses fonds sous-marins. En bon breton expatrié dès son plus jeune âge en Auvergne, je n'excelle pas vraiment là où je n'ai plus pied. Les fonds me font peur et je voulais justement vaincre cette frousse en faisant de la plongée. Les petites sorties en masque et tuba sont une belle alternative pour se mettre un peu plus à l'aise dans ce milieu qui m'effraie. Je me prends au jeu et passe des heures à admirer des poissons tout aussi colorés qu'étranges. Lorsque le tao de la farniente remplace celui du vélo !
Ce soir nous prenons un bateau pour Surrathani, un peu plus au sud encore. De là, nous reprenons les vélos que nous espérons ne pas les quitter jusqu’en Malaisie. Trois jours nous séparent d'un couple de cyclo français qui semble aussi désespéré que nous (ils ont échoué sur une plage un peu plus au sud et y sont restés une semaine). Nous aimerions les rattraper avant la Malaisie. Evidemment nous vous raconterons cela. Mais sachez que si la peur de l'ennui vous envahit encore, nous sommes près à nous arrêter à autant de plage nécessaire pour vous distraire. Il y en a tout le long jusqu'à Singapour, ça devrait aller ! Même si au milieu, nous ne vous le cachons pas, nous devrons faire un petit détour pour éviter les conflits peu réjouissants qui sévissent dans le sud de la Thaïlande. Peu adeptes des combats de machettes, nous préférons esquiver ! Mais si cela peut vous distraire, on pourra voir ce qu'on peut faire !
En espérant vous avoir revigoré, nous vous envoyons nos meilleures salutations depuis Ko Tao, un petit paradis sur terre !
Julien et Marion
Ce soir nous prenons un bateau pour Surrathani, un peu plus au sud encore. De là, nous reprenons les vélos que nous espérons ne pas les quitter jusqu’en Malaisie. Trois jours nous séparent d'un couple de cyclo français qui semble aussi désespéré que nous (ils ont échoué sur une plage un peu plus au sud et y sont restés une semaine). Nous aimerions les rattraper avant la Malaisie. Evidemment nous vous raconterons cela. Mais sachez que si la peur de l'ennui vous envahit encore, nous sommes près à nous arrêter à autant de plage nécessaire pour vous distraire. Il y en a tout le long jusqu'à Singapour, ça devrait aller ! Même si au milieu, nous ne vous le cachons pas, nous devrons faire un petit détour pour éviter les conflits peu réjouissants qui sévissent dans le sud de la Thaïlande. Peu adeptes des combats de machettes, nous préférons esquiver ! Mais si cela peut vous distraire, on pourra voir ce qu'on peut faire !
En espérant vous avoir revigoré, nous vous envoyons nos meilleures salutations depuis Ko Tao, un petit paradis sur terre !
Julien et Marion











