De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)

On the road

Darwin - Home Hill photos de cette étape

du 26/07/2011 au 03/08/2011

  • nombre km effectifs : 153
  • temps prévu : 11 heures
  • temps effectif : Du 26 juillet au 3 août
Rencontre avec Kingsley à DarwinAttention faune sauvageMaison de KingsleyKingsley s'apprête à partir pédaler à Taiwan, la semaine prochaine.Auto stopUn de nos chauffeurs et son co pilote.Termitières dans le never never. Mataranka.

On the road

Il nous a fallu plusieurs journées pour nettoyer toutes nos affaires en vue du passage de frontière en Australie. Nous avions entendu maintes histoires à propos de voyageurs souffrant de la bureaucratie pointilleuse des douaniers australiens. Il est interdit d'importer dans le pays tout produit d'origine végétale ou animale. Fruits et légumes sont proscrits, mais aussi bois et boue, pour ne citer qu'eux. De la boue, nous en avions pas mal sur le vélo, les chaussures, la tente. Du bois, un peu aussi avec notre machette et quelques colliers. Bref, autant dire que, même si nous avons opéré un nettoyage minutieux, nous ne faisions pas vraiment les fiers en nous postant devant les douaniers avec nos 100 kilos de bagages...

Nous passons les derniers devant le dernier check point après avoir passé avec succès les différents examens devant les chiens. Là, une douanière regarde attentivement nos vélos, passe la main sous les garde-boue et dit à Marion :

  • Ca a l'air bien propre !

  • Eh comment, on a passé deux jours à tout nettoyer.

  • Ok, vous pouvez y aller.

  • … Thank you !

Un autre douanier nous demande tout de même si nous avons rien à déclarer. Je lui dis que nous avons un morceau de bois

  • Quel type de bois ?

  • Un manche de machette.

  • Ah. Ok, c'est bon vous pouvez y aller. Vous allez où ?

  • On file sur Alice Springs, puis sur Sydney.

  • Ok, faites attention à vous. Beaucoup de touristes meurent de soif ou mangés par les crocodiles. Bienvenue en Australie.

  • Merci...

 Nous sommes donc arrivés en Australie, et le passage de douanes s'est avéré plus simple que prévu, pour notre plus grand soulagement. Une fois les vélos remontés, les bagages chargés, nous filons en direction du sud. Une piste cyclable longe la route principale, les automobilistes respectent les feux rouges et les vitesses, et surtout, on entend le vent ! Bref, le changement est radical. Ces premières sensations nous font définitivement penser que l'Asie ne nous manquera pas. Ce sentiment est renforcé lorsque nous nous arrêtons dans le premier supermarché : fromage, pain, vin rouge. Tout est là pour combler notre manque culinaire. Nous regagnons la piste cyclable quelques minutes après, un bout de fromage coincé entre les dents

  • Eh, Julien !

Nous avions contacté Kingsley via le site internet « warmshower », où des cyclos accueillent gratuitement d'autres cyclos. Il nous avait dit que le jour de notre arrivée il y aurait des chances pour qu'il nous croise sur le chemin de sa maison. Il est maintenant devant nous, tout de jaune vêtu à l'image du cycliste australien tout juste vainqueur du Tour de France.

Nous restons deux nuits chez Kingsley, le temps pour nous de nous habituer à ce nouveau continent. Lorsque vous demandez où habite Kingsley, ce dernier vous répond « en zone urbaine ». A quarante kilomètres au sud de Darwin, cela nous fait plutôt penser à la campagne. Et pourtant, il nous explique qu'ici, tout l'espace est occupé. En effet, comme tous ses riverains il possède un terrain de 2 hectares au milieu duquel il a construit sa maison, apporté l'eau et l'électricité. Ses voisins sont ainsi distants de plusieurs dizaines de mètres, et possèdent eux aussi leurs 2 hectares réglementaires.

  • Tout l'espace est plein, nous dit-il

  • En effet, c'est une manière de voir les choses.

A Java, l'espace est également bien occupé, mais la densité de population est bien différente.

Nous exposons nos plans à Kingsley. Nous sommes à Darwin, au nord du pays. Il nous faut rejoindre Sydney, au sud-est. Ces deux villes sont distantes de 5000 kilomètres, et nous ne disposons que de 40 jours. Il nous est donc impossible de parcourir complètement cette distance à vélo. Fort de nos quelques expériences asiatiques, nous allons opter pour le stop jusqu'à Alice Springs, puis Townsville, sur la côte est. De là, nous pédalerons jusqu'à Brisbane pour terminer en stop à Sydney. Kingsley est un peu sceptique quant à la réalisation de notre plan qui, sur le papier du moins, paraît parfaitement bien pensé. Nous verrons bien.

Posté dans une station essence à 10 kilomètres au sud de chez Kingsley, il ne nous faut que quelques minutes pour débusquer une voiture. C'est un militaire qui nous conduit à Katherine, 300 kilomètres plus au sud. La première journée s'achève là, plutôt réussie. Le deuxième jour, c'est un fermier du cru qui s'arrête pour nous prendre. Du cru dis-je : dieu qu'il est difficile à comprendre celui-là ! Après maintes incompréhensions et de « I beg a pardon » pour tenter de comprendre ce que cet autochtone nous disait, il nous dépose près de chez lui, à 100 kilomètres. Nous sommes donc à Mataranka, la capitale du « never never ». Le « never never », qu'est-ce que c'est ? Eh bien c'est... comment vous expliquer... : c'est le trou du c... du monde. Il m'est bien difficile de vous donner une définition plus précise. Cette bourgade de quelques habitants est à l'image de l'immensité que nous avons à traverser entre Darwin et Townsville. On y trouve deux stations essence, un hôtel, un petit supermarché, deux grands parking... et c'est tout. Ces localités sont ainsi dispersées le long de la route allant à Darwin à raison de une tous les 100 kilomètres. Au milieu, rien si ce n'est l'immensité. Etant arrivés ici à midi, nous passons le reste de la journée à faire du stop. Sans succès cette fois-ci. Pourtant, les gros véhicules ne manquent pas, tirant des caravanes grandes comme des maisons. Les campings-car sont légion ; les « road train » aussi. Tirant jusqu'à quatre remorques, ces énormes camions sont les maîtres de la route, la hantise des cyclovoyageurs s'aventurant dans ces terres hostiles. Transportant des minerais, du fuel ou d'autres denrées, les distances qu'ils doivent parcourir sont longues et ils n'ont pas pour habitude de freiner lorsqu'un walaby traverse la route, pas d'avantage lorsqu'ils doivent doubler un vélo.

Chaque fois qu'un véhicule susceptible de nous transporter avec nos vélos s'arrête, nous demandons à son conducteur s'il peut nous conduire un peu plus au sud, quelque part dans le nul part. Ce qui était possible en Asie, l'est moins en Australie. Non pas que les Australiens soient des gougeas, bien au contraire. Ils sont tous très sympathiques et nous répondent chaque fois avec le sourire. Mais la législation australienne est différente de celle que l'on trouve dans beaucoup de pays d'Asie, et ici, on ne badine pas avec les lois. Pas question de charger deux cyclos à l'arrière d'un pick up, pas question non plus de se serrer à trois sur deux sièges à l'avant. Impossible bien sûr de mettre deux personnes à l'arrière d'un camping car ou dans une caravane en roulant. Bref, la plupart des véhicules spacieux qui passent devant nous s'avèrent être dans l'incapacité légale de transporter deux cyclos et leurs vélos.

C'est un peu consternés que nous allons nous glisser dans une source d'eau chaude à sept kilomètres de là avant de planter notre tente dans un camping tout proche. C'est ainsi que nous passons une nuit dans le never never, en ne sachant pas quand ni comment nous en sortirons...

Nous nous postons devant la route au lever du jour, convaincus que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. C'est peut-être ce que pensent aussi les Aborigènes que nous voyons émerger des fourrés avoisinants, nous demandant bien d'où ils peuvent venir. Eux aussi commencent leur journée, qui consiste pour la plupart à s'asseoir dans les parcs et à attendre que le temps passe. Certains s'occupent en buvant ; c'est ceux là qui nous accostent généralement, nous demandant avec une haleine fétide si nous n'aurions pas quelques dollars à leur donner. Les autres s'assoient en groupes à l'ombre des arbres, se crient dessus et attendent le soir pour regagner leur habitation. Nous avons vu, depuis Darwin jusqu'ici, beaucoup d'Aborigènes. Nous en avons aussi beaucoup entendu parler. Tous les blancs qui nous en ont parlé, qu'ils soient plus ou moins éduqués, nous disent que 90% sont des gens bien, mais que les 10% restants nous obligent à nous méfier d'eux. La ségrégation entre les blancs et les Aborigènes est très forte. Les Blancs ne parlent-ils pas de « leur pays » lorsqu'ils évoquent les territoires appartenant aux Aborigènes ? La mixité est très rare, chacun vit de son côté à sa manière sans vraiment se soucier de l'autre. La vue des Aborigènes ne nous rassure pas. Comme il leur est interdit de boire dans « leur pays », ils viennent « chez les blancs » pour se saouler, et errer ainsi sur les trottoirs ou les parcs. Ils parlent fort et n'ont pas un regard très avenant. Vêtus de shorts et tee-shirts sales et déchirés, la démarche chaloupante, les cheveux emmêlés, le visage marqué par une vie difficile, ils nous font penser à un peuple du tiers monde parachuté dans un pays occidental : perdus, sonnés, ne sachant que faire ni où aller, ils donnent l'impression d'être dans un endroit qui ne leur va pas, de vouloir repartir dans un lieu qu'ils ne trouveront plus jamais. Même s'ils se lèvent tôt, il semble que leur avenir ne leur appartienne plus. Il y a des adages qui ne conviennent pas à tout le monde.

A cette heure matinale la rareté des voitures accroit d'avantage notre désespoir. Nous élaborons d'autres plans : nous pensons sortir de nos sacoches une genouillère et jouer la carte de la pitié. Qui laisserait sur le bord de la route une jeune fille avec un genou douloureux ? Finalement, Marion n'a pas le temps de quitter son pantalon (pour mettre son short j'entends) qu'un van s'arrête devant nous. Son conducteur en sort et me lance, sceptique :

  • Je ne suis pas sûr qu'on ait la place

  • Je suis sûr que si ! Lui répondais-je.

  • Bon... on peut essayer...

On enlève les sacoches, on démonte les pédales, on tourne les guidons, on enlève les roues et, quelques minutes plus tard, Maïdo et Teresa trônent entre l'évier et le frigo de nos nouveaux amis belges. En route vers le sud !

Sophie et Louis voyagent depuis bientôt huit mois. Commencé en Amérique du Sud, leur voyage les a conduit jusqu'en Australie, puis les mènera en Asie du Sud-Est avant de revenir à la case départ, Liège, en décembre. Comme beaucoup de « backpackers » voyageant en Australie, ils ont acheté un van à leur arrivée à Perth et le revendront à Sydney avant de quitter le pays. Eux aussi étant des voyageurs au long cours, c'est à dire à budget aussi serré que le nôtre, nous décidons de partager les frais d'essence pour les 600 kilomètres à venir, comme cela se fait communément. Il est entendu qu'ils nous laisseront à « Three Ways », là où la route bifurque pour Alice Springs au sud ou Townsville à l'est.

Mais voilà, ces belges s'avèrent être fort sympathiques. De plus, ils se rendent à Townsville d'une seule traite. Les 600 kilomètres prévus en leur compagnie vont se transformer une épopée de plus de 2000 kilomètres. Tant pis pour l'« Ayers rock » cher aux Aborigènes, nous n'irons pas à Alice Springs.

Du « never never » à Townsville, Léon (ainsi ont-ils appelé leur van) avale les kilomètres à raison d'une centaine par heure. La route transperce l'immensité de l'Australie. Les lignes droites de plusieurs dizaines de kilomètres se suivent et et se ressemblent. Les paysages évoluent peu, passant avec discrétion de forêts clairsemées à de grandes plaines d'herbe jaunie. De part et d'autre de la route, des kilomètres, des milliers de kilomètres de barbelés. Derrière, des chevaux, des bœufs et parfois même des brebis. L'espace que nous traversons n'est donc pas « sauvage » comme on pourrait l'entendre, même s'il est peuplé de crocodiles, wallabys, cochons sauvages ou autres kangourous. Les Australiens ont clôturé ces étendues d'herbes et de forêts clairsemées pour en faire des exploitations agricoles. La plus grande ferme, avec un périmètre de 6000 kilomètres, pourrait contenir la France dans la globalité. On y dénombre plus de 40.000 bovins. Les autres sont plus petites. Nous passons de l'une à l'autre tous les 50 ou 100 kilomètres à en croire les passages canadiens posés au travers de la route.

Il nous faut trois jours pour parcourir la distance. A la fin de chaque journée, nous nous arrêtons dans des campings gratuits où l'on retrouve d'autres voyageurs. Nous découvrons ainsi une facette du mode de vie des australiens : ce sont de grands voyageurs. Ici, nous rencontrons de nombreuses personnes, seules, en couple ou en famille, bien plus nombreux que les « backpackers » étrangers. Beaucoup d'Australiens, une fois à la retraite, vendent leur maison, achètent une voiture et une caravane, un camping car ou un bus, les aménagent à leur convenance et partent parcourir les routes de leur pays. L'immensité de l'Australie est telle qu'il leur faut plusieurs années, plusieurs décennies mêmes, pour découvrir leur propre pays. Entre deux destinations, il n'est pas rare que certains trouvent des petits boulots pour arrondir les fins de mois; On les voit ainsi sur les bords de route à réguler la circulation, dans les supermarchés à remplir les rayons, dans les parcs à arracher les mauvaises herbes. Ils vivent ainsi, chichement, se régalant de la route, des paysages, des rencontres. Ils ne courent pas après l'argent mais après la vie.

  • Il y a plein de riches dans les cimetières, nous dit l'un d'entre eux. Mais ceux-là ont-ils profité de la vie ?

  • Vous prêchez à des convaincus ! leur répond-on.

 

Le troisième jour, le paysage se ferme, la forêt se densifie, puis Townsville nous apparaît. Après 2500 kilomètres, cette ville nous apparaît telle Ithaque à Ulysse après 20 ans d'errance. Cela fait une semaine que nous sommes arrivés en Australie et nous sommes déjà arrivés sur la côte est ! Cela n'aurait sans doute pas été possible sans nos amis belges, nos deux bouées de sauvetage alors que nous étions perdu en pleine mer, à Mataranka, dans le never never. Nous avons beaucoup de peine à les quitter, tant leur compagnie a été plaisante en dehors du sacré coup de main qu'ils nous ont donné. 2000 kilomètres en leur compagnie, ça crée des liens ! Finalement eux vont à Cairns, vers le nord, nous vers le sud, à Sydney. Nos chemins se séparent là. Merci encore !

Les pneus de nos vélos glissent à nouveau sur le bitume australien. Comme nous le faisions à bord du van, nous nous arrêtons à chaque aire de repos jalonnant la route pour prendre de l'eau et rencontrer les voyageurs australiens. Ces lieux sont incroyablement bien aménagés, preuve en est que le voyage au long cours est un véritable mode de vie en Australie; On y trouve des toilettes et des douches toujours propres, des tables, parfois même du courant et toutes les commodités pour cuisiner, le tout gratuitement pour certains d'entre eux Le premier matin, nous rencontrons deux couples, un australien l'autre kiwi. Le premier a vendu sa maison il y a 14 mois pour acheter un 4x4 aménagé en camping car. Le deuxième est arrivé en Australie il y a plus de dix ans. Lorsqu'on leur demande où ils vivent, l'homme nous montre la caravane. Lui et sa femme travaillent quand le moment s'en fait sentir, et voyagent le reste du temps.

Nous restons un long moment en leur compagnie, appréciant la gentillesse de ces gens ; un trait de caractère que l'on espère trouver partout en Australie. Cette gentillesse, nous la percevons dans tous les regards, lorsque les caissières nous sourient, lorsque les passants nous saluent, lorsque l'on demande notre chemin. Nous la retrouvons encore 15 kilomètres après Townsville, lorsque Reg nous aide à charger nos vélos à l'arrière de sa voiture. Il nous conduit 100 kilomètres plus au sud, à Home Hill. Là, nous élisons domicile pour la nuit dans une nouvelle aire aménagée et gratuite. Marion prend sa douche et fait quelques courses alors que j'écris ces quelques pages.

La route nous paraît plus intéressante à partir de Mackay. Nous allons donc voyager ainsi pendant les prochains jours, alliant vélo et auto stop. Nous avons bien assez couru pour arriver jusqu'ici pour ne pas en profiter un peu. Et puis, après tout, c'est ainsi que voyagent les australiens, se laissant porter par leurs envies et leur voiture, travaillant lorsque la nécessité ou l'envie se fait sentir, et profitant le reste du temps des joies du voyage. Et comme eux le disent si bien :

  • No worrie's mate ! (pas de problème mon pote !)

 

Nous ne sommes pas sûr de vous donner beaucoup de nouvelles pendant les prochaines semaines. Une chose est sûre, nous serons à Sydney avant le 6 septembre, date à laquelle nous nous envolerons pour Auckland.

Seeyoulater, boy !





Le livre

Que vous soyez cyclotouriste, voyageur ou sédentaire ouvert sur le monde, il y a mille et une raisons de vous réjouir de la lecture de ces Nouvelles Vagabondes.
Après plusieurs voyages en solitaire, Julien Leblay nous livre cette fois-ci le récit de son périple avec sa compagne Marion. Ne voulant se contenter de décrire le quotidien de leur voyage, il s’engage et se place résolument loin des clichés pour nous livrer avec sincérité ses impressions, que ce soit sur la vie du couple en voyage, ses préoccupations écologiques ou sur les traits culturels ou sociologiques des pays traversés.
Ce livre ne laisse pas indifférent et bouscule nos représentations exotiques du monde ; à sa lecture on découvre, on s’indigne et on s’émerveille tour à tour. Dans un style à la fois personnel et documenté, il nous offre une immersion complète, sans langue de bois, dans son voyage à vélo en couple. Il réussit finalement le pari de dresser un tableau contrasté et nuancé de cette longue aventure cyclotouriste qui ne sera probablement pas la dernière !

Cécile R.

352 pages dont 16 en couleur
Prix de vente : 20 euros

Disponible sur http://goodaventure.com

Le DVD

Julien et Marion Leblay quittent l'Auvergne en juillet 2010 pour une aventure de 22.000 kilomètres à vélo. Portés par le désir de découvertes et de rencontres, mais aussi par celui de promouvoir le don du sang, ils traversent l'ex-Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et l'Australie pour finalement arriver en Nouvelle-Zélande vingt mois plus tard.
Savoureusement pimenté, ce voyage donne le "goût d'aventure" !

Durée : 84 minutes.
Prix de vente : 15 euros

Disponible sur http://goodaventure.com
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