La France en auto-stop 2013 (4750 km)

Montpellier - Valbonne

du 16/06/2013 au 16/06/2013

  • nombre de km prévus : 355
  • nombre km effectifs : 355
  • temps prévu : Dimanche 16 juin
  • temps effectif : 6h30

Montpellier-Valbonne

Réveil matinal, je discute encore un peu avec Romain, il m'explique le trajet pour commencer à stopper. Je prend donc le tram direction Odysseum, m'arrete à la gare en espérant trouver Ramzy, à qui j'avais proposé d'être mon compagnon de stop le temps d'une journée, mais personne là-bas. J'essaye de le joindre par téléphone mais toujours rien. Tant pis, je continuerai tout seul . Je reprend donc le tram jusqu'au terminus, et marche un peu avant de trouver un emplacement propice au stop. Je fais un panneau "AIX" car là où je me trouve les gens peuvent aller soit vers la côte, soit vers Lyon.
15 minutes après m'être installé, je croise un 2° auto-stoppeur, avec qui je discute un peu. Il s'appelle Romain et doit être sur Paris demain matin pour reprendre le travail. Il me dit qu'il ne veut pas me gêner et s'installe donc 15-20 mètres derrière mois, largement masqué par les arbres. Vous l'aurez compris, en stop, le premier arrivé est toujours devant, c'est juste une question de politesse. Je décide donc de ranger ma pancarte en me disant que même si quelqu'un s'arrete pour moi sans aller dans ma direction je peux le réorienter vers mon camarade placé plus loin.

45 minutes après l'arrivée de Romain, après donc 1h de stop, ce dernier revient vers moi et on se dit qu'il vaut peut-être mieux stopper ensemble, cela rassurera certains conducteurs. Et cela porte ses fruits : Anina s'arrete pour nous prendre et nous propose de nous amener au péage à mi-chemin entre Montpellier et Nîmes.
La discussion ne s'engage pas vraiment tant que nous sommes tous les 3 dans la voiture. Romain demandera à se faire déposer sur une aire d'autoroute en disant qu'il a toujours eu plus de chance sur les aires que sur le péage. J'essaye de lui faire comprendre qu'il captera tout le trafic sur le péage et uniquement une infime partie sur une aire d'autoroute mais rien ne le fera changer d'avis. Nous nous quittons donc ici, et Anina me laissera au péage où elle quitte l'autoroute. Je traverse ce péage de sortie d'un pas prudent, passant les barrières les unes après les autres sans me presser : C'est la seule manière de traverser l'autoroute, n 'essayez jamais autrement. Après ce péage de sortie je marche dans l'herbe, traverse un petit tunnel et rejoint le péage principal de la Languedocienne.

Après une brève attente, une camionette s'arrêtera :Une gentille grand-mère (pardonne moi, j'ai oublié ton prénom ) me propose de me déposer aux alentours d'Istres, j'accepte sans hésiter. On quitte l'autoroute pour une petite portion de nationale qui passe par Arles, puis l'autoroute réapparait et le traditionnel péage d'entrée également. On me déposera là, sous un beau soleil et entouré de verdure.

Je discute avec un premier couple d'automobiliste arrêté sur la parking mais je préfère ne pas insister car la femme sort d'une opération et préfère être tranquille. Aucune rancoeur, ils étaient très sympathique mais c'est moi-même qui ait dit que s'il ne se sentait pas d'humeur à me prendre il vallait mieux que j'attende quelqu'un d'autre.

Une petite demi-heure plus tard, une voiture s'arrete 20 mètres après moi, je cours du plus vite que je peux pour ne pas les faire attendre.
"Vous parlez francais ? You speak English ? Sprechen Sie Deutsch ?"
"Español !"
Zut, la barrière de la langue risque d'être assez forte. Ils vont vers Nice, ca c'est sur, et acceptent de me prendre. "Me llamo Alejandro" et "Como se dice en Español ..." seront à peu près les seules phrases qui sortiront de ma bouche en espagnol, sinon j'essaye de parler en anglais mais Nathalie et Irène ne semblent pas comprendre. Ah si, "Mi hermana vive en Cannes", çà ca semble être compris. Une fois dans les embouteillages, elles insistent pour que je mange, "Todo Comer" je pense avoir bien saisi le sens de la phrase. On profite également des embouteillages pour s'entendre sur la sortie 42 qui me mène au centre de Cannes.
On arrive aux alentours de Cannes, la sortie 41 se pointe, c'est donc la suivante. On roule toujours, jusqu'à voir la sortie 42 qu'elles dépassent sans faire attention . Je leur demande donc de m'arreter à la première aire qu'on croisera, elles s'excusent mais je ne peux pas leur en vouloir après tout le chemin qu'elles m'ont fait parcourir. Je suis donc sur une aire de repose en plein milieu de Cannes mais séparé de la ville par des grillages.

Mon téléphone n'ayant plus de batterie (C'est toujours comme çà, la batterie est toujours vide dès qu'on arrive), je me dirige vers une famille qui pique-nique sur l'aire d'arrêt. J'appelle ma soeur pour qu'elle essaye de me dépanner, elle ne devrait pas tarder à venir me chercher. En l'attendant, je distribue deux ballons EFS aux gamins de la famille. Et juste avant de partir, j'en gonflerai un troisième pour la gamine qui aura fait explosé le sien. Avec ma soeur, on se dit que quitte à être sur l'autoroute, autant en profiter pour visiter Nice que ni elle nimoi n'avons encore eu l'occasion de voir, puis après une balade sur les plages de galets niçois, direction Valbonne et sa colocation. J'y resterai probablement quelques jours le temps de me reposer, départ prévu probablement mercredi matin.