Cordillère des Andes 2007 (11200 km) acheter le livre

Petit air de Croatie, Iceberg dans la plaine et route de la mort...

Copacabana (Bolivie) - La Paz photos de cette étape

du 30/10/2007 au 02/11/2007

  • nombre de km prévus : 270
  • nombre km effectifs : 357
  • temps effectif : 26h00
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Petit air de Croatie, Iceberg dans la plaine et route de la mort...

Les boliviens sont comme les péruviens. Ils m'annoncent 2 kilomètres pour rejoindre Copacabana ; il y en a neuf. Copacabana, ville touristique située sur les rives du lac Titicaca. Cette ville ressemble aux villes du Pérou. Au centre le marché tout en couleur ou les fruits s'entassent en harmonie, ou l'odeur de viande fraîche vous accueille et vous fait grimacer, ou les vendeuses de jus de fruits vous aguichent. Plaza de Armas, le centre de la ville avec ici une imposante église coloniale et de nombreuses boutiques de produits artisanaux. Puis les rues étroites composées de boutiques qui offrent en présentoir quantité de chocolateries et biscuits.

Ville touristique également. Mais ici le tourisme me semble moins agressif, plus respectueux des gringos. Les prix ne sont pas plus élevés malgré la couleur blanche de ma peau. (ou du moins de mes cheveux blonds, car ma peau elle est bien bronzée depuis longtemps !). et où on ne nous agresse pas pour nous vendre des babioles ou nous louer une chambre. C'est sur la plage que je dormirai, avec vue sur les bateaux de plaisance. Une fois de plus le vent m’annonce une nuit agitée. Il remue ma tente et la surface du lac. Les vagues s'échouent à quelques mètres de moi. Ce son est agréable et apaisant.

La Bolivie ressemble au Pérou. Une meute de chiens viendra rompre mon sommeil. Il est 2h00 du matin lorsque je décide de sortir de ma tente. Quelques jets de pierre bien localisés suffiront a faire taire ces canins.

Fort de ma dernière expérience en bateau, je retente l’expérience et me dirige à l'île du soleil (isla del sol) pour une excursion à la journée. Sur place, j'y retrouve une similitude étonnante avec la cote croate, les ruines Incas en plus. Sur le chemin je discute avec un péruvien travaillant aux Etats Unis. Nous parlons de la Bolivie. Il regrette la situation actuelle, qui fait de son pays le deuxième plus pauvre de l’Amérique latine après Hawaï. La Bolivie n’était pas si pauvre avant, mais selon lui la corruption et les mauvaises décisions politiques n' ont fait qu'aggraver les choses. Pour ce qui est de la population bolivienne, on compte 60 % de pauvres, 38 % de très pauvres et 2 % de riches selon une étude récente. Et l’écart entre les pauvres et les riches est un des plus élevé au monde, et tend a augmenter. Bref, la situation de la Bolivie n'est pas au mieux, et les beaux jours semblent encore bien loin. A savoir qu'un salaire mensuel d'un bolivien moyen peut-être d'environ 500 bolivianos, soit 50 euros... Sur le chemin du retour je discute avec Nicolas et Fabrice, deux français venus passer un mois entre Bolivie et Pérou. Nous dînerons ensemble à Copacabana. Rencontre très sympa qui me donne des forces pour repartir. Il est 18h30 lorsque je me lance sur les routes, la nuit approche. La route s’élève et après quelques kilomètres je domine Copacabana et les alentours. Je suis alors captivé par un terrible orage. Orage silencieux, il frappe loin d'ici et je ne peux l'entendre. Je peux juste regarder le ciel s'éclairer et se faire transpercer par la foudre. Cet orage m'hypnotise. J'en oublie le froid et la montée. Il est 20h30 lorsque je décide de m'arrêter.

Au matin je découvre le site où j’ai passé la nuit. Le lac Titicaca est dissimulé par une petite colline, et apparaît d’une manière discontinue entre deux vallons. Le soleil rase l'herbe jaune. Une belle journée s’annonce. Je traverserai le lac a l'endroit le plus étroit en bateau. A partir de là, je traverse quantité de villages. Dans chacun d'eux au moins 4 panneaux. Attention aux piétons, attention aux montées, attention au virage, attention traversée d’écoliers... J’en viens a les compter : un tous les 100 mètres en moyenne ! Mais aucun panneau d’entrée de villages. Je les traverse sans faire de présentation. Cette partie de la Bolivie semble avoir tenté la carte du tourisme, a en croire les nombreux restaurants et hôtels en ruines, les complexes touristiques inaboutis. Certains ont résistés et vous proposent de la truite, péchée dans le lac. Les maisons sont un peu différentes de celles du Pérou.

Alors que le rez de chaussée est fait de terre, le premier étage et parfois le deuxième sont faits en brique. Enfin les murs ne sont pas peints de ces slogans politiques comme au Pérou. La dernière élection a du avoir lieu depuis bien longtemps. Huarina (enfin je suppose). Petit village au bout du lac et au pied d'une chaîne de montagne qui s’étend sur des centaines de kilomètres. Succession de pics enneigés dont le plus haut est le Huayna Potosi, culminant à 6088 mètres d'altitude. Mon objectif de demain. Je mange dans un "comedor Popular". Ici s'étalent différentes cuisinières. Toutes proposent du poisson frit. Il ne faut pas être trop regardant sur l'hygiène. Le poisson frit dans une huile d'un autre âge, le riz colle à l'assiette, la sauce est douteuse. Pour la première fois du voyage je doute sur la capacité de mon estomac a conserver puis digérer les aliments que je lui propose. J'essaye de faire passer le tout avec un "Cola" mais sans succès. Lui aussi est douteux. Je discute avec ma poissonnière. Je lui demande comment est la route pour aller à La Paz. - Ca monte ? Ca descend ? - 5 soles en combi me dit- elle J'essaye de lui expliqué que j’y vais en vélo. Elle ne semble pas comprendre. La Paz est très loin d'ici, 75 kilomètres au moins... De mon coté je peine à la comprendre également. L’accent est très différent entre le Pérou et la Bolivie. Ici ils mâchent leurs mots et j’entends le son "ch" au lieu du "s". Je comprendrai cependant qu’elle m’offre le repas. Il n’était pourtant que de 4 bolivianos. La route est parfaitement plate jusqu'à La Paz, 80 kilomètres sans montée. Mon regard ne cesse de se porter sur le glacier de Potosi, superbe montagne. Un virage me fait foncer droit devant le glacier Illimani culminant à 6438 mètres d’altitude. Le maître des lieux, grand seigneur qui s’écrase sur la plus haute capitale du monde, La Paz.

Avant La Paz, il y a El Alto. Grande ville touchant la capitale mais restant sur le plateau à 4000 mètres d'altitude. La croix rouge et le don du sang ne m’attendent que le 5 novembre. Je décide donc de faire une virée au nord de La Paz. Avant tout je veux changer mes pneus. J'en ai trouvé deux à Copacabana. Ils sont plus larges et conviendront parfaitement pour les deux jours de piste qui m'attendent. La surprise est grande lorsque je constate qu'ils sont en fait bien trop grands malgré l’inscription... On m'a vendu du 50 pour du 48, ils me sont inutiles. Je suis enragé et désespère. Je pensais enfin avoir trouvé des pneus adéquates aux routes qui m’attendent. Or le temps passe et je n’ai toujours pas trouvé de solution. La Bolivie s’annonce plus dure que jamais

Je me dirige vers le glacier et plante la tente sur le plateau dominant El Alto. Je suis absolument seul face au monstre de glace. Sa beauté ne suffira pas a m’apaiser, je m'endors contrarié.

Après cette mauvaise nuit je me dirige en direction du Potosi. Captivé encore une fois par sa beauté j’en oublie de tourner à ma droite en direction de Chacaltaya. Je m’offre alors un détour de 20 kilomètres avant de me rendre compte de mon erreur.

Chacaltaya. Il s'agit de la station de ski la plus haute au monde, perchée à 5300 mètres d'altitude. Yves et Gaël y étaient allés il y a quelques semaines. Ils me l’ont annoncé tel un défi que je dois relever. Je m’élance alors sur une route défoncée faite de pierres tranchantes. Que cette route est difficile, je dois poser le pied à terre souvent, manquant de faire demi tour et pestant contre mes deux confrères. Finalement après 3 heures d’efforts je couvre les 10 kilomètres de montée. Au sommet Adolpho m'accueille. Je devrai payer 15 bolivianos pour venir ici, mais du fait que je sois monté à vélo j’ai toute sa considération et suis son invité. D'ici la vue sur le plateau et La Paz est surprenante. Alors qu'El alto s’étale de tout son long, La Paz plonge brutalement le long de la colline. En contrebas sont situés les immeubles, le centre d’affaire. Le tout est couronné par l’Illimani. Je redescends ce que je viens de monter et me dirige vers La Paz. Je ne pensais pas y dormir mais la difficulté de la journée et le petit détour en a décidé autrement. Pour 25 soles je négocierai une chambre sur les pentes de La Paz, en direction de Coroico.

Coroico, qu'y a t-il derrière ce nom à connotation française ? Rien de spécial en réalité. En revanche la route pour s'y rendre est exceptionnelle. Elle débute réellement au col de la Cumbre, à 4700 mètres. De là commence une longue descente qui s’arrêtera 70 kilomètres plus bas. Si les 30 premiers kilomètres sont goudronnés, les 30 autres ne le sont pas. Et ceux là constituent la route la plus dangereuse au monde. En effet, cette portion de route porte le nom coquet et peu convoité de "route de la mort". En moyenne 26 véhicules basculent dans le ravin chaque année. La route est très étroite, 3,2 mètres de large par endroits. Avant 2003 il n'y avait que cette route ci et le trafic était important. Le plus gros accident fut celui d'un bus, tuant plus de cent personnes. Aujourd’hui elle est beaucoup moins utilisée car une route sur l'autre versant a été ouverte. La majorité des personnes venant ici sont des touristes à vélo. Je suivrai alors un groupe de gringos en VTT sur équipés : casque haute technologie, suspensions dernier cris, protections en tous genres. Avec ma casquette et ma grosse Teresa bien chargée je ne fais pas le poids !

Il me faut donc monter à La Cumbre. En quittant la ville, je vois une femme vidant son sac poubelle sur le bord de la route. Plus tard des personnes chargées des ordures passeront les ramasser. La Paz peut paraître une ville propre. Mais comme Arequipa, il n'y a pas de poubelle. Des gens sont chargés de ramasser les ordures à même le sol, armés de gants et de balais de paille. Et où vont ces ordures ? La réponse nous avait été donnée à Arequipa, lorsqu'au pied du Misti nous avions pu voir avec Gaël, Yves et Olivier une quantité inimaginable de sacs plastiques volant au gré du vent. La ville est propre, mais les alentours récoltent tous les méfaits de la société de consommation.

Au sommet les cars déposent les touristes. Le grand frisson peut commencer. "Rock'n roll !" lance un guide pour motiver ses troupes. Les premiers kilomètres, goudronnés donc, se font dans une vallée glaciaire aux dimensions impressionnantes. Puis la vallée se resserre en une vallée en V tout aussi gigantesque. 32 kilomètres de frénésie a peine coupée par une petite montée. Puis vient la route non goudronnée, celle que tout le monde attend. Nous n' avons d'autre choix que de l'emprunter car l'autre route est interdite aux cyclistes, pour notre plus grand bonheur ! Cette route est pour moi un rêve. Depuis que je sais que je vais à La Paz je veux emprunter cette route de légende, cette route qui a fait couler tant d'encre et de larmes. Un panneau nous demande de rouler à gauche. En effet, ceux qui descendent doivent rouler du coté du ravin. Cela permet aux conducteurs de voir a combien de centimètres du gouffre se situe leur roue lors de croisement avec d'autres véhicules. Dès les premiers virages la route se fait étroite, très étroite. Ce n'est pas une légende. Le gouffre est impressionnant et à pic. Nous n'avons pas le droit à l'erreur, la sanction serait dramatique. Le moindre faux mouvement, le moindre écart et c’est la mort assurée. Ainsi en est-il de cette route qui tient à sa réputation. Les croix jalonnent le parcours : 1993, 2003, 2006. Certains accidents mortels ont donc eu lieu après que la route parallèle ai été ouverte. La route serpente à flanc de ravin, sinueux et étroit au possible. Je la descends attentivement, rattrapant ou suivant un groupe de touristes cosmopolites. Parfois je m'attarde a certaines croix et ose regarder le ravin qu'elles signalent. Quelle mort atroce pour les personnes ayant basculées ici. Des frissons me parcourent le corps.

En Nouvelle-Zélande j'avais comparé la route de Motu a cette route là, ou du moins ce qu’elle représentait dans mon imaginaire. Il y a certes une similitude. La route est non goudronnée, le gouffre est de taille, la végétation est luxuriante (j’ai d’ailleurs retrouvé ici la fougère arborescente). Mais la comparaison s’arrête lorsque l'on s'attarde sur toutes ces croix, lorsque l'on porte notre regard au loin, là où la route ne cesse de descendre, ou lorsqu'on le porte en bas ou notre oeil ne peut discerner le fond. Enfin l’étroitesse de cette route est tout a fait unique, et c'est pour cela qu'il s'agit de la route la plus dangereuse au monde, la route de la mort. Alors en réalité aucune route ne peut être comparée a celle ci, et la descendre ainsi à vélo est un moment fort en émotion et en frisson. Que cette journée est exceptionnelle !

Après 2 heures d'une descente interminable nous arrivons finalement à Yolosa, à 1185 mètres d'altitude. 3600 mètres ont été dévalés en 65 kilomètres. (Si quelqu’un pouvait nous calculer le pourcentage de la pente. A vos hypoténuses !). Alors que le sommet était embrumé et froid, ici il fait chaud et humide. Nous sommes dans la partie tropicale de la Bolivie. Je discute plus amplement avec Christine et Nicolas, un charmant couple franco belge qui a fait la descente avec le groupe que je suivais. Je négocie avec leur chauffeur la remontée jusqu’à La Cumbre. Les 40 bolivianos sont négociés à 25. Je dois cependant attendre encore deux heures le temps que tout le monde se douche à Coroico. Je reste alors en bas, me prépare des pâtes pour reprendre des forces et discute avec les gens qui attendent ici comme moi un bus pour La Paz. Une femme me demande comment était la route - Fantastique ! Lui répondis je. - Fantastique ? C'est une terreur cette route ! En effet, elle est fantastique pour celui qui la parcours à vélo pour son plaisir. Elle devient une terreur lorsque l’on doit la prendre par obligation, sachant pertinemment que l’on peut y perdre la vie. Cette femme a certainement du voir partir trop souvent son mari ou ses enfants avec la peur de ne pas les voir revenir. Peut être y a t-elle d’ailleurs perdu des aïeux ou des amis. Mais aujourd’hui cette route n’est plus beaucoup utilisée. Mais le mal est fait. Pour les anciens usagers cette route restera toujours comme une terreur.

Maly, Andreas et Ane sont trois danois ayant effectués eux aussi la descente. Nous avions discuté un moment lors d’une pose déjeuner. Ils m'invitent à monter dans leur bus. Eux ont fait appel à une petite agence de voyage et ont leur car privé. Me voilà embarqué avec eux pour remonter à La Cumbre. La route est bien différente de celle que nous avons descendu. Plus large, bien goudronnée, elle est tout à fait sécurisante. La pente est raide et va durer 75 kilomètres. Il nous faudra deux heures. Andreas travaille à l’ambassade du Danemark à La Paz depuis un an et demi. Nous parlons alors de cette route de la mort. Selon lui le gouvernement ne va plus l'entretenir du fait de l'ouverture de la nouvelle route. Et les agences de voyages ne vont pas non plus dépenser de l’argent dans le maintien de cette légende. Alors d'ici une dizaine d'années elle risque de fermer, naturellement bloquée par des chutes de pierres et de terre. Ce serait pourtant le rôle du tourisme que de maintenir en l'état cette route exceptionnelle. Dans la montée a La Cumbre, ce sont plus de 15 camionnettes chargées de vélos qui m'ont doublé, ce qui correspond a plus de 100 cyclistes. D'autres arrivaient encore lorsque j’ai débuté la descente. Et a 50 ou 70 dollars la descente, cette route représente un site touristique majeur du Pérou, facilité par la proximité avec La Paz. Peut être aussi que des organisations comme l'Unesco pourraient intervenir pour que cette route ne soit pas laissée a l'abandon. Elle a plongé des familles et des villages entiers dans la tristesse et le désespoir, la peur et la douleur. Mais mon sentiment est qu’elle doit toujours exister, car elle est unique au monde et permet de plonger au coeur de la Bolivie, de découvrir une partie de ce pays, à savoir sa forêt qui représente tout de même 50% de la surface du pays. Et puis ces croix méritent le souvenir, elles ne doivent pas tomber dans l’oubli...

La Cumbre. Il est 18h00, il fait froid. Natalio est le garde du parc national qui débute ici. Il me propose de dormir dans le refuge. Je décide de planter la tente, or cette journée m'a terriblement marqué et je veux être seul pour digérer ces 60 kilomètres de descente et tout ce qu'ils représentent. Alors après avoir apprécié le coucher de soleil je me glisserai dans mon duvet. Des cauchemars vont hanter ma nuit. Je me vois basculer dans le ravin avec mes sacoches. Avant de descendre, un guide m'avait mis en garde. Un des derniers morts fut un cyclovoyageur comme moi qui a perdu le controle de sa bicyclette. La route de la mort sévit encore. C'est une légende encore bien vivante...

La Paz, me voilà de retour. J’ai donné rendez vous à Christine et Nicolas (les deux VTtistes rencontrés la veille) à l’hôtel "Plaza" affichant 5 étoiles. Il propose un buffet a volonté pour 50 bolivianos, de quoi revivifier un cyclovoyageur. Le buffet est gigantesque et aguichant. Il faut jouer tactique. Manger peu mais de tout, et surtout laisser de la place pour le dessert... Ils m'accompagnent pour le début du festin constitué de trois entrées et un plat principal. Rassasiés, ils m'abandonnent car doivent profiter plus amplement de leur dernier jour de vacances. Ils me laissent seul a mon sort. Je reprendrai encore deux plats principaux. Poulet, poisson, ratatouille, pâtes. Le troisième plat avalé, je me dirige avec envie vers les gâteaux. Je commencerai par en goûter deux. Chocolat, vanille, kiwis, succulent ! Je fais une pose pour manger une salade de fruit. C'est là que le drame intervient. Je cale. Je suis plein, à craquer. Des sueurs froides parcourent ma tempe. J’ai trop mangé. Je dois me faire une raison, je ne pourrai pas goûter aux deux autres gâteaux. A quelques pas de l’arrivée j’ai échoué, la défaite est cruelle.

C’est avec difficulté que je reprendrai les rênes de Teresa. Quelques mètres plus loin je m’arrêterai sur un banc public et resterai ici plus d’une heure sans pouvoir bouger. Ce buffet est vraiment exceptionnel !

Pouvant me relever, je m’en vais appeler le Rotary club. Ils vont m’accueillir pour les 3 prochaines nuits ici. Est prévue une très forte communication pour le don du sang, bien plus importante qu’au Pérou. A bientôt pour de nouvelles aventures !

PS. Vous pouvez voir l’itinéraire prévu en Bolivie sur http://j.leblay.free.fr/bolivie.html. A savoir que deux petits changements vont être opérés. Je ne passerai pas par Oruro mais irai directement vers la frontière avec le Chili. Là, je n’irai pas au Chili mais me dirigerai directement vers le Salar de Uyuni.


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Cap sur Ushuaia, Julien Leblay, 2009.

Prix public : 18 euros.
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