Sun Trip 2013 (8000 km)

Stanca - Yampil photos de cette étape

du 27/06/2013 au 27/06/2013

  • nombre de km prévus : 122
  • temps prévu : 2 jours
  • temps effectif : 27 juin 2013
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La Moldavie : plus jamais ça !

Avant de débuter ce voyage, j’avais passé de longues heures à étudier les cartes, à observer les reliefs pour mieux contourner les montagnes. Je m’étais dessiné un parcours plat, le plus plat possible du fait de ma corpulence peu adaptée aus montées. Mais voilà, par différents concours de circonstances, donc le témoignage de plusieurs personnes me dissuadant de passer par le l’Ukraine, je me retrouve dans la gueule du loup, ou du moins de Dracula. Je suis dans les Carpates. Si j’avais voulu viser les montagnes, je ne m’y serai pas mieux pris. Et comme un malheur ne vient jamais seul, pour ma dernière journée en Roumanie, le temps n’est pas à la fête et pas un seul rayon de soleil ne vient caresser les cellules de mes panneaux. Il me faut pourtant avancer, car cela ne me servirait à rien d’attendre ici que le soleil arrive, alors qu’il me semble promis plus à l’Est.

Le bilan est donc le suivant : le relief est très valloné et je n’ai aucune recharge solaire; Il me faut pourtant des Watt pour pouvoir monter les cols ou petites côtes bien casse-pâtes (les Caspates, me direz-vous, j’étais prévenu). Je mets donc en place une technique relativement efficace pour avancer alors que tous les éléments ne sont pas forcvément en ma faveur : dans les montées, j’utilise le strict minimum en consommant entre 20 et 30 Watt. Quand viennent les descentes (pas assez nombreuses à mon goût), je freine pour faire fonctionner le frein moteur, (qui régénère la batterie) tout en pédalant comme un forcené; Je passe donc les cols à pédaler, les descentes à pédaler autant, et j’arrive ainsi en fin de journée à Stanca, à quelques kilomètres de la frontière Moldave. Je regarde avec satisfaction mon cycl’analist (qui daigne encore fonctionner malgré les nombreux orages) : j’ai parcouru 120 kilomètres et consommé 1 Ampères, le tout avec 1200 mètres de dénivelé positif.

Je m’échoue dans un pré et espère profiter d’une belle nuit (car seulement pluvieuse, et non orageuse). Malheureusement la journée ne semble pas être terminée. Alors que je commence à installer mon bivouac, je vois cinq gaillards roms s’approcher de moi. Ils me demandent le prix du vélo, puis discutent de mon sort entre eux. Certains souhaitent pour que je leur donne gracieusement. Je fais diversion en plaisantant, recharge toutes mes affaires sur le vélo et m’en vais me réfugier auprès d’une famille roumaine fort sympathique.

Du début à la fin, la Roumanie aura été une aventure, que ce soit climatique, géographique ou humaine. Demain je tenterai de traverser la Moldavie, ce pays que je voulais contourner par le nord… Décidément, ce voyage nous réserve bien des surprises. Est-ce cela l’aventure ? Comme nous l’espérions tous, le « Rain trip » semble tenir toute ses promesses ! Mais comme nous nous dirigeons vers le soleil levant, peut-être finira-t-il par venir…

 

Avant le départ, je m’étais promis de ne pas traverser la Moldavie. Trop tard, j’y suis, en plein dedans ! Les 120 kilomètres que je vais parcourir dans ce pays sont assez proches de la définition de « cauchemar » que nous pouvons trouver dans le dictionnaire. Je subis ici les orages les plus violents depuis le début du voyage ; les pentes sont raides, oscillant entre 8 et 12 %. Les routes ne sont pas dans le meilleur état et la boue crépit mon vélo. J’avance comme je peux, tentant de profiter malgré tout de la situation. Car mince, quand même, je suis en Moldavie, ce petit pays situé au bout de l’Europe dont peu de peronnes ne parle et qui existe pourtant, même s’il est souvent décrit comme « un pays fantôme ». Je suis là, assis dans mon catrike, ressassant les raisons qui ont fait que je me retrouve dans cette situation, et tentant de sourire à toutes les galères, nombreuses, du moment.

Une journée comme je ne souhaiterais plus en revivre, et je passe la frontière. Me voilà en Ukraine. A chaque pays sa peine. Ici, plus d’orage, ni trop de pluie. C’est donc un problème technique qui vient ternir mon début de séjour dans ce nouveau pays. Les soudures de ma caisse de batteries lâchent. S’il y avait une chose qui nous parraisssait solide sur ce vélo, c’était bien ça pourtant. La casse entraîne l’explosion de mon pneu. Je passerai une bonne partie de la matinée suivante à réparer les dégâts. Lorsque je reprends la route, je prend conscience du retard accumulé en peu de temps par rapport à Raf qui, depuis le début, mène un train régulier. Je me dirige donc vers Mykolaiv où je suivrai à nouveau ses traces

PS : désolé poru les photos qui tardent à venir, mais je galère à les mettre sur le site qui semble ramer autant que je pédale !
PS2 : merci pour votre soutien qui m’a permis de gravir les cotes sans trop penser à la pluie et au froid