De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)

Trois semaines de voiture.

Auckland - Wanaka (en voiture) photos de cette étape

du 14/12/2011 au 01/01/2012

  • temps effectif : Du 14 décembre au 1er janvier 2012
Un maraeCamille et Marion sous la pluie...Forêt près de RotoruaHuka Falls, la cascade la plus puissante de l'hémisphère sud.IMG_5429RotoruaIMG_5460IMG_5497

Trois semaines de voiture.

Nous avons retrouvé avec grand plaisir Camille, le frère de Marion. Avec lui nous nous sommes dirigés plein sud, en voiture, pour parcourir les 2.000 kilomètres qui séparent Auckland de Wanaka (avec quelques détours). Si la pluie était au rendez-vous pour nos premiers jours passés sur l'île du Nord, quelques éclaircies nous ont permis de profiter de Rotorua réputée pour une activité volcanique intense. Entre bains d'Arsenic et lacs de boues, nous nous sommes laissés porter par cette région fascinante.

Plus au sud nous avons retrouvé de vieilles connaissances. Bonny et Colin, qui m'avaient hébergé il y a six ans à Taupo, Gaye, qui elle m'avait hébergé un peu plus tôt à Tauranga, ainsi que Julie et Thomas, les deux cyclos kiwis rencontrés en Iran et habitant maintenant à Wellington. Nous y avons également retrouvé Chris et Pauline qui m'avaient accueilli (eux aussi !) en 2005 et que nous avions revus quelques années après en Auvergne. Bref, l'occasion de voir en quelques jours que le monde est un petit village !

 

Le soleil nous accueille enfin lorsque nous arrivons dans l'île du sud. Après avoir fait un peu de randonnée dans le Parc National Abel Tasman, nous poursuivons notre route vers les pancakes de Punakaiki, les glaciers Franz Joseph et Fox, puis Queenstown, Milford sound et enfin Wanaka où nous nous arrêtons. C'est ici que nous passons le premier de l'an avec René, un ami à la retraite parti depuis près de trois ans pour un tour du monde. Il nous avait promis de nous retrouver en Nouvelle-Zélande ; il a tenu parole !

 

Durant ces trois semaines de voyage, nous avons découvert un pays aux paysages captivants. Depuis le sommet du Mont Cook dominant les montagnes, jusqu'aux fjords de la région des Fjordlands en passant par les eaux bleues du Parc National Abel Tasman, nous avons été enchantés par cette Nouvelle-Zélande, un brin sauvage et unique sur certains aspects. S'il est incontestable de dire que ce pays est globalement d'une grande beauté, ce que font les néo-zélandais pour le préserver est plus critiquable. Nous l'avons déjà dit, durant ce voyage ou durant celui de 2005, la Nouvelle-Zélande se vante d'être un pays propre, vert, respectueux de l'environnement, en démontre leur slogan : « 100% pure ». 100% pure disent-ils ? Pour n'importe quel site touristique, des vols en hélicoptères sont proposés aux touristes pour des prix assez attractifs. Baladez vous dans la vallée menant au Fox Glacier, au Franz Joseph Glacier ou dans les fjords de Milfrod Sounds, et vous serez perturbé par le bruit incessant des hélicoptères vous survolant. Les lacs sont d'une couleur éclatante et appellent à la rêverie. Mais elle est impossible car, à l'instar de ceux près de Queenstown ou Wanaka, de nombreux jet skis, vieux bateaux au charbon, jetboat (la grande fierté kiwi) et autres bateaux bruyants et polluants naviguent à toute heure en faisant autant de bruit que de vagues. Bref, nous sommes là ,bien loin de l'idée que l'on peut se faire du « 100 % pure »...

 

S'ils ont un tel slogan, c'est que ce pays, l'île du sud en fait, offre un côté sauvage aux visiteurs. Les routes sont sinueuses et peu empruntées, les forêts semblent encore vierges, les montagnes s'élèvent avec majesté sans que l'on puisse y accéder. Unique, préservé et mystérieux, ce pays nous attire et enchante les voyageurs peu regardants sur les activités touristiques qui sont à l'opposé de ce cadre enchanteur. L'île du nord en revanche, plus peuplée et plus agricole, n'a pas ce côté sauvage. L'agriculture peut y être qualifiée d'intensive tant la surpopulation de bovins représente une menace écologique de grande ampleur. Elle n'en est pas moins belle ; les collines sculptées par les sentes des brebis sont un appel à la poésie ; leur vert éclatant est apaisant et tranche avec le ciel bleu, lorsqu'il ne pleut pas.

 

Demain nous reprenons les vélos, avec une pointe d'excitation. Nous avons encore 2.000 kilomètres à parcourir en longeant les montagnes, en traversant les forêts, en longeant l'océan. Les 50 jours qui arrivent, les derniers de ce voyage, s'annoncent de toute beauté car ils vont se dérouler dans un cadre des plus agréables. Malheureusement ils vont certainement alimenter notre inquiétude par rapport à l'avenir de notre petite planète. Les néo-zélandais auraient toutes les raisons de préserver leur beau pays, et pourtant ils sont de très peu devancés par les Etats-uniens en terme de force de pollution... Dans quelques années, que deviendront les prestataires d'excursions en hélicoptère à Fox Glacier ou Franz Joseph ? Ils n'auront plus de glaciers à montrer aux touristes et en seront les premiers responsables.

Avant de reprendre la route, nous vous souhaitons à toutes et à tous une très belle année 2012 et nous espérons qu'elle vous offre l'opportunité de réaliser vos rêves.

A bientôt
Marion & Julien