Sun Trip 2013 (8000 km)

Aux portes de l'Italie

Le Bourget du lac - Col du petit saint bernard photos de cette étape

du 15/06/2013 au 16/06/2013

  • nombre de km prévus : 140
  • temps prévu : 2 jours
dernière photo avant le départQuelques participatns sur la ligne de départ

Aux portes de l'Italie

Les trois jours d’approche à vélo entre Clermont-Ferrand et le Bourget du Lac me permettent de régler les derniers détails du catrike. Il est étonnant de voir qu’après plus d’un an de préparation, il reste toujours des visses à revisser, des mousses à fixer, des cables à serrer, et tant d’autres choses à paufiner. C’est aussi pour cela que je languis d’être enfin sur la ligne de départ, pour que la préparation se termine enfin et que l’aventure débute. Nous y sommes enfin en ce lundi matin. La bonne surprise vient du temps : il fait beau, le soleil rayonne sur les panneaux et donne le sourire à tous les participants. Certains ont le coeur noué, d’autres semblent incarner la force tranquille, d’autres enfin, comme moi, en sont toujours aux derniers réglages. Les clefs s’échangent entre les particpants, les coups de main aussi. L’entraide fait plaisir à voir alors que l’heure du départ est toute proche. On se regarde aussi, se demandant lesquels vont arriver au bout. Est-ce que tel attelage va tenir, est-ce que celui-ci aura suffisamment le moral pour vaincre la nostalgie ou les galères ? Une chose est sûre, cette première aventure est une énigme pour tout le monde, et bien heureux sont ceux qui pourront prédire notre avenir à tous pour les deux ou trois prochains mois. La route jusqu’à Astana va être longue et courte à la fois. Longue car elle représente une distance de plus de 7000 kilomètres qu’il va falloir parcourir à la force des mollets et avec l’aide du soleil. Courte parce que justement, cette aide là va nous permettre d’avancer bien plus vite que n’importe quel autre vélo ne possédant pas de moteur. Là où il faudrait trois mois à un cyclovoyageur expérimenté pour rallier la capitale Kazakh, il nous en faudra moins de deux si tout se passe comme prévu. Alors forcément, en ce jour de départ, je suis excité par cette perspective, mais aussi curieux de savoir comment le matériel, les jambes et le moral vont réagir. Moi non plus, je ne suis pas sûr d’arriver au bout. Mais comme tous, je ferai de mon mieux pour y parvenir.

Je tente de me concentrer sur le discours des officiels mais peine à y parvenir. Mes pensées partent déjà sur les montagnes qui nous séparent de l’Italie et je ne peux les emprisonner dans mon coprs contraint d’attendre. Puis le départ est donné, et c’est en peloton joyeux que nous nous élançons. Pour une mise en jmabe, le massif des Bauges nous invite avec ses belles montées mais aussi ses beaux paysages. Les participants s’éloignent peu à peu les uns des autres à mesure que la route s’élève. La course n’est pas encore lancée, et personne n’est finalement pressé dans cette première étape. A quoi bon d’ailleurs ? Profitons de ces dernières heures dans notre pays ; nous aurons le temps de courir après le soleil par la suite.

Après une bonne nuit de sommeil à Albertville, nous nous élançons à nouveau pour la dernière étape en France. Celle-ci va être plus difficile, avec l’ascension du col du petit Saint Bernard, le point culminant de ce voyage (pour ma part en tous les cas). Les autres participants l’ont bien vu, je ne fais pas partie des profils les plus légers du voyage, et cette montée représentera certainement pour moi l’étape la plus difficile du voyage. Je fais alors le choix de soliciter davantage le moteur, profitant une nouvelle fois d’une belle journée ensoleillée pour recharger les batteries. C’est donc à une moyenne de 20 km/h que j’aborde la montée, consommant plus de 10 ampères à chaque coup de pédale. Diable, que la montagne est belle lorsque l’ont peut l’observer à loisir sans trop souffrir de la déclivité !

Il n’y a pas de doute, l’Italie approche. On l’entend  surtout, par les sonorités italiennes qui sortent des voitures nous croisant. Ma que ? entendons-nous. Je profite de la présence d’une journaliste de la télé italienne Rai pour dérouiller mon italien, une langue que je parle pour avoir vécu dans ce pays quelques années.

Nous sommes un petit groupe à arriver au col où les traces de l’hiver sont encore bien visibles. Alors que je suis au ras de la route, assis dans mon catrike, j’observe les murs de neige me dépasser de plusieurs mètres. Pouvait on rêver meilleur souvenir de son pays que ces paysages de haute montagne sortant de leur hivernation ?

Lors du repas, Raf, Adrien, Sébastien et moi décicons d’unir nos efforts pour la traversée de l’Italie. Cette partie du voyage s’annonce assez ennuyante et le temps nous paraîtra moins long ensemble. De trente nous passons à quatre et nous élançons dans la descente qui nous conduit à Aoste. 

L’Italie s’ouvre devant nous alors que nous tournons le dos à la France. A bientôt, j’espère revenir au plus vite, et surtout sans encombre. Je pense aussi aux autres participants, en espérant que chacun puisse arriver à Astana, pour que cette aventure collective soit encore plus belle. Bonne route à vous tous !

Jorge.

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