De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)

Mission impossible aux confins de l Irak

Tekab - Kermanshah photos de cette étape

du 06/11/2010 au 15/11/2010

  • nombre de km prévus : 500
  • nombre km effectifs : 462
  • temps prévu : du 6 au 15 novembre
  • temps effectif : 36 heures
Julie et Marion, deux cyclos voileesIMG_9465En partant de takabIMG_9468la route laisse place au RakiIMG_947010 secondes d'arret et 15 personnes autour

Mission impossible aux confins de l Irak

Depuis Tekab, nous décidons de filer vers l'ouest en direction de l'Irak. On nous a vanté la beauté de la vallée d'Howraman, entre Marivan et Paveh, et nous voulons voir cela de plus près. Nous quittons donc le nouveau trio formé des deux pédaleurs kiwis et d'Arnaud, et nous dirigeons vers Marivan. Nous dormons la première nuit près de Sonnateh. Alors que nous plantons la tente sur ce qui sert de terrain de foot aux jeunes d'un village, un groupe de femmes nous invite chez elles. Nous passons la nuit dans une famille composée de 11 filles et 4 garçons, sans compter oncles, cousins, parents et grands parents. Fières de leur appartenance kurde, ils nous sortent même leurs plus beaux vêtements pour que nous les essayons. La séance photo se veut agitée par des rires et des applaudissements.

Le lendemain, nous partons à la découverte du « raki » iranien. En Turque, le raki désigne un élixir alcoolisé à 45° au fort goût d'anis. Ici, il s'agit des pistes de terre. Celle-ci permet de rejoindre Suteh 40 kilomètres plus loin. Elle nous avait été annoncée comme « impossible » à vélo. Quoi que difficile, elle fut des plus belles, surtout au dernier col lorsque le panorama s'est ouvert sur la montagne alentour.

 

L'approche de la vallée d'Howraman a été plutôt laborieuse. En bivouaquant à 20 kilomètres de Marivan, nous n'avions pas vraiment considérés les travaux d'élargissement de la route, si ce n'est au moment où quelqu'un vient frapper à notre tente dans la nuit noire. A ce moment précis, une file continue de semi remorques défilent devant notre tente pour déposer sur notre pas de porte quantité de gravas. Notre interlocuteur nous suggère de charger tente et vélos dans son pick up au plus vite sous peine d'être enseveli sous des tonnes de gravas. En moins de temps qu'il n'en faut pour un camion  de vider sa remorque, nous plions la tente et nous laissons conduire dans une cabane de chantier. Je termine la nuit à vomir la viande avariée servie à midi, dont Marion avant pris grand soin de se méfier, me jettant sans regret sa part.

 

Il est 6h00 lorsque le gardien nous demande de partir, la journée de travail débutant dans 30 minutes. Nous chargeons donc nos vélos en moins de temps qu'il n'en faut pour servir le thé. Car ici, contrairement à la Turquie, on vous laisse partir sans vous en offrir.

Même si la route ne présente aucune difficulté jusqu'à Marivan, je la parcours avec difficulté, notre progression étant entachée et ralentie par ma diarhée. Arrivé à destination, nous faisons le plein de vitamines (fruits et sucres lents) puis partons en direction de Sanandaj. Avant de quitter la vallée, un Iranien nous affirme qu'il était impossible d'aller  à Paveh à vélo. Peut-être voulait il nous louer ses services et nous y accompagner en voiture, moyennant quelques dollars. Le policier interpelé quelques mètres plus loin nuance ses propos, et nous conseille de faire un détour de 300 kilomètres pour y accéder. A Biya Kaya, au niveau de l'intersection conduisant à la vallée, un iranien nous dit que c'est « very hard ». Nous voilà prévenus. Dès la route principale passée, nous apprécions le calme, tout relatif, de cette route secondaire. Le trafic y est moins oppressant et les conducteurs un peu moins pressés.

 

Après une première descente, nous décidons de bivouaquer sur un petit promontoire dominant la vallée. Celle-ci est boisée de peupliers servant à la charpente des maisons. Nous pouvons également voir de nombreux chênes sur les flancs de la montagne qu'ils colorent de belles couleurs automnales. Cela faisait bien longtemps que nous n'avions pas vu de chêne, depuis la Bulgarie certainement. En face de nous se déploie de belles prairies verdoyantes. Nous pouvons deviner le bonheur des trois vaches qui y paissent alors qu'autour tout n'est que brindille sèche courant entre les chênes.

La montagne qui se dessine en arrière plan est éblouie par le soleil. Ce n'est que lorsqu'il se cache sur un côté que nous découvrons sa constitution et sa morphologie. De grands pans rocheux se dressent avec froideur, laissant ici ou là quelques vallées percer l'horizon. Ce sera notre terrain de jeu pour les deux prochains jours. Depuis notre promontoire, il nous apparaît mystérieux et un brin terrifiant. « Impossible by bike » disaient-ils ?

 

Le lendemain, la route s'élève franchement en traversant d'impressionnantes gorges escarpées, puis un village étalé au pied d'une montagne. Les choses auraient pu s'empirer lorsque Marion tombe en larme après un virage, lorsque la vue de la route s'élevant par delà la montagne nous abat le moral en un coup d'oeil. Nous avons déjà grimpé plus de 1000 mètres de dénivelé dans la journée, ce qui est déjà beaucoup pour nous, et il nous apparaît impossible d'en grimper 1000 autres aujourd'hui. De plus, Marion est prise par une mauvaise toux. L'air, qu'elle a du mal à respirer, lui brûle la gorge. C'était mon souhait de venir ici, et Marion m'a suivi un peu malgré elle, malgré la promesse de paysages grandioses. Mais là, il se peut qu'elle me maudisse de l'avoir emmenée jusqu'ici. Pourtant de mon côté je suis heureux de pédaler ici, si près de l'Irak dont nous devinons peut-être la frontière, tracée entre les pics qui nous dominent. Bien sûr, voir pleurer Marion ne me  réjouis pas, mais je sais que c'est une crise passagère, et que les choses vont s'améliorer d'elles mêmes.

 

Alors qu'une voiture descendant la montagne nous demande si nous avons besoin d'aide, un pick up allant dans le sens de la montée s'arrête. Nos premiers interlocuteurs leurs demandent de nous monter jusqu'au col. Le ton est assez autoritaire, alors les chauffeurs du pick up chargent nos vélos et nous faisons route ensemble... cinq petites minutes. En effet, la route que nous voyions tout à l'heure serpenter en de virages serrés permet bien d'aller à Paveh, mais en contournant la vallée d'Howraman. Notre route descend maintenant dans la vallée que nous voyons à notre gauche. Nous déchargeons donc les vélos et remercions ces braves iraniens. Eux nous déconseillent une fois de plus d'aller dans la vallée d'Howraman, qui est selon eux un cul de sac à vélo. Mais si nous sommes venus jusqu'ici, c'est justement pour la voir. Elle se déploie devant nous, en contrebas, dans de vertigineuses gorges. Certains la disent digne de la plus célèbre Karakorum Highway au Pakistan. C'était un de nos souhaits d'y aller, mais la situation géopolitique couplée aux catastrophes naturelles nous ont fait penser que ce n'était pas une bonne idée de s'y aventurer. Alors cette vallée d'Howraman apparaît comme un substitut de choix pour palier notre frustration de ne pas découvrir une des routes les plus hautes et les plus belles au monde.

 

D'un commun accord (surtout si l'avenir se passe bien) nous descendons avec frénésie dans la vallée menant au petit village de Kamala. Les pentes sont telles que les villages sont étagés. Les toits des maisons les plus basses arrivent au niveau de la porte d'entrée du voisin du dessus. Le village suivant porte le nom de la vallée. On en déduit qu'il s'agit du plus grand bourg. De nombreuses maisons sont en construction. L'ossature est en fer alors que les murs sont en pierres. Celles-ci sont arrachées à la montagne à coup de barres à mine. Les plus belles sont directement empilées en murs, sur place. Les toits plats sont pour la plupart recouverts de terre ou de goudron mais l'aluminium fait de plus en plus son apparition, pour des questions d'étanchéité notamment.

 

Après cette difficile journée nous décidons d'élire domicile dans le seul hôtel du coin. Il date de deux ans est est constitué de massifs murs en pierre. Comme le village, lui aussi est étagé et notre chambre se situe en hauteur. Une terrasse nous permet d'avoir une vue sur la vallée en contrebas, mais aussi sur une route en face de nous. Nous pensions qu'il s'agissait d'un petit chemin de paysans, jusqu'au moment où nous avons vu une camionnette l'arpenter. Ce chemin, carrossable donc, me fait furieusement penser au chemin inca qui m'avait fait découvrir Choquequiraw. Ici, il mène à un village dont nous apercevons quelques terrasses cultivées à notre gauche. Nous ne savons pas ce qui nous attend pour les prochains jours. Nous savons juste que 72 kilomètres nous séparent de Paveh, sans savoir s'ils sont asphaltés ou non. Mais si par malheur nous aurons à parcourir un sentier de la sorte, alors les deux prochaines journées risquent d'être particulièrement difficiles.

Nous allons nous balader dans le village pour nous détendre les jambes et aussi y trouver quelques fruits. Avant de repartir pour deux jours, et pour que chacun de nous se remette de ses petits bobos (toux pour Marion, indigestion pou moi) il nous faut faire une cure de vitamines, reprendre des forces pour repartir du bon pied.

 

Étrangement, la température est clémente au réveil. Alors que depuis plusieurs semaines nous sommes habitués à nous couvrir de pantalons, gants et bonnets pour les premiers coups de pédale, ce matin notre simple chemise nous suffit. Les rayons du soleil réveillent peu à peu le village d'Howraman alors que nous le quittons. Vu d'en bas, le village nous paraît encore plus impressionnant, encore plus étagé, encore plus surprenant. Surprenants, ils le sont aussi les chemins qui partent dans la montagne. En voyant la route chuter encore plus bas, cette vallée d'Howraman me fait penser à un lieu lointain : l'Apurimac. Ce fleuve péruvien serpente dans les Andes et offre des gorges profondes de 2000 mètres. C'est également le cas ici. Lorsque nous arrivons au premier village au nom aussi inconnus que les suivants, après plus de 10 kilomètres de descente en lacet sur une route bientôt asphaltée, l'altimètre est descendu en dessous des 1000 mètres d'altitude. Nous traversons ce village avec lenteur, saluant chaque villageois d'un salam doucereux. Ceux-là nous regardent passer en nous souriant, mais aucun ne vient nous arrêter pour discuter. Quelques enfants, toujours moins timides que les adultes, nous accompagnent jusqu'à la sortie avant de nous laisser à notre sort.

 

Nous poursuivons sur une route maintenant cahoteuse. Si l'asphalte semble promis à ce village d'ici peu de temps, ce n'est pas la même histoire pour les suivants. Tour à tour la route s'élève pour mieux redescendre, nous dévoilant ici quelques méandres de la rivière, là quelques pics fantastiques, par ci par là quelques villages étagés, dont on se demande pourquoi et comment ils ont été construits. On pourrait croire que ces villages sont perdus. Et pourtant, dans l'un d'entre eux, nous rencontrons Alli, parfaitement anglophone. Il doit être aussi surpris de rencontrer deux cyclos ici que nous de rencontrer un anglophone. Il nous explique que cela fait 9 ans qu'il habite à Londres et que c'est la première fois qu'il revient ici depuis tout ce temps.  En Angleterre, il travaille dans un hôtel, comme réceptionniste, et arbore maintenant un anglais très fluide. Si bien qu'il nous demande même s'il peut se faire passer pour un anglais. Avec son pantalon bouffant et sa grosse ceinture noire, il aurait du mal !Mais pourquoi pas avec un costard trois pièces. Des chemins partent à l'assaut des montagnes et gagnent par on ne sait quel moyen des cols aux altitudes vertigineuses. Nous y devinons parfois des véhicules (tracteurs ou camionnettes), petits points mouvants dans l'immensité rocheuse.

 

Ici, la circulation est évidemment peu dense. Les 125 sont légion, tout comme les camionnettes et 4x4. Lorsque nous regardons derrière les pare-brise les corps des chauffeurs et passagers brinquebalés dans tous les sens, nous nous disons qu'il fait bon pédaler sur cette route. La douleur de la veille est oubliée et laisse place à un profond bonheur. Nous sommes heureux de pédaler sur cette piste de terre qui nous permet de découvrir avec lenteur une des régions les plus spectaculaires de l'Iran.

 

Nous avons fait 30 kilomètres lorsque nous entamons la dernière descente, bien aussi longue que celle qui nous a fait quitter Howraman tôt ce matin. Quelques kilomètres plus loin nous sommes au fond d'une gorge vertigineuse, à à peine 800 mètres d'altitude. Il est 16h00 et il est temps pour nous de planter la tente. Les seuls espaces plats des environs sont les toits des maisons. Nous en débusquons un (avec l'accord du propriétaire évidemment) pour y passer la nuit. C'est donc sur la maison du pisciculteur du coin que nous élisons domicile pour la nuit. En dessous de nous la rivière se débat dans de petits remous, au dessus la piste laisse passer les derniers véhicules avant la nuit, qui s'annonce des plus calmes.

 

Nous suivons la rivière durant 6 kilomètres dans un décor tout autant spectaculaire. La route est taillée dans une falaise abrupte et manque à tout moment de tomber dans la rivière en contrebas. Alors que nous abordons une montée, des pelleteuses et autres engins bruyants perforent la terre à notre droite. Les iraniens semblent ouvrir une autre route, qui ira on ne sait où à travers la montagne. Cette fois-ci le travail est plus sophistiquée car plusieurs tunnels sont percés. C'est d'ailleurs dans l'un d'entre eux que nous nous engouffrons, persuadés de bénéficier ainsi d'un raccourci nous évitant un col. Derrière, nous retrouvons le bitume. Après 40 kilomètres de « raki », nous retrouvons la civilisation bruyante et polluante. Une longue descente nous amène au pied d'une montée tout aussi longue, qu'on aurait pu éviter si on avait terminé les 4 lacets qui nous manquaient pour arriver au col après le tunnel. Ainsi commence une longue montée ponctuée de quelques descentes qui nous mène à Paveh. Notre guide touristique « Lonely Planet » décrit cette ville comme agréable. Mais après deux jours passés dans la vallée d'Howraman, elle nous paraît comme toutes les villes d'Iran : bruyante et agressive. Alors nous nous en échappons le plus rapidement possible pour planter la tente non loin de là au pied de noyers. Un petit coin de paradis à quelques encablures de la fureur de la ville. Nous avions l'autorisation de dormir ici de la part des ouvriers du chantier voisin. Mais cela n'est pas de l'avis du propriétaire, qui nous rend visite à 18h30, alors qu'il fait nuit depuis 30 minutes et que nous sommes paisiblement allongés dans la tente. Il veut que l'on dorme chez lui, car les nuits sont fraiches et que ce n'est pas bon pour lui si nous prenons froid. En effet, quel serait cet iranien qui laisserait dormir dehors des individus, au pas de sa porte. Nous le rassurons en lui disant que nous sommes heureux de pouvoir dormir sur son terrain et que nous irons boire le thé chez lui dès le lendemain matin. Il s'en va rassuré, mais déçu toutefois de ne pas nous offrir d'avantage. Pourtant avec Marion, nous sommes dans une phase où nous avons besoin de nous retrouver seuls, d'avoir un peu de temps pour nous. Durant le jour, le relief exigeant et le contexte politique nous interdit des moments de tendresse. Et nous en avons besoin pour continuer d'avancer. Or, la tente est notre seul refuge, le seul endroit où nous pouvons nous retrouver seuls, loin des regards des iraniens. Bref, un lieu de tendresse, un cocon douillet qui nous est familier et dont on s'accoutume. En Turquie, nous étions quasiment invités chaque soir et nous avons beaucoup pédalé avec Arnaud, ce qui fait que nous n'étions jamais vraiment seuls. A ce moment de notre voyage nous avons du mal à aller vers les autres, un besoin de calme et de tranquillité nous habite. Ici en Iran cela semble plus simple de s'isoler de part la timidité des iraniens. Alors nous en profitons un peu, car bientôt nous retrouverons notre ami Gaël avec qui nous pensons rouler jusqu'à Shiraz, soit jusqu'à la fin de l'Iran. Et ce sera l'Inde, là où la tranquillité sera un met cher et rare. Allongés dans notre tente, au pied de noyers aux feuilles tombantes, nous profitons du calme en espérant que demain soit aussi beau qu'aujourd'hui, et peut être un peu plus facile tout de même !

 

Au réveil, le thé nous est apporté avec du pain et du fromage. Nous pensions pouvoir déguster tout cela dans la maison de notre hôte, comme il semblait y tenir. Au lieu de cela il nous installe dans le pré et nous souhaite bon voyage... Nous avons parfois du mal à comprendre l'hospitalité iranienne. Nous partons donc promptement à l'assaut de Kermanshah. Nous pensions devoir pédaler 2 petites journées pour combler les 120 kilomètres qui la sépare de Paveh. Mais le relief est à notre avantage malgré  le vent. Une fois les petites bosses menant à Ravansar avalées, nous nous trouvons sur un vaste plateau. Kermanshah nous apparaît en milieu d'après midi, et nous gagnons un hôtel, bien mérité, pour nous y reposer une journée.

 

Demain nous reprenons donc la route en direction de Khorramabad. De là nous prendrons un bus pour Ispahan où une vieille connaissance auvergnate nous attend...





Le livre

Que vous soyez cyclotouriste, voyageur ou sédentaire ouvert sur le monde, il y a mille et une raisons de vous réjouir de la lecture de ces Nouvelles Vagabondes.
Après plusieurs voyages en solitaire, Julien Leblay nous livre cette fois-ci le récit de son périple avec sa compagne Marion. Ne voulant se contenter de décrire le quotidien de leur voyage, il s’engage et se place résolument loin des clichés pour nous livrer avec sincérité ses impressions, que ce soit sur la vie du couple en voyage, ses préoccupations écologiques ou sur les traits culturels ou sociologiques des pays traversés.
Ce livre ne laisse pas indifférent et bouscule nos représentations exotiques du monde ; à sa lecture on découvre, on s’indigne et on s’émerveille tour à tour. Dans un style à la fois personnel et documenté, il nous offre une immersion complète, sans langue de bois, dans son voyage à vélo en couple. Il réussit finalement le pari de dresser un tableau contrasté et nuancé de cette longue aventure cyclotouriste qui ne sera probablement pas la dernière !

Cécile R.

352 pages dont 16 en couleur
Prix de vente : 20 euros

Disponible sur http://goodaventure.com

Le DVD

Julien et Marion Leblay quittent l'Auvergne en juillet 2010 pour une aventure de 22.000 kilomètres à vélo. Portés par le désir de découvertes et de rencontres, mais aussi par celui de promouvoir le don du sang, ils traversent l'ex-Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et l'Australie pour finalement arriver en Nouvelle-Zélande vingt mois plus tard.
Savoureusement pimenté, ce voyage donne le "goût d'aventure" !

Durée : 84 minutes.
Prix de vente : 15 euros

Disponible sur http://goodaventure.com
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