Nouvelle-Zélande 2005 (2750 km) acheter le livre

Journée casse-pates !

Coromandel - Tairua photos de cette étape

le 04/09/2005

  • nombre de km prévus : 112
  • nombre km effectifs : 93
  • temps prévu : 5h30
  • temps effectif : 5h30
Picture 005Picture 006Picture 009Picture 014Picture 016Picture 018Picture 020

Journée casse-pates !

Je me suis levé à 7h00 ce matin pour commencer cette troisième étape. Andy va m'accompagner sur quelques kilomètres avec deux de ses amis que nous retrouvons à 9h00 dans les rues de Coromandel. Cette petite ville de 1500 habitants s'est développée à partir de 1852, lorsqu'il y fut découvert le premier filon d'or du pays. Mais finalement les chercheurs d'or n'ont pas trouvé autant d'or que ce escompté. Nous quittons cette ville au passé doré pour commencer l'étape sous un ciel nuageux. Après seulement quelques kilomètres, on se voit confronté à une grosse montée de plus de 3 kilomètres qui nous offre une vue magnifique sur Coromandel. Je m'arrache pour pouvoir dépasser les... 5km/h ! Cette montée est terrible ! Mes trois compagnons me certifient que ce sera la plus dure de la journée... On se console comme on peut ! Après cette mise en jambe, encore une montée, puis une autre... Finalement les trois cyclistes me quittent en haut d'une côte. Je les remercie chaleureusement pour cette balade matinale, et spécialement Andy pour son superbe accueil.

Après une autre montée qui était en fait la plus dure (même si beaucoup plus courte), je descends sur Whongapoua Harbour, où j'ai le plaisir de voir des dauphins tout près de la côte. Cela fait partie des joies de ce pays qui possède une faune et une flore tout à fait originales et exceptionnelles.

Dès lors, le parcours est beaucoup moins exigeant quoique encore vallonné. Je prends mon déjeuner sur une de ces magnifiques plages de la côte Pacifique, juste avant Whitianga. Whitianga est une ville d'environ 7000 habitants, très caractéristique des villes que l'on peut trouver ici : les premières maisons font face à la route principale et à l'océan ; plus a l'intérieur, les autres habitations profitent également de la vue en s'installant sur les hauteurs des collines.

Mes compagnons du matin m'avaient conseillé de prendre un petit Ferry pour traverser le bras de mer qui lie Whitianga Harbor à Cooks Bay. Pour deux petits dollars me voila de l'autre côté, où on m'a promis une route plus paisible. Je fais un petit détour pour voir la plage où James Cook a largué pour la première fois les amarres en Nouvelle Zélande, en 1769.

Finalement, je ne m'arrêterait pas à Hot Water Beach comme prévu, mais continuerai ma route jusqu'à Tairua. Mais avant d'y arriver, une dernière montée pour les jambes ! Quelle journée ! Les paysages de cette dernière montée sont tout à fait nouveaux. En fait, je traverse le "Coromandel Forest Park", qui est une forêt assez particulière, où les arbres les plus grands sont représentés par cette énorme fougère, typique de la Nouvelle Zélande, qui s'élèvent facilement à 4-5 mètres de haut, mais qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres, dans les forêts de Kauris par exemple, où il leur faut chercher le soleil très haut. Ce paysage ressemble à de la lande, avec une végétation qui semble basse. Cette forêt abrite l'oiseau fétiche des néo zélandais : le Kiwi. Oiseau nocturne, ne possédant pas d'ailes et aujourd'hui menacé par de nombreux prédateurs (homme, chiens...), cet oiseau est un symbole pour les néo zélandais, qui s'identifient d'ailleurs à ce petit animal en se prénommant eux-mêmes les "Kiwis". Il serait d'ailleurs intéressant de demander aux kiwis pourquoi ils s'identifient tant à cet oiseau. Peut-être que les élèves de la classe d'Auckland pourront nous répondre, dans le forum par exemple ! On peut alors aussi en profiter pour demander pourquoi le coq est le symbole de la France ? Pour reprendre Coluche, c’est peut-être parce que c'est le seul oiseau qui est capable de chanter les deux pieds dans la merde. Ou alors peut-être que c'est dû au fait que le coq est fier et arrogant... Une dame de l'Alliance française d'Auckland m'avait donné une explication plus scientifique. Je crois que c'est parce que le mot latin du coq se rapproche du mot latin de la Gaule, et qu'il y a eu confusion... Mais n'ayant pas fait de latin, et ayant une mémoire de moineau, je m'arrêterait la. Alors, pourquoi ces noms d'oiseaux ?

Enfin me voila arrivé à Tairua (1300 habitants) à 15h00. Cette ville est encore une fois très charmante ! C'est maintenant que je prends conscience qu'Auckland est une ville à part, que l'on ne peut pas associer à ces autres villes, plus calmes, plus charmantes, plus... kiwis ! J'ai le temps de grimper au sommet de la ville, au sommet du Paku. Dernière montée pour profiter de la vue. Dans le Pacifique, je peux voir les deux îles de Sho et Slipper (chaussure et chausson).

Je prends possession de mes appartements à 16h00, après avoir fait 93km, en plantant ma tente sur la pelouse d'un Backpacker. Ca y est j'y suis, la première nuit sous la tente se profile, enfin ! La Nouvelle Zélande est couverte de Backpackers, qui vous offrent pour trois fois rien un lit (ou un endroit pour planter votre tente suivant votre budget), une douche et tout ce qu'il faut pour cuisiner. Cela me coûtera 12$NZ, soit environ 7 euros. Et en plus je suis aidé par Harry et sa soeur (7 et 6 ans) pour planter la tente. Que du bonheur !

A 17h00, je suis dans la cuisine à préparer mes pâtes. J'ai trop faim ! Ce sera mon repas pour tous les jours de camping... Je m'y habituerai très vite.

Demain je vais tenter de regagner Te Aroha. Je change un peu mes plans de départ car j'avais tout prévu en fonction des campings avant de venir ici, alors que finalement je vais privilégier la solution Backpaker... Et je suis sur d'en trouver un à Te Aroha. Voilà voilà, vous savez tout !

Coté forme, j'ai la patate. Je prends mon mal en patience dans les montées, où je mets la plus petite vitesse pour grimper. J'ai le temps de prendre mon temps, alors j'en profite. Sinon j'ai une petite douleur au genou droit, mais rien de bien inquiétant. Donc tout va pour le mieux !

Voilà pour aujourd'hui. La prochaine actualisation du site se fera certainement à Tauranga, dans deux jours, où je prendrai mon premier jour de repos, et où aura lieu la deuxième collecte de sang.

A bientôt !

Julien


 
Commandez le livre relatant cette aventure
dans notre boutique.

Voyage du bout du monde, 2700 kilomètres à vélo pour le don du sang, Julien Leblay, 2006.

Prix public : 14 euros.
couverture_nz.jpg