De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)

Ascension du Mont Blanc : mission accomplie !

Ascension du Mont Blanc photos de cette étape

du 15/07/2010 au 18/07/2010

Barbecue chez Brigitte et Claude avec François (ADSB d'Albertville)IMG_5730IMG_5733Collecte de sang près de MoutierIMG_5737Conférence de presse à AlbertvilleIMG_5743Balade au col du coin (2300m) avec quelques amis

Ascension du Mont Blanc : mission accomplie !

Arrivés à Albertville, nous avons été accueillis par Claude et Brigitte, des membres de l'association des donneurs de sang locale. J'avais été hébergé chez eux lors de ma tournée de conférences au printemps 2009, et c'est avec plaisir que nous avons installé notre QG pour les prochains jours.
 
François Doche, le président des donneurs de sang d'Albertville, a organisé avec son frère (président des donneurs de sang de Moutiers) et Claude Bochet (président des donneurs de Beaufort) l'ascension du Mont Blanc prévue pour le week end. Quatre cordées sont prévues, comportant chacune un guide et deux personnes. Nous avons deux jours à patienter à Albertville avant l'ascension. Nous occupons la première avec une dédicace à la librairie des Bauges, une conférence de presse au centre ville et une intervention à Beaufort en soirée. Le lendemain, nous partons rendonner au col du coin avec nos amis Gilbert et Claudine ainsi que deux amis alsaciens membres de l'association des donneurs de sang d'Entzheim. Nous retrouvons également les parents de Marion pour le pique nique près du lac des fées, une petite "gouille" perchée à 1800 mètres d'altitude. Cette journée de détente nous permet de nous remettre un peu à la marche à pied et de monter également en altitude. Une légère acclimatation, certainement insuffisante mais qui a pour effet de nous rassurer un peu sur notre condition physique.
 
Nous nous réveillons tôt le matin pour quitter Albertville en compagnie de 4 autres personnes nous accompagnant pour l'ascension, dont Thomas, médecin à l'Etablissement Français du Sang. Le rendez vous est pris pour 7h30 à la gare du Tramway du Mont Blanc de Saint Gervais, où nous retrouveons le reste de l'équipe et les guides. 1h30 plus tard nous commençons l'ascension.
Les deux premières heures de marche nosu permettent de faire connaissance avec l'ensemble dés équipiers. Puis nous faisons davantage connaissance avec Stéphane, notre guide de cordée. Sur cette première journée, où nous devons gravir 1500 mètres, la grosse difficulté est le passage du gouter, qui, sur quelques mètres, est l'endroit le plus accidentogène de l'ascension. Régulièrement, des rochers le traversent à vive allure, emportant parfois des marcheurs dans leur course folle vers le névé en contrebas.Finalement nous passons sans encombre et poursuivons jusqu'au refuge du Gouter que nous rejoignons en début d'a^rès midi. Ces 4h30 de marche nous ont permis d'arriver à 3800 mètres d'altitude; Il nous reste donc 1000 mètres pour le lendemain.
Nous nous réveillons à 2h00 du matin pour continuer l'ascension. Le vent a chassé les nuages, c'est un ciel étoilé qui nous domine. Mais ce même vent manque de nous faire rebrousser chemin lorsqu'il nous secoue violemment sur les arêtes menant au sommet. Deux de nos équipiers n'arriveront pas au sommet. Quant à nous, nous y sommes à 7h00 avec les deux autres cordées. Nous déployons alors une bannière "donnez votre sang" à 4810 mètres d'altitude.  Un sang rempli de globules !
 
Nous sommes donc sur le toit de l'Europe. Nous avions voulu quitter la France par ce sommet symbolique.  Un sentiment de satisfaction nous envahit d'abord. Satisfait d'avoir réussi à venir jusqu'ici, sans trop de difficulté. Suit une émotion forte, lorsque Stéphane nous décrit un à un les sommets qui nous entourent. Se déploie devant nous la carte de France. Cette France que nous ne reverrons pas pendant deux ans, nous l'observons d'en haut. Nous observons maintenant la Suisse, notre prochain pays. Lausanne, Martigny, le glacier deFiesch... Le programme des prochains jours s'étale devant nous. Nous observons la route qui nous permettra de traverser l'Europe lors des prochaines semaines. Elle est encore longue jusqu'en Nouvelle-Zelande ; nous n'en voyons pas la fin vu d'ici.
 
La descente suit. Elle s'annonce en réalité bien plus difficile que la montée. La fatigue est présente, et les jambes nous brûlent à chaque pas. Les chevilles davantage. Nos chaussures s'avèrent inadaptées à nos pieds (ou l'inverse) et nous nous glissons vers le bas avec de plus en plus de difficultés. Nous retraversons la passage du gouter sans encombre, tenaillé par la peur (à l'aller, à peine traversé, nous avons observé de gros blocs traverser le passage et manquer d'emporter un marcheur). La dernière partie de la descente se fait dans la douleur pour Marion qui ne peut plus poser pied à terre. Elle finira les derniers mètres dans les bras de deux guides. Il est 14h55 lorsque le train quitte la gare pour redescendre dans la vallée. 5 minutes plus tard, un alpiniste perdra la vie dans le passage du goûter, emporté dans une chute fatale de 200 mètres.
 
Cet accident rappel que le Mont Blanc est une haute montagne, qu'il convient d'aborder avec humilité. C'est ce que nous avons essaye de faire. Et même si nous sommes conscients d'avoir alimente la société de consommation en voulant "faire" le Mont Blanc comme tous ceux que nous avons suivi ou précède de notre lampe torche ce dimanche matin, nous en avons tire une grande satisfaction et sommes aussi conscients que cette ascension plus que n'importe quelle autre en France voire en Europe a apporte une communication pour le don du sang. Alors oui, nous avons fait le Mont Blanc (de nombreux journalistes nationaux ont évoque cette ascension (RTL, le parisien, Aujourd'hui en France, etc)), et nous sommes heureux que cette ascension ait fait partie de notre voyage ; elle a ainsi une saveur toute particulière...
 
Cela nous a également permis de nous jauger dans l'effort, la difficulté et la douleur. Nous nous sommes très bien entendus durant ces deux jours qui seront certainement les plus difficiles du voyage d'un point de vue physique.

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Le livre

Que vous soyez cyclotouriste, voyageur ou sédentaire ouvert sur le monde, il y a mille et une raisons de vous réjouir de la lecture de ces Nouvelles Vagabondes.
Après plusieurs voyages en solitaire, Julien Leblay nous livre cette fois-ci le récit de son périple avec sa compagne Marion. Ne voulant se contenter de décrire le quotidien de leur voyage, il s’engage et se place résolument loin des clichés pour nous livrer avec sincérité ses impressions, que ce soit sur la vie du couple en voyage, ses préoccupations écologiques ou sur les traits culturels ou sociologiques des pays traversés.
Ce livre ne laisse pas indifférent et bouscule nos représentations exotiques du monde ; à sa lecture on découvre, on s’indigne et on s’émerveille tour à tour. Dans un style à la fois personnel et documenté, il nous offre une immersion complète, sans langue de bois, dans son voyage à vélo en couple. Il réussit finalement le pari de dresser un tableau contrasté et nuancé de cette longue aventure cyclotouriste qui ne sera probablement pas la dernière !

Cécile R.

352 pages dont 16 en couleur
Prix de vente : 20 euros

Disponible sur http://goodaventure.com

Le DVD

Julien et Marion Leblay quittent l'Auvergne en juillet 2010 pour une aventure de 22.000 kilomètres à vélo. Portés par le désir de découvertes et de rencontres, mais aussi par celui de promouvoir le don du sang, ils traversent l'ex-Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et l'Australie pour finalement arriver en Nouvelle-Zélande vingt mois plus tard.
Savoureusement pimenté, ce voyage donne le "goût d'aventure" !

Durée : 84 minutes.
Prix de vente : 15 euros

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