De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)

Les Dolomites, petit effort mais grand bonheur !

Bolzano - Dobbiaco photos de cette étape

du 31/07/2010 au 02/08/2010

  • nombre de km prévus : 170
  • nombre km effectifs : 184
  • temps prévu : du 29 au 02/08/2010
  • temps effectif : 18h00
Place centrale de BolzanoAtelier reparation. Revision des 1500 kilometresIMG_6217IMG_6228IMG_6229IMG_6230Premieres images des dolomites

Les Dolomites, petit effort mais grand bonheur !

Nous sommes restes deux nuits au camping de Bolzano pour se refaire une petite santé avant de continuer notre route en direction des dolomites. Nous grimpons un premier col, le paso des Costalunga. Durant toute la montée, nous pouvons observer les dolomites, mastodontes émergeant de la foret italienne. 
Dans la descente nous croisons Mladen, un cyclotouriste bulgare se rendant en France. Nous buvons un thé en sa compagnie et nous échangeons quelques adresses sur la route, chacun allant dans le pays de l'autre.
Nous pensons dormir dans la vallée menant a Canazei. Après avoir débusqué un beau lieu de bivouac près de la rivière, domine par de splendides montagnes, un pécheur nous dissuade de rester dans le coin. Son regard froid est peu encourageant, et comme il est interdit de bivouaquer dans la region, nous poursuivons notre route. Cela a pour avantage de nous faire profiter des derniers rayons du soleil projetés sur les dolomites. La montagne en face de nous prend une teinte rosée qui lui donne davantage de volume alors qu'elle n'en manque déjà pas. Une femme croisée en chemin nous dit de bien nous cacher pour dormir, car les gens ici n'hésitent pas a nous dénoncer. Alors nous entamons finalement l'ascension du col de Pordoi, espérant trouver dans ses premiers lacets un endroit isole, loin des regards des locaux. C'est au septième lacet que nous trouvons un petit chemin. Nous nous endormons sous les télécabines et sous un beau ciel étoilé, un peu déçu du contact avec les italiens dans cette région touristique, mais heureux de pouvoir côtoyer de si belles montagnes, en toute liberté, ou presque...
 
Nous passons le col de Pordoi, qui avec ses 27 lacets fut un col mythique pour le tour d'Italie. Comme hier au soir, les premiers rayons du soleil illuminant le rocher quasiment a la verticale lui donnent une parure des plus belles. Puis a 10 heures du main la magie s'évapore, et la montagne ne garde plus que sa couleur originale, brun marron. Au sommet, un italien, 70 ans passes, vient a notre rencontre avec enthousiasme.
- bravo, bravo !!
Il s'adresse maintenant a Marion .
- Quel âge as tu ?
- 24 ans.
24 ans ?!! C'est merveilleux ! rajoute-t-il en lui tapant amicalement sur le casque.
Il nous explique que lui aussi voyageait beaucoup a vélo. Mais maintenant, la santé étant plus difficile il voyage en bus. Avant de nous quitter par un dernier bravo, il nous prend en photo.
- Souvenir !

Ainsi serons nous peut être dans 50 ans, voyageant en bus pour assouvir nos désirs d'évasion, et prenant en sympathie des cyclpathes plus jeunes nous rappelant nos 20 ans. Souvenirs du temps qui passe...

A l'image de ce vieil italien, nous ne sommes plus dans l'indifférence de la Suisse. Même s'il est encore difficile de se sentir a l'aise du fait de la pression touristique de la région, les gens autour de nous s'arrêtent auprès de nos bicyclettes, lisent le drapeau et prennent le temps de nous glisser deux mots, des encouragements ou des petites questions. Ils nous demandent simplement d'ou l'on vient, et semblent surpris lorsque l'on vient du pays voisin.  Cela leur semble déjà loin. Qu'en sera-t-il lorsque nos arriverons en Nouvelle-Zelande ?! Ce contact plus facile avec les gens est du a deux choses. D'une part il y a moins de cyclotouristes ici, et leur rencontre plus rare surprend davantage. D'autre part les gens sont nettement plus chaleureux que les suisses au premier abord. Mais il se peut aussi que, du fait que nous comprenions un peu la langue et puissions dire quelques mot en italiens, nous sommes egalement plus ouverts a la rencontre et la declenchons ainsi plus facilement.
Le meme jours, nous enchainons avec le col de Falzarego. Il s'agit de notre spetieme et dernier col a plus de 2000 metres d'altitude. Un grand bonheur nous envahit a l'arrivee, lorsque nos yeux se portent enfin sur la descente a venir. Juste avant pourtant, un marchand de fromage stationnant sur le bord de la route, dans le dernier virage, me demande si la femme qui me suit est bien mon amoureuse.
- Oui bien sur.
- Pour la vie ?
- Evidemment !
- ...
Il semble en douter a en croire sa moue dubitative. Evidemment, il convient de dire qu'apres avoir grimpe deux cols et pres de 1500 metres de denivele, Marion n'exprime pas son amour avec beaucoup d'ardeur et il est difficile de lire sur son visage l'amour indeffectible qu'elle eprouve pour son compagnon cyclonomade. Et pourtant il est bien la, cache derriere la facade de l'effort près a ressurgir a la surface au moindre detail, comme une glace au citron, un carre de chocolat noir ou un spekuloss.

Un grand bonheur nous envahit donc au sommet. En effet, il s'agit de notre dernier col a plus de 2000 metres. Nous avons grimpe depuis Lausanne plus de 9000 metres de denivelle, souvent sous la pluie et dans le froid. Aujourd'hui nous sommes vraiment fatigues de cette traversee des alpes, mais satisfaits de cette semaine. Cela nous a egalement permis de confirmer notre bonne forme du Mont Blanc.
Alors que le funiculaire emporte avec lui des centaines de touristes admirer les dolomites d'un peu plus haut, nous nous contentons de la vue du col de Falzarego, ou le Settrass, le Klein Lagazuol et le Tofanas di Rozea rivalisent de cette beaute vertigineuse, titanesque, effrayante meme, propre aus grandes montagnes du vieux continent.

Finalement, c'est apres avoir pris une douche chaude d'un camping que Marion affiche son amour. La descente n'a pas reussi a nous ressourcer et nous arrivons a Cortina vides de toute energie. Malgre le prix peu encourageant du camping (26 euros), nous nous laissons tenter par le camping ou nous cherchons un endroit loins des ronfleurs, mais pas trop isoles non plus pour ne pas nous apitoyer sur notre fatigue. Nous nous renseignons aupres d'une famille de suisses sur l'ambiance generale du lieu une fois la nuit tombee. On nous affirme qu'il n'y a pas l'ombre d'un ronfleur dans les parages, nous nous installons donc auprès d'eux. Finalement nos sympathisons avec eux et ils nous accompagnent le lendemain matin pour les premiers kilometres, jusqu'au col de Kartitscher Settel. Encore un col allez vous me dire ! Oui, mais celui-ci n'en etait pas vraiment un, car nous roulions sur une ancienne voie de chemin de fer construite pendant la guerre par les italiens pour approcher au plus près l'ennemi. Une petite promenade de sante avec cette famille o combien sympathique. Au moment des separations, les larmes ne sont pas loin de couler. Qu'il est bon de pouvoir savourer la chaleur humaine. Cette rencontre nous a regonfle le moral au moment ou nous en avion grand besoin. N'est-ce pas la toute la magie du voyage a velo, qui offre au voyageur ce dont il a besoin quand il en a besoin ? Nous laissons egalement derriere nos les dolomites, toujours d'apparence sauvage et indomptable, et dont les nuages s'empressent de recouvrir derriere nos roues. Le temps a ete clement pour ces deux jours, encore un avantage par rapprot a la Suisse !

A Dobbiacco debute une piste cyclable longue de plus de 200 kilometres allant jusqu'a Maribor en SLovenie. Elle a la particularite de descendre sans interruption jusqu'a Villach, notre prochaine destination. Nous salivons a l'idee de nous laisser glisser le long de lar iviere Drau. C'est ainsi que nous quittons l'Italie, nous rejouissant de la descente autant que de la rivière nous separant des automobilistes, toujours aussi dangereux et irrespectueux dans ce pays.

Ainsi fut notre passage dans cette région du nord de l'Italie. Je dois dire que ces quelques jours m'ont reconcilie avec ce pays,. Hormis les mauvais conducteurs, nos avons rencontre des gens charmants et enthousiastes. Nous avons egalement pu admirer dans toute leur splendeur les dolomites. L'Autriche nous tend les bras, pour un passage eclaire...

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Sardaigne




Le livre

Que vous soyez cyclotouriste, voyageur ou sédentaire ouvert sur le monde, il y a mille et une raisons de vous réjouir de la lecture de ces Nouvelles Vagabondes.
Après plusieurs voyages en solitaire, Julien Leblay nous livre cette fois-ci le récit de son périple avec sa compagne Marion. Ne voulant se contenter de décrire le quotidien de leur voyage, il s’engage et se place résolument loin des clichés pour nous livrer avec sincérité ses impressions, que ce soit sur la vie du couple en voyage, ses préoccupations écologiques ou sur les traits culturels ou sociologiques des pays traversés.
Ce livre ne laisse pas indifférent et bouscule nos représentations exotiques du monde ; à sa lecture on découvre, on s’indigne et on s’émerveille tour à tour. Dans un style à la fois personnel et documenté, il nous offre une immersion complète, sans langue de bois, dans son voyage à vélo en couple. Il réussit finalement le pari de dresser un tableau contrasté et nuancé de cette longue aventure cyclotouriste qui ne sera probablement pas la dernière !

Cécile R.

352 pages dont 16 en couleur
Prix de vente : 20 euros

Disponible sur http://goodaventure.com

Le DVD

Julien et Marion Leblay quittent l'Auvergne en juillet 2010 pour une aventure de 22.000 kilomètres à vélo. Portés par le désir de découvertes et de rencontres, mais aussi par celui de promouvoir le don du sang, ils traversent l'ex-Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et l'Australie pour finalement arriver en Nouvelle-Zélande vingt mois plus tard.
Savoureusement pimenté, ce voyage donne le "goût d'aventure" !

Durée : 84 minutes.
Prix de vente : 15 euros

Disponible sur http://goodaventure.com
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