De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)

Retour à Bangkok

Phnom Penh - Bangkok photos de cette étape

du 09/05/2011 au 21/05/2011

  • nombre de km prévus : 700
  • nombre km effectifs : 704
  • temps prévu : Du 09/05 au 21/05/2011
  • temps effectif : 41h00
Max et Sophealeur petite dernièreBon appétit bien sûr!!!!IMG_0000cIMG_0000dOn préfère le Conté!Pyramide d'AnanasIMG_0000k

Retour à Bangkok

Tome de Savoie, fromage de chèvre, Comté, bleu d'Auvergne, saucissons en tout genre.
Nous nous sommes arrêtés au Lucky market en espérant y trouver des mini DV pour notre
caméra. Au lieu de cela nous sommes tombés sur un véritable guet-apens au rayon fromages
et charcuterie ! La communauté internationale, et notamment française, étant très nombreuse
dans la capitale du Cambodge, des magasins comme celui-ci offrent, pour des prix élevés
certes, des produits des terroirs européens. Nous avons salivé pendant de longues minutes
en nous demandant si tout cela était bien raisonnable, et sommes finalement sortis avec un
morceau de comté et trois baguettes de pain, maigre consolation pour tenter d'adoucir la
frustration de ne pas avoir pu dévaliser le rayon dans sa globalité. Que la France nous paraît
loin dans de tels moments !

Après dix jours à Phnom Penh, nous récupérons nos visas thaïlandais et filons en direction de
Siem Reap et les temples d'Angkor. Sur la route, parfaitement plate, nous traversons d'abord
une campagne peuplée, puis, peu à peu, la densité des habitations se réduit. Entre deux
maisons, nous découvrons des installations étranges : des petits bassins d'eau éclairés par un
néon... Max, le mari de Sophea, nous avait expliqué que la nuit, les cambodgiens tendent un
plastique et allument la lumière. Les insectes ainsi attirés percutent le plastique transparent et
tombent dans les bassins d'eau. Ils sont ensuite collectés, grillés et assaisonnés, puis vendus
sur les marchés. Nous avons justement fait une dégustation de ces mets khmers lors d'un
dîner chez Sophea. A notre grande surprise, tout le monde était ravi que nous apportions
des insectes à grignoter, excepté Max. Les grenouilles, larves, sauterelles et autres grillons
se mangent en entier. Ça grince un peu sous les dents pour les deux derniers. Quant aux
coléoptères, on commence d'abord par manger la tête (le meilleur de tout), puis on enlève
la carapace et le dard – à la taille impressionnante – pour éviter de se blesser. On peut alors
manger le reste.

Siem Reap nous accueille, avec ses hôtels par milliers. Cette ville n'était qu'une bourgade
insignifiante avant l'émergence du tourisme. Les temples d'Angkor étant un des sites les
plus visités de toute l'Asie du sud est, Siem Reap est devenue la deuxième plus grande ville
du Cambodge. Les gens viennent par milliers et des quatre coins du monde pour admirer

les temples d'Angkor ; nous faisons de même. Levés très tôt pour profiter de la fraîcheur
matinale, nous découvrons quelques temples alors que les touristes dorment encore. Le calme
qui règne emplit de magie les temples recouverts par la jungle. Puis le soleil se lève peu à
peu, les touristes affluent en nombre, et la visite devient plus fade, plus pénible. Finalement
la chaleur a raison de nos forces et il est deux heures de l'après midi lorsque nous regagnons
notre guest house. La visite valait évidemment le détour, tant la beauté de ces temples tout
comme la grandeur des monuments impressionnent le visiteur. Nous regrettons simplement de
ne pas avoir eu un beau ciel bleu et des températures plus fraîches.

Deux jours plus tard, nous sommes à la frontière thaïlandaise. Nous disons donc au revoir au
Cambodge où nous avons pédalé mille kilomètres. Mille kilomètres un peu ennuyeux à cause
du relief, mais toutefois sympathiques grâce aux khmers qui se sont montrés très accueillants,
sincères et avenants. Le Cambodge nous laisse un très bon souvenir qui contraste fortement
avec notre expérience du Laos qui fut bien moins agréable.

Dès la frontière passée, la Thaïlande nous tend les bras. Lassés par les kilomètres de plat,
déjà parcourus, et peu enthousiasmés par le même relief qui se profile, nous décidons de
faire du stop. Cinq minutes plus tard nos vélos sont chargés dans un de ces nombreux pick
up qui jalonnent les routes thaïlandaises. 150 kilomètres plus tard nous arrivons aux abords
de Chachoengsao. Nous remercions vivement notre chauffeur et poursuivons notre route, à
vélo. Le déjeuner nous est offert par le restaurateur compatissant de nous voir arriver chez lui
à vélo. S'il savait combien de kilomètres nous avions parcouru dans la journée... en voiture !
Le lendemain, alors que la pluie nous rafraîchit jusqu'à notre arrivée à Bangkok, ce sont deux
bouteilles de coca cola qui nous sont offertes par un commerçant, puis deux bouteilles d'eau
par une femme nous ayant conduit sur la bonne route après que nous nous soyons égarés.

Nous arrivons à Bangkok par la grande porte, c'est à dire par la route Sukumvit, une artère où
circule le « sky train », le métro aérien de Bangkok. La circulation y est dense et rapide. Nous
nous arrêtons chez un chiropracteur pour y prendre un rendez-vous, puis nous nous arrêtons
à quelques kilomètres de là dans une guest house bon marché qui sera notre quartier général
pour quelques jours.

Comme c'est le cas depuis plus d'un mois maintenant, nos journées n'ont rien de très
palpitant, d'où ces récits un peu fades. Nous sommes cependant heureux d'être à nouveau en
Thaïlande, où la gentillesse et le sourire des thaïlandais font plaisir à revoir. Dimanche nous
poursuivrons notre route vers le sud, en train cette fois-ci. Nous pensons regagner l'île de Ko
Tao où nous nous arrêterons une semaine pour faire de la plongée.


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Le livre

Que vous soyez cyclotouriste, voyageur ou sédentaire ouvert sur le monde, il y a mille et une raisons de vous réjouir de la lecture de ces Nouvelles Vagabondes.
Après plusieurs voyages en solitaire, Julien Leblay nous livre cette fois-ci le récit de son périple avec sa compagne Marion. Ne voulant se contenter de décrire le quotidien de leur voyage, il s’engage et se place résolument loin des clichés pour nous livrer avec sincérité ses impressions, que ce soit sur la vie du couple en voyage, ses préoccupations écologiques ou sur les traits culturels ou sociologiques des pays traversés.
Ce livre ne laisse pas indifférent et bouscule nos représentations exotiques du monde ; à sa lecture on découvre, on s’indigne et on s’émerveille tour à tour. Dans un style à la fois personnel et documenté, il nous offre une immersion complète, sans langue de bois, dans son voyage à vélo en couple. Il réussit finalement le pari de dresser un tableau contrasté et nuancé de cette longue aventure cyclotouriste qui ne sera probablement pas la dernière !

Cécile R.

352 pages dont 16 en couleur
Prix de vente : 20 euros

Disponible sur http://goodaventure.com

Le DVD

Julien et Marion Leblay quittent l'Auvergne en juillet 2010 pour une aventure de 22.000 kilomètres à vélo. Portés par le désir de découvertes et de rencontres, mais aussi par celui de promouvoir le don du sang, ils traversent l'ex-Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et l'Australie pour finalement arriver en Nouvelle-Zélande vingt mois plus tard.
Savoureusement pimenté, ce voyage donne le "goût d'aventure" !

Durée : 84 minutes.
Prix de vente : 15 euros

Disponible sur http://goodaventure.com
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