La France en auto-stop 2013 (4750 km)

Niort - Toulouse

du 14/06/2013 au 14/06/2013

  • nombre de km prévus : 425
  • nombre km effectifs : 425
  • temps prévu : Vendredi 14 juin
  • temps effectif : 8h30

Niort-Toulouse

 Le soleil a l'air d'être revenu sur la région, idéal pour un journée placée sous le signe du Don du Sang

Je quitte Samuel en début de matinée et commence à stopper vers 10h15 après quelques 30 minutes de marche jusqu'à un rond point en périphérie de Niort. Le panneau "Bordeaux, Toulouse" a l'air de faire peur au gens, la plupart des gens empruntant la bretelle n'allant pas dans cette direction. Je rangerais la pancarte, pas d'amélioration. Ce n'est qu'au bout d'une heure que Bethy s'arretera, m'emmenant jusqu'àu péage car elle habite un petit village à proximité. Je commence à stopper juste avant le péage, mais décide vite de le traverser pour m'installer en aval, sur le parking qui suit les barrières. La plupart des gens vont maheureusement vers Poitiers, quelques autres vers Paris, personne vers Bordeaux. Je fais un panneau A10 avant de me rendre compte que quelquesoit le sens, ce n'est que l'A10 .

Bon je rebrandis le "Bordeaux, Toulouse", et finalement je me fais prendre par Marion, bordelaise de son état mais étant venue soutenir un travail à Niort. On discute de tout et de rien, mais je finis par lui demander plus d'information sur le 4L Trophy qu'elle a abordé. Le prochain se passera en février 2014 et, même si je ne sais pas encore si je suis disponible, j'aimerai bien pouvoir y participer un jour depuis le temps qu'on m'en parle.

N'ayant pas trouvé d'hébergement sur Bordeaux, cela me fait tout de même mal au coeur d'y passer sans visiter. Je demanderais donc à Marion ce qu'il y'a à voir dans la ville, et elle me déposera devant le pont Chaban-Delmas, à coté des miroirs d'eau. Je marcherais le long des quais de la Garonne pour rejoindre la Cathédrale. J'y trouve la collecte de Sang de la journée mondiale du don du Sang à la mairie juste à coté. J'entre donc dans le batiment et y prend quelques photos tout en discutant un peu avec les bénévoles. 

Je prend désormais le tramway direction Bègles et l'entrée de l'autoroute. Je trouve finalement une bretelle d'autoroute mais l'endroit est assez mal conformé pour stopper. Je persiste tout de même une demi-heure, car une petite partie du trafic est obligé de s'arrêter à un stop. Je trouverais un camion conduit par André, qui fait des trajets régionaux pour le transport de colis postaux. Il me déposera à l'aire de Langon, lui sortant 2 sorties plus loin. J'en profite pour manger un morceau et recharger mon téléphone portable.

Dans les stations services, d'habitude je fais du démarchage en allant vers les automobilistes aux pompes à essence ou garés sur le parking. Ayant trop marché aujourd'hui dans Niort puis dans Bordeaux, je choisis une autre option : Je fais du pouce sans panneau à la sortie de l'aire d'autoroute, à l'ancienne dirons-nous. Un bras tendu et un sourire, tout simplement. Cela suffit à faire s'arreter Sébastien, "Seb", qui se depêche de faire de la place sur le siège avant en catapultant son bordel sur la banquette arrière. Il se rend dans un petit village peu après Albi. Lui a été habitué à faire du stop depuis tout jeune, à 12 ans, et prend donc régulièrement des auto-stoppeurs. Il a cependant déja eu de mauvaises expériences avec des stoppeurs peu sympathiques, pas du tout bavard.

Si il vous arrive de faire du stop un jour, discutez. La principale raison qui pousse les automobilistes à prendre quelqu'un, c'est de s'éviter l'ennui d'un long trajet en solitaire, et il n'y a rien de pire qu'un stoppeur muet pendant tout le voyage. Evitez de dormir aussi, c'est un peu moins pire que le mutisme mais la personne qui viens de vous prendre ne veut pas vous faire taxi privé. Il ne m'est arrivé que deux fois de dormir sur un trajet. Une fois de nuit, avec la permission du chauffeur qui a presque insisté pour que je dorme. La deuxième fois, lors d'un Orléans-Metz avec un père et son fils, ils discutaient déja entre eux, et ont pris ma sieste avec le sourire car je n'avais que peu d'occasion de m'incruster dans leur conversation.

Je lui laisserait les coordonnées du blog ainsi que mes coordonnées personnelles, en espérant pouvoir garder le contact. Il me déposera juste à la sortie d'autoroute, au feu rouge. J'ai 5 km à marcher jusqu'à l'appartement de mon ami, je commence à pied mais le soleil tapant me donne vite tort. Je finis donc en métro, le billet viendra compléter ma récente collection de titres de transport urbain (Rouen, Nantes, Bordeaux, Paris d'un précédent trajet).

Dernier petit hic avant d'arriver à destination, le téléphone n'a plus de batterie juste quand j'arrive dans la rue où je dois loger. On ne m'avait évidemment pas donné l'adresse complète, je n'ai pas le numéro, juste la rue. Je vais donc vers un sympathique toulousain qui rentre dans son immeuble à deux pas d'ici, et il n'hésite pas à me laisser rentrer pour me laisser charger mon téléphone. Il m'invitera même à boire un verre au Barbecue qu'il organisait dans la cour de son immeuble, je l'en remercie, lui laisse 2 ballons aux couleurs de l'EFS pour ses 2 gamins et m'en vais rejoindre mon ami Joseph, Bordelais en stage à Toulouse.