De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)

Fuite vers le Nord

Hyderabad - Gondayi photos de cette étape

du 09/02/2011 au 16/02/2011

  • nombre de km prévus : 600
  • nombre km effectifs : 668
  • temps prévu : Du 9 au 16 fevrier
  • temps effectif : 49 heures
Petit tour a velo dans le parc de l'ICRISATIMG_0015IMG_0020IMG_0041Viki et ses trois fillesIMG_0049Apres sa chute la veille, on met notre casque a Lea...

Fuite vers le Nord

Aujourd'hui c'est Marion qui vous écrit ! Et elle vous parle aussi, si vous cliquez sur le petit triangle vert un peu plus haut :-)

 

NB : ne vous inquiétez pas, il n'y aura pas d'actu avant deux bonnes semaines.

 

Nous avons passé quatre jours prés d'Hyderabad chez Vincent, Viki et leurs trois filles, dans une petite bulle occidentale. En effet, Vincent est chercheur pour un centre de recherche agronomique et habite sur le campus de l'ICRISAT. Ce centre est immense et offre aux gens qui y travaillent un lieux de vie agréable, calme, loin de l'Inde que nous côtoyons à vélo. Si nous sommes ici, c'est que Vincent et Viki sont des amis de nos voisins et amis Nathalie et Bruno. Le hasard à fait qu'ils étaient  à notre fête de départ et nous avons un peu forcé le destin pour que leur maison se trouve sur notre route. Les quelques jours passés chez eux nous ont fait le plus grand bien. Nous avons savouré de la bonne cuisine française et espagnole, dégustant du Saint-Nectaire, de la bonne charcuterie, du vin et de la bière ! Nous avons aussi retrouvé une maison calme et confortable, une petite vie de famille agréable et le luxe de s'endormir en toute tranquillité, en étant sûr de ne pas être dérangés. Clara, Léa et Ana nous ont impressionnés, du haut de leurs 10, 7 et 5 ans elles parlent quatre langues. Un papa français, une maman « catalane espagnole » et l'école en anglais...rien que ça ! Nous étions tellement bien au sein de cette famille, qui nous a accueillis à bras ouverts, que nous sommes restés une journée de plus et le départ a été difficile.

 

En voulant éviter la circulation d'Hyderabad, nous sommes partis sur une autoroute en construction puis sur des petites routes qui ont laissé place à des pistes. Celles-ci nous ont mené à travers des hectares de carrières pour finalement nous abandonner dans les broussailles. Il faut bien le dire, nous étions complètement perdus, nous dirigeant à la boussole en espérant retrouver une route.

 

Étant obligés de suivre une grosse route, nous avons roulé comme des fous pendant trois jours, avant de trouver des petites routes. A notre grand regret, les petites routes, bien que plus tranquilles, traversaient des campagnes sans aucun intérêts. Nous avons donc continué à avancer à vive allure, sans nous arrêter, parcourant  600 kilomètres en six jours.

Si nous ne nous arrêtons pas, c'est que chaque arrêt se transforme en enfer. Il suffit qu'on achète quatre bananes pour qu'en moins d'une minute 50 indiens s'agglutinent autour de nous. Nous avons la désagréable impression d'être dans un zoo et d'être les bêtes sauvages que l'on vient observer. Nous passons donc chaque pause à surveiller les vélos et lorsque nous voulons faire une sieste, il y a toujours quelqu'un pour venir nous secouer !

Ces jours-ci nous en sommes venus à la conclusion que l'Inde serait bien sans les indiens...Ils ne sont pas méchants, ne nous harcèlent pas pour nous demander de l'argent mais ils sont curieux et ont les mains qui les démangent. Ils faut qu'ils voient les êtres étranges que nous sommes, qu'ils nous regardent manger à 10 cm de notre table, qu'ils restent là lorsqu'on se lave et surtout qu'ils touchent nos vélos. Ils nous font « péter » un câble, au sens propre comme au figuré puisqu'à force de jouer avec nos manettes de vitesses, mon câble à finalement cassé (bien sûr c'était le seul que nous n'avions pas dans notre trousse de réparation).

En plus d'être curieux, je crois qu'ils n'ont tout simplement aucune notion du danger. Ils restent à 20 cm de nous sur leurs motos  manquant de nous faire tomber plusieurs fois par jours (ils ont même fait tomber Julien d'ailleurs), arrêtent leurs voitures en plein milieu de la route pour prendre des photos !

 

C'est finalement au parc national de Nawegaon que nous avons trouvé un peu de calme. Notre arrivée a quelque peu perturbé le personnel. En effet, nous avons demandé à manger dans le restaurant du parc, chose incroyable ! Il a bien fallu une heure et dix personnes pour que l'on puisse manger. Même chose pour dormir, il a fallu des coups de téléphone à gauche et à droite pour qu'on puisse avoir une chambre dans le « lodge » pourtant vide. Nous voulions d'abord dormir dans le dortoir pour 40 roupis chacun (moins d'un euro) mais vu l'état des lieux nous avons opté pour une chambre à 400 roupis (7 euro). Nos amis les rats sont venus rendre visite à notre pain et nos poubelles durant toute la nuit et lorsque nous sommes allés aux toilettes au petit matin, Julien en a vu un s'engouffrer dans le conduit des toilettes à la turc, autant vous dire que ça m'a coupé l'envie de pisser !!!

 

Nous continuons notre route vers le nord à vive allure car nous avons un rendez-vous à ne pas manquer. Début mars mes parents viennent arroser avec nous mes 25 ans et ça c'est chouette !

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