De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)

Retour à la normale

Bangkok - Phitsanulok photos de cette étape

du 29/03/2011 au 03/04/2011

Cette bonne odeur de poissons séchés !IMG_0005IMG_0006Gwenaëlle et JulienIMG_0008Le plus grand Boudha couchéIMG_0011IMG_0016IMG_0030

Retour à la normale

Après un dernier sprint avec un cycliste, nous arrivons à l'aéroport de Delhi. Quelques heures
plus tard, nous pesons nos vélos et payons nos 30 kilos de surcharge (nous n'avions droit qu'à
20 kilos par cycliste cette fois-ci). Lorsque notre avion quitte la terre, une joie non
dissimulable nous emplit. Cette fois-ci l'Inde est derrière nous.

On nous avait promis du calme en Thaïlande. Même si nous atterrissons à Bangkok, ces
prédictions sont confirmées. A quelques heures d'avion, nous sommes pourtant dans un autre
monde. Certes, la circulation est dantesque dans la capitale thaïlandaise, mais les
automobilistes sont plus courtois et, chose sûrement incompréhensible pour un Indien, ils ne
klaxonnent pas !

Nous passons trois jours à Bangkok en compagnie de Gwenaëlle et Pierre, un couple de
français rencontrés à Pondichéry (Inde du sud) il y a quelques mois. Excellents guides, ils
nous permettent d'avoir un coup d'oeil rapide sur la capitale, ou du moins sur sa partie
touristique. Nous commençons le programme par un massage thaï, qui n'a rien de reposant.
Les masseuses se déchaînent sur nos corps courbaturés par les 20 kilomètres de vélo de la
veille (eh oui, après un mois d'interruption, nos muscles se sont atrophiés !). A côté de moi,
Guenaëlle est tombée sur une ceinture noire du massage qui, non contente de lui marcher
dessus, la contorsionne dans tous les sens. Un ippon et quelques waza-ari plus tard, nous
partons visiter un temple, celui là même où est présent le plus grand buddha allongé. Les
jours suivants, nous faisons un peu de shopping dans un gigantesque mall informatique puis
réparons nos vélos dans une petite boutique conviviale. Cela nous permet de nous imprégner
calmement de l'ambiance thaï, même si le quartier où nous logeons, très fortement touristique,
n'est certainement pas à l'image du pays. En effet, il n'est pas dit que nous rencontrions
partout ailleurs autant de jeunes prostituées thaïes accrochées au bras de vieux occidentaux
ventripotents. Pas sûr non plus que l'on puisse acheter partout ailleurs en Thaïlande des
produits contrefaits, comme des logiciels informatiques ou autres produits hi-tech.

Durant ces trois jours, nous rencontrons également un cyclotouriste hollandais qui nous a fait
changer nos plans, en nous indiquant l'existence d'un avion entre Bali et Darwin. Du coup
nous raccourcissons notre séjour en Asie du Sud Est d'un mois et passerons un mois en
Australie avant d'arriver en Nouvelle-Zélande. De ce fait, le temps nous manque pour faire
tout ce que l'on souhaitait. Nous quittons donc Bangkok en train et gagnons la petite ville de
Phitsanulok. Après neuf heures assis sur des banquettes en bois, autant dire que nous
retrouvons nos vélos avec joie !

C'est donc aujourd'hui, dimanche 3 avril, que nous reprenons la route juchée sur nos deux
montures. Quel plaisir ! Très vite nous prenons le pouls des routes thaïlandaises. Voici en
vrac quelques éléments de ce nouveau pays :
- A 8heures et 18 heures, la Thaïlande s'arrête de vivre le temps de l'hymne national, diffusé

sur toutes les ondes du pays, dans tous les hauts parleurs, radios, etc. Parallèlement, le roi est
affiché partout et il semblerait que les Thaïlandais y soient très attachés.
- les routes sont en très bon état, les thaïlandais conduisent plutôt bien même si plus vite qu'en
Inde. Et pour cause, la majorité des voitures que nous voyons sont de puissants pick-up.
- Il fait chaud et humide. Il fait 37 degrés alors que je vous écris, assis à l'ombre sur un banc
près d'un terrain de foot déserté.Nous allons donc pédaler tôt le matin, nous reposer l'après
midi et repédaler en fin de journée. Comme nous sommes dans le nord, nous n'avons pas
encore vu de trace de la mousson qui a causé de graves inondations dans le sud. Seuls de gros
nuages encombrent par moments le ciel, sans qu'il ne pleuve pour autant.
- Comme je vous le disais, je suis assis sur un banc, Marion à mes côtés. Cela fait une heure
que nous sommes là et encore aucun thaïlandais n'est venu nous voir ni nous déranger ! Plus
habitués à voir des vélos et bien moins curieux que les Indiens, nous évoluons dans ce pays
avec grande liberté. Les thaïlandais nous laissent tranquilles, mais ne manquent pas de nous
sourire dès qu'ils nous voient, de nous saluer avec bienfaisance. Bref, nous nous sentons bien,
malgré la difficulté de la langue, indéchiffrable et difficile à prononcer sans provoquer de fous
rires de la part de nos interlocuteurs.
- La Thaïlande me fait penser la Nouvelle-Zélande : 4x4, maisons en bois, végétation
luxuriante, verdure omniprésente. Il convient juste de remplacer les étendues de rizières par
de vastes pâturages et les bananiers par des fougères arborescentes, et nous voilà transportés
au bout du monde !
- Incroyable ! Nous pouvons parler aux femmes sans qu'elles ne se cachent derrière un foulard
ou qu'elles ne fuient ! Nous les voyons partout, souriantes, vêtues de petits shorts ou de jupes,
juchées sur des vélos ou des scooters, occupées à vendre quelques marchandises, discuter ou
plaisanter.
- Une fois que vous précisez que vous souhaitez manger non épicé, la cuisine est excellente et
très diversifiée. Il est possible de manger partout et à toute heure, sur le bord de la route
principalement. Les fruits sont d'une incroyable diversité (bananes, pastèques, nous en avons
trois dans les sacoches), ananas, mangues (délicieuses), papayes et d'autres dont nous ne
connaissons pas encore le nom) ; ils vont assaisonner nos journées avec délice.
Malheureusement, nous avons déjà pu constater que les thaïlandais sont grands
consommateurs de plastiques-barquettes, cellophane. La nourriture préparée dans les marchés
est ainsi emballée, pour être consommée plus tard par les clients. Cependant les déchets ne
jonchent pas les routes comme on a pu le voir durant les mois précédents. Quant à savoir si le
recyclage est pratiqué, c'est une autre histoire.
- Il y a des terrains de boule. Marion est partie à la recherche du pastis qui va avec.
- Nous voyons des hamacs partout, preuve en est que le rythme est ici bien plus lent qu'en
Inde. L'après midi, les thaïlandais semblent occupés à attendre tranquillement que la chaleur
suffocante retombe un peu. Une occupation saine que nous partageons entièrement.

Assis sur notre banc en pierre, nous attendons nous aussi que la chaleur tombe un peu avant
de reprendre la route. Nous en profitons pour actualiser notre site internet en captant le wifi
d'une habitation proche. Définitivement, la Thaïlande apparaît bien plus moderne que les
derniers pays traversés. Nous allons maintenant nous diriger en direction de Chiang Khong en
longeant la frontière du Laos. Ensuite nous prendrons probablement le bateau dès notre
arrivée au Laos pour rejoindre Louangphrabang.

Nous espérons pouvoir faire quelques actions de don du sang dans cette région.
Malheureusement notre itinéraire indécis ne nous a pas permis de prendre de rendez-vous.
Mais nous comptons sur le rotary club pour arranger tout ça !

A bientôt
Julien

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Circuit Coree



Le livre

Que vous soyez cyclotouriste, voyageur ou sédentaire ouvert sur le monde, il y a mille et une raisons de vous réjouir de la lecture de ces Nouvelles Vagabondes.
Après plusieurs voyages en solitaire, Julien Leblay nous livre cette fois-ci le récit de son périple avec sa compagne Marion. Ne voulant se contenter de décrire le quotidien de leur voyage, il s’engage et se place résolument loin des clichés pour nous livrer avec sincérité ses impressions, que ce soit sur la vie du couple en voyage, ses préoccupations écologiques ou sur les traits culturels ou sociologiques des pays traversés.
Ce livre ne laisse pas indifférent et bouscule nos représentations exotiques du monde ; à sa lecture on découvre, on s’indigne et on s’émerveille tour à tour. Dans un style à la fois personnel et documenté, il nous offre une immersion complète, sans langue de bois, dans son voyage à vélo en couple. Il réussit finalement le pari de dresser un tableau contrasté et nuancé de cette longue aventure cyclotouriste qui ne sera probablement pas la dernière !

Cécile R.

352 pages dont 16 en couleur
Prix de vente : 20 euros

Disponible sur http://goodaventure.com

Le DVD

Julien et Marion Leblay quittent l'Auvergne en juillet 2010 pour une aventure de 22.000 kilomètres à vélo. Portés par le désir de découvertes et de rencontres, mais aussi par celui de promouvoir le don du sang, ils traversent l'ex-Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et l'Australie pour finalement arriver en Nouvelle-Zélande vingt mois plus tard.
Savoureusement pimenté, ce voyage donne le "goût d'aventure" !

Durée : 84 minutes.
Prix de vente : 15 euros

Disponible sur http://goodaventure.com
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