De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)

Enfer motorisé

Johor Bahru - Malang photos de cette étape

du 26/06/2011 au 04/07/2011

  • nombre de km prévus : 1000
  • nombre km effectifs : 215
  • temps prévu : 15 heures
  • temps effectif : Du 26 juin au 4 juillet
1000 heures passées sur nos vélos !Arrivée à Batam (Indonésie)IMG_3913IMG_3914Nos hôtes, tenanciers du bistroIMG_3915aIMG_3916

Enfer motorisé

L'Indonésie nous accueille avec le sourire. Ici, l'anglais est nettement moins bien parlé que
chez leurs voisins malaisiens, mais par bonheur la langue semble facile à assimiler. De fait,
nous apprenons vite quelques mots de vocabulaire, aidés par les tenanciers d'une échoppe
que l'on pourrait qualifier de bar-restaurant-casino clandestin (pays musulman dites-vous ?)
et leurs clients, qui nous accueillent pour quelques jours. En fait, ils sont attenants au « Pelni
office » où nous devons acheter nos tickets de ferry pour Jakarta. Le bureau étant fermé le
dimanche, nous restons avec eux la journée, puis finalement jusqu'à notre départ le mercredi.

Le premier contact avec les indonésiens est donc on ne peut mieux. Accueillants, souriants,
amusants et curieux, ils s'occupent parfaitement bien de nous. Quelques parties d'échecs sont
disputées, ce qui nous vaut l'occasion de nous faire offrir à manger pour nous consoler de
cuisantes défaites. Des revanches sont prises avec des opportunistes moins talentueux, mais
par bonheur ceux-là n'ont pas faim et nous ne devons les nourrir ! Et puis on discute. L'un
d'entre eux, un peu éméché par l'alcool (pays musulman hein ?) lance la conversation :

- Cela fait deux ans que vous êtes mariés ? Et vous n'avez toujours pas d'enfants ? C'est
quoi votre problème.
- Euh... On y va « pelan pelan » (doucement).
- Non non. Quand on est marié depuis deux ans, on a au moins déjà un enfant. C'est
quoi votre problème ?
- ...

Les trois jours qui suivent nous font comprendre que notre interlocuteur n'est pas une lumière.
Un peu pervers aussi, lorsqu'il regarde ses vidéos porno sur son téléphone en présence de
Marion. La class ! Le tout en lui lançant des clins d'oeil pas très musulmans. La très grande
class...

Les jours passent donc, faites de noodle soup, de parties de dominos endiablées, de discutions
un peu répétitives :

- from ?
- France.
- France ! Zidane. Henry !
- Yes...
- Where do you go ?
- Jakarta.
- Rabu ? (mercredi)
- Ya, rabu.

Et le lendemain :

- From ?
- Zidane.
- Ah, France !Henry !
- Where do you go ? Jakarta ?
- Yes, besok (demain).

Et enfin le jour J arrive :
- Eh, Zidane, you go Jakarta today ?
- Yes, with Henry.

Le Jour J donc. Il est temps qu'on parte. En dehors de la femme du tenancier, nous n'avons
vu que des hommes, passant leur journée à perdre ou gagner leur argent aux dominos et leur
soirée à boire de l'alcool de riz. Au fil des heures passées en leur compagnie, ils se font plus
entreprenants à l'égard de Marion. Voilà une constante des pays musulmans, où on retrouve le
même regard sur Marion, les mêmes remarques, les baisers envoyés dans l'air à sa personne
tels des adolescents. L'Indonésie ne déroge pas à la règle, et le comportement de ces hommes
frustrés nous met finalement mal à l'aise. Nous chargeons nos affaires sur nos vélos que nous
avons eu le temps de nettoyer, et les quittons sans regret. Merci pour votre hospitalité mais
par pitié, ayez un autre comportement envers les occidentales.

Nous avons dans nos poches deux billets ekonomic. Pour 263.000 roupies chacun, soit
environ 20 euros, nous nous offrons le luxe de voyager en troisième classe pour une croisière
de 30 heures. Une fois les vélos à l'intérieur du ferry, je pars en éclaireur. Je traverse un long
dortoir où des dizaines d'adolescents, principalement des jeunes mâles au poil encore doux,
me regardent passer en me lançant des « mister » amusés. Je repère nos deux couchettes
et refais le trajet en sens inverse, sous les mêmes regards et les mêmes « mister ! ». Arrivé
auprès de Marion, je lui fait le bilan de la situation :

- Ca va être galère, ils nous attendent de pied ferme !
- C'est comment ?
- On a deux couchettes, au milieu d'un dortoir d'adolescents boutonneux. J'ai pas vu de
fille.

En fait j'en avais bien vu une, mais c'était pour lui faire la bonne surprise. Il vaut mieux
qu'elle la voit alors qu'elle ne s'y attend pas plutôt qu'elle en cherche une sans la voir. Bref,
à vrai dire, à ce moment précis du voyage, une espèce de vague panique m'emporte, alors
que Marion semble être plutôt gagnée par la colère. Dans quelle merde on s'est encore
foutue ? Quel genre de voyage va-t-on faire, jeté en pâture dans un troupeau de jeunes mâles
musulmans (et donc frustrés) pendant plus d'une journée. Marion part se faire une idée, et me
revient peu réconfortée. Avec une grosse boule au ventre, on se lance dans la mêlée, avec nos
sacoches sur le dos, soit près de 50 kilos chacun répartis en une dizaine de sacoches.

Le trajet est le même, les « mister » aussi, mais un brin plus hystériques. Je n'ose me
retourner au son d'une voix féminine criant « misteeeerrrrr », de peur qu'elle n'ait ôté son tee
shirt comme des fans des Rolling Stones auraient pu le faire en plein concert ; A la bonne
époque, évidemment. Leur anglais est aussi limité, et de la foule en délire nous entendons
soudainement « she is not a boy ». C'est une intello qui fait remarquer que, pour les femmes,
on dit plutôt « miss ». Il ne manque plus qu'on nous demande « name ? » pour nous demander
d'où nous venons, et on sera au comble du bonheur.

Le comble du bonheur, nous y voilà justement. Une jeune fille s'approche de nous et nous
montre son ticket. Même étage, même bateau, même date, même couchette. L'excitation
monte. Nous serons trois sur deux lits. Les garçons alentours m'envient déjà. Jaloux. En
réalité, toute notre ligne de couchette a été vendue en double. Plus on est de fous...

Ne voulant pas rester dans l'arène, Marion se coltine tous les étages du ferry pour trouver
une solution à notre problème alors que je reste sur notre couchette avec les bagages. Une
heure après, alors que j'ai fait le tour des discutions possibles avec les collégiens m'entourant
maintenant, Marion revient, victorieuse. En harcelant la moitié de l'équipage elle a réussi à
dénicher deux matelas et à se trouver une place... au sixième étage ! En bonnes mules que
nous sommes nous chargeons tout sur notre dos et traversons à nouveau le dortoir en saluant
nos supporters : mister, mister, misteeeerrrrr !. Les Indonésiens ont la mémoire courte. Au
Laos, nous étions hélés par les « sabaydi », au Cambodge par les « hello ». Ici, ce sera par
les « mister », n'en déplaise à la douce sensibilité féminine de Marion. Nous quittons le sous-
sol, enjambons des passagers ayant élu domicile dans les couloirs, grimpons les étages,
traversons le rayon des cabines « 1ere classe » avec un petit regret, grimpons encore et nous
affalons sur nos deux matelas. Nous y voilà enfin !

Finalement l'endroit n'est pas si terrible comparé au reste du bateau, au chao qui règne dans
et entre les étages, dans les couloirs, partout. A l'étage en dessous, deux américaines, dont
une vivant à Alice Springs, en Australie, ont élu domicile dans une cabine première classe.
En discutant nous nous rendons compte qu'elles se sont fait escroquer 40$ en achetant leur
billet. C'est John, que nous avons côtoyé pendant trois jours dans notre bar-restaurant-casino
illégal qui s'est chargé de leur acheter leur billet. Pour leur rendre service leur avait-il dit, et
se faire une bonne commission. Elle nous était pourtant sympathique cette vermine. Elles
nous apprennent aussi que l'une d'entre elle a du payer un deuxième visa en arrivant en
Indonésie, sous prétexte que son visa acheté aux USA n'était pas valable. Elles n'en restent
pas moins souriantes et nous sympathisons vite. Comme elles ont payé pour quatre, disent-
elles finalement avec humour, elles nous invitent à prendre une douche chez elle. Le luxe
comparé aux douches collectives aux bonnes odeurs de pisse.

Nous occupons notre journée entre de longues siestes, de la lecture (La consolante, de Anna
Gavalda), du grignotage et des allées et venues dans le bateau. Pour cette dernière activité,
Marion ne fera qu'une virée, durant laquelle elle se fait accoster par des hommes qui, une
fois de plus, lui montrent beaucoup d'irrespect. Nous avons donc un mois à passer avec ces
gens accueillants à première vue mais pourris par des pensées malsaines. Ca promet ; ça va
m'agacer. Quel dommage, qu'en Iran comme ici, et comme dans beaucoup d'autres pays, les
hommes prennent les femmes pour des objets sans penser que leurs désirs ne sont pas toujours
la réalité. Quel dommage qu'une religion comme l'islam demande d'un côté à ses fidèles
d'offrir l'hospitalité et de l'autre en fasse des hôtes peu sûrs pour des femmes seules.

Certains passagers ou membres d'équipage lancent la conversation. Pour ce faire, c'est
toujours la même question qui est d'usage : « where do you go. Au premier, nous répondons
Jakarta, au second aussi, au troisième également. Lassés par cette question qui n'a aucun sens
alors que nous sommes sur un bateau sans escale en direction de Jakarta, je réponds à un autre
que nous allons à Bangkok.

- Bangk... ??? Son visage se décompose. Pour reprendre une expression de Gavalda que nous
lisons, on croirait qu'il a vu « la vierge en short » (à moins que ce ne soit Fatima ; difficile
de les différencier ainsi vêtues). Le temps de quelques millièmes de secondes il se demande
si je me moque de lui ou si on s'est vraiment trompé de bateau. Vif d'esprit, il me répond
finalement :

- Jakarta ?

- Ben oui mon vieux, où veux tu qu'on aille autrement ?

Un autre membre d'équipage nous explique que le ferry a embarqué 2000 personnes
aujourd'hui, mais peut en compter le double lors des départs de vacances. Je me demande bien
où ils peuvent les mettre alors que le bateau semble déjà plein à craquer. Cela semble amuser
mon interlocuteur qui ne voit rien de choquant dans la manière de faire voyager tout ce beau
monde. Un passager est moins joyeux. Lui m'explique qu'au début, l'Etat était en charge de
ce bateau et la qualité du service était bonne. Bonne nourriture, bonnes conditions de voyage.
Malheureusement il a été revendu à une entreprise privée qui, elle, se soucie plus de gagner de
l'argent que du confort de ses passagers. A présent les conditions de voyage sont déplorables,
mais que faire ?

Après 30 heures à écouter les rires et les pleurs d'enfants, les pets, les rots, des chansons.
Après tout ce temps baigné dans les odeurs de bouffe, de clope, de pisse, de transpiration,
nous arrivons à Jakarta. Il fait nuit et nous n'avons pas vraiment envie de partir explorer
cette ville de 20 millions d'habitants à cette heure tardive. Nous passons donc une nouvelle
nuit à l'intérieur du ferry en attendant que le jour se lève. La nuit n'est pas meilleure que la
précédente. Entre les ronflements de nos voisins et leur musique, le grésillement de la radio et
l'odeur exécrable du dortoir où nous sommes installés, le temps semble passer très lentement.
On se dit que, finalement, on a eu de la chance de passer les 30 dernières heures au 7e étage,
alors qu'ici l'ambiance est nettement plus glauque. Il suffit de regarder l'état de nos matelas,
où chaque trou donne une information sur le nombre de résidents des lieux. A vue d'oeil, une
bonne vingtaine de cafards logent sous mes fesses.

Il est 7h00 lorsque nous débarquons enfin. Nous mettons enfin les pieds dans l'hémisphère
sud ! Après près d'un an de voyage nous voilà donc la tête en bas. Dès que nous descendons
du ferry, un souvenir de la fac de géo me revient brutalement : avec près de 1000 habitants
par km², Java est un des endroits du monde les plus densément peuplé. Dix fois plus que la
France, cent fois plus que le plateau du Cézallier... Or, tout ce monde (près de 200 millions
de personnes) ne se déplace pas avec des attelages de boeufs, des vélos ou à pied, mais bien
en scooters, motos, voitures, bus, combis et camions. Jamais nous n'avons vu telle densité
de véhicules, et nous fuyons Jakarta sur une route cabossée, noyés dans la puanteur des pots
d'échappement et la crasse des bas côtés.

Le trafic ne nous lâche pas, même lorsque nous décidons de l'esquiver en empruntant des
petites routes. Mal nous en a pris. Celle que nous avons choisie s'élève sur les pentes du
Tangkuban Perahu, un des nombreux volcans de l'île. La route est plus étroite mais la
circulation tout aussi dense. Plusieurs fois nous manquons d'être renversés par des chauffeurs
trop pressés. La pente est raide et, de fait, les véhicules crachent des nuages de pollution plus
noirs que jamais. A chaque kilomètre nous avons l'impression de fumer l'équivalent d'un
paquet de cigarette, et arrêtons les frais avant d'avoir consommé une pleine cartouche. C'est
à l'arrière d'une camionnette que nous grimpons les derniers kilomètres avant de rejoindre
Bantung.

Un sentiment de ras le bol nous envahit. Depuis l'Iran, nous sommes baignés dans une
pollution nauséabonde, obligés de pédaler dans un trafic incessant. Mis à part les déserts
iraniens et quelques journées au Laos, Cambodge et Thaïlande, cela fait sept mois que nous
évoluons sur des routes encombrées de véhicules, bruyantes et polluées. Nos poumons
demandent grâce, nos tympans aussi. Nous rêvons de calme, nous souhaiterions entendre à
nouveau le souffle du vent (même de face) et le sifflement des oiseaux plutôt que la fureur
des moteurs nous doublant de trop près. Nous sommes fatigués et avons l'impression d'être
arrivés au bout du rouleau avant d'avoir gagné le bout du monde. De ce fait nous demandons à
un cycliste (quelle drôle d'idée de faire du vélo de route dans cette région) où se trouve la gare
et il nous y conduit prestement. Là, nous prenons un ticket pour le premier train se dirigeant
à l'est. Période de vacances oblige, nous n'en trouvons qu'un où de la place est encore
disponible. Nous voilà donc partis pour Malang, en troisième classe. Pendant quinze heures
nous faisons honneur à notre siège en cherchant une position confortable, en vain. Pourtant
loin de la circulation, nous sommes tout de même enfumés tout le long du voyage. Cette fois-
ci par les javanais eux-mêmes qui, non contents de respirer la pollution toute la journée,
continuent à soigner leurs poumons en fumant clopes sur clopes. Ne leur a-t-on pas dit que
c'était dangereux ? Apparemment non. En tout cas les paquets de cigarette ne sont pas décorés
comme en Malaisie, où l'on voit des photos de trachéotomies ou de poumons encrassés, ou
encore d'enfants malformés sur chaque paquet de cigarette.

Nous arrivons à Malang à 8h00 du matin, les yeux pleins de sommeil et nos corps courbatus.
Nous sommes le 4 juillet. Cela fait exactement un an que nous quittions Nadaillat. Joyeux
anniversaire ! Que s'est-il passé en un an ? Il n'y a qu'à feuilleter les pages de ce site pour se
rendre compte que l'aventure a été au rendez-vous, même si ces dernières semaines la soupe
est un peu à la grimace. Que de rencontres, de paysages, de cultures différentes découverts
au fil des coups de pédale. Que de moments de bonheur, de galères aussi. Un peu de pluie en
Turquie, de froid en Iran, de chaud en France et en Asie du sud-est. Quelques larmes versées
lorsque la force nous abandonnait, lorsque la douleur se ressentait dans une articulation ou au

fond du cerveau. Il y a un an nous partions pour un voyage qui devait durer 20 mois, durant
lequel nous avions prévu de parcourir 27.000 kilomètres à vélo. Après un an, plus de 15.000
kilomètres et 10.000 heures de vélo, nous savons que nos prévisions étaient un peu optimistes.
Ce voyage, et plus précisément l'Asie, a été plus difficile qu'escompté, un peu à l'image
de Java qui se trouve être inadapté au voyage à vélo. Alors nous nous sommes adaptés en
utilisant par moments d'autres moyens de locomotion pour nous ménager. Nous ne regrettons
aucun de ces choix car, si nous nous étions obstinés à pédaler coûte que coûte, alors il est fort
à parier que nous serions déjà rentrés en France, écoeurés par tant de distance, par tant de
pollution, par tant de chaleur ou d'autres difficultés .

Dans deux mois quasiment jour pour jour nous serons en Nouvelle-Zélande. Le voyage à
vélo est presque terminé. En Indonésie, nous n'allons presque plus pédaler mais plutôt nous
détendre sur les plages prévues à cet effet. En Australie, la grandeur de ce sous-continent
nous obligera à le traverser en auto-stop, train ou bus. Nous prévoyons un peu de vélo tout
de même, mais trop peu pour oser dire que nous « traverserons » le pays ainsi. Enfin en
Nouvelle-Zélande, une longue pause de trois mois nous permettra de reprendre des forces
avant de pédaler un mois ou deux dans l'île du sud.

Cet anniversaire sonne donc comme un bilan, une pré-retraite alors que la fin du voyage se
profile. Marion et moi sommes heureux lorsque nous analysons le trajet parcouru durant les
365 jours que nous avons passés ensemble, 24 heures sur 24. Car au-delà de la performance
physique, de la découverte d'autres cultures, de la rencontre avec des populations, nous avons
aussi et surtout appris tant de choses sur notre capacité à vivre ensemble... pour le meilleur et
pour le pire !

Comme l'écrit Marc Levy dans « Le premier jour », un de ses personnages ayant divorcé juste
après sa lune de miel dit « si on partait en voyage de noces avant la cérémonie de mariage, je
vous assure que les tribunaux y gagneraient beaucoup en paperasses inutiles ».



Le livre

Que vous soyez cyclotouriste, voyageur ou sédentaire ouvert sur le monde, il y a mille et une raisons de vous réjouir de la lecture de ces Nouvelles Vagabondes.
Après plusieurs voyages en solitaire, Julien Leblay nous livre cette fois-ci le récit de son périple avec sa compagne Marion. Ne voulant se contenter de décrire le quotidien de leur voyage, il s’engage et se place résolument loin des clichés pour nous livrer avec sincérité ses impressions, que ce soit sur la vie du couple en voyage, ses préoccupations écologiques ou sur les traits culturels ou sociologiques des pays traversés.
Ce livre ne laisse pas indifférent et bouscule nos représentations exotiques du monde ; à sa lecture on découvre, on s’indigne et on s’émerveille tour à tour. Dans un style à la fois personnel et documenté, il nous offre une immersion complète, sans langue de bois, dans son voyage à vélo en couple. Il réussit finalement le pari de dresser un tableau contrasté et nuancé de cette longue aventure cyclotouriste qui ne sera probablement pas la dernière !

Cécile R.

352 pages dont 16 en couleur
Prix de vente : 20 euros

Disponible sur http://goodaventure.com

Le DVD

Julien et Marion Leblay quittent l'Auvergne en juillet 2010 pour une aventure de 22.000 kilomètres à vélo. Portés par le désir de découvertes et de rencontres, mais aussi par celui de promouvoir le don du sang, ils traversent l'ex-Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et l'Australie pour finalement arriver en Nouvelle-Zélande vingt mois plus tard.
Savoureusement pimenté, ce voyage donne le "goût d'aventure" !

Durée : 84 minutes.
Prix de vente : 15 euros

Disponible sur http://goodaventure.com
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