Balkans - Carpates 2007 (4054 km)

A vélo sur une autoroute bulgare !

Rilski Monastri - Sofia photos de cette étape

le 29/07/2007

  • nombre de km prévus : 100
  • nombre km effectifs : 112
  • temps prévu : 6h00
  • temps effectif : 6h00
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A vélo sur une autoroute bulgare !

Je quitte la vallée boisée qui mène à Rila pour retrouver l'axe routier reliant la grèce à Sofia. Il s'agit de la route numero 1 de Bulgarie. Autant dire qu'une belle partie de plaisir m'attend ! Ma carte ne montre aucun axe routier secondaire pour rejoindre Sofia. je vais donc devoir rester sur cette route à forte circulation.

Des 100 km effectués aujourd'hui, je ne trouverai de la satisfaction que dans les quelques cigognes apercues dans les prés voisins et dans la rencontre de 3 cyclovoyageurs ( un couple belge et un polonais solitaire). Ils se dirigent à Istambul, nous ne faisons que nous croiser et échangeons quelques courtes minutes. Minutes de sourires, de conseils, de recommandations. Ces minutes que j'apprécie tant dans le voyage à vélo, lorsque vous vous arrêtez discuter avec un collègue voyageur.

Je peux également trouver un peu de consolation dans la bande d'arrêt d'urgence qui me permet d'être un peu a l'écart des camions et voitures me doublant. Car après Dupnica, c'est sur une autoroute que je pédale ! Et il est déjà plus de 11h00, la chaleur se fait intensement ressentir. Le plus gros problème n'est pas qu'il fasse 40 degrés à l'ombre. Non, le plus gros problème est que, sur cette autoroute, il n'y a pas d'ombre, justement ! Les voitures, le bitume et le soleil me brulent. Je languis d'arriver à Sofia !

Ma première préoccupation arrivé en ville est de me ravitailler. Alors qu'en Macédoine ou Albanie les pastèques ne se vendent qu'entières, ici il est possible d'en acheter des parts. Je me régale d'une bonne tranche ainsi que de quelques pêches. Ma seconde préoccupation est de trouver de l'eau fraiche. Pédaler sur une autoroute donne soif. Je jubile lorsque je vois une fontaine, mais déchante vite lorsque l'eau me brûle les mains. Brûlante, cette eau est brûlante ! Plus loin, de nombreux bulgares remplissent leur bouteille dans un vaste espace ou l'eau coule en abondance. Cette fois ci c'est sûr, je vais pouvoir remplir ma gourde ! Eh bien non, les bulgares boivent de l'eau chaude ! En realité nous sommes dans une partie de la Bulgarie ou jaillissent de nombreuses souces d'eau minérale chaude. Celle ci doit être a plus de 40 degrés mais plus au sud, a samoranovo, elle avoisine les 100 degrés. Finalement je trouverai une source d'eau tiède et je m'en contenterai.

Sofia est donc la capitale bulgare. De grand batiments constituent son centre. Certains sont d'origine communiste, d'autres plus anciens. On peut y trouver une magnifique cathédrale, une mosquée, une therme et plusieurs palais, royal ou presidentiel. Je rencontre Marin. Ce bulgare de 32 ans est un ami d'un toulousain rencontré lors d'une de mes conférences données dans la ville rose. Remi a demandé à Marin de me recevoir ici, ce qu'il a fait avec entrain. Il me présente Richard, un français travaillant ici depuis trois mois. Ensemble nous boirons une bière puis irons chez Camelia pour y déposer le vélo. J'en profite pour prendre une douche, très appréciée.

Marin me fait ensuite visiter la ville. Il me parle un peu de la Bulgarie. Ce pays est découpé en son centre par une grande montagne, une "vieille montagne" appelée Stara Planina. Vieille montagne se dit "Balkan" en turc, et c'est de là que vient l'appellation de cette région d'Europe. Il m'explique que les batiments de la ville sont récents. La Bulgarie était sous contrôle turc pendant 500 ans, jusqu'en 1878. Pendant cette période aucune construction importante n'a été entreprise, manque de moyens. De plus, Sofia fut bombardée pendant la deuxième guerre mondiale par les anglais, ce qui a détruit bon nombre d'édifices. Ainsi cette ville apparait comme étant neuve, les batiments ayant entre 100 et 150 ans.
Depuis une semaine, il fait bon être francais en Bulgarie. Depuis bientôt 9 ans, 5 Lybiens et condamnés à mort. Mais Nicolas Sarkozy et sa femme seraient intervenus avec efficacité et ils ont été libérés cette semaine. Ainsi les bulgares semblent avoir beaucoup de respect pour Sarkozy, et aiment ainsi recevoir les français ! Vous pouvez voir plus d'informnations ici par exemple : http://www.bulgaria-france.net/lybie/liberation.html

Marin ne peut malheureusement pas me recevoir pour la nuit. Il me conduit en voiture dans la montagne sw Vitosa dominant la ville. J'y plante ma tente à 10 km du centre, dans une belle forêt. En dessous de moi Sofia brille de mille feux, éclairée par une pleine lune. Je l'ai vu se remplir nuit après nuit, bivouac après bivouac.