VéloçAmérica 2012 (4500 km)

Un départ en fanfare !

Santiago - Mendoza photos de cette étape

du 18/06/2012 au 26/06/2012

  • nombre de km prévus : 412
  • nombre km effectifs : 400
  • temps prévu : du 18 au 26 juin
  • temps effectif : du 19 au 24 juin
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Un départ en fanfare !

Un départ en fanfare !

Enfin arrivés à Santiago, nous sommes directement allés chez Pierre-Yves, notre « contact » à Santiago,où nous avons reçu un accueil royal (super p’tit déj’ au guacamole) . Le trajet sur le périph’ fut  fort en émotions, les vélo transportés sur le toit, sans barre de toît bien sûr .. Nous apprenons en discutant avec le chauffeur, qui tient les vélos avec le bras gauche sorti par la fenêtre, que le col pour aller à Mendoza est fermé à cause de la neige.

Le 18, nous avions rendez-vous à l’hôpital « La mutual de Securidad » avec la Cruz Roja pour le Don du Sang. L’accueil fut .. dingue ! Présentaion au directeur de l’établissement, aux chefs de chaque service, visite des locaux du Don du Sang (très modernes) et des services de traumatologie et des grands brulés (blouse obligatoire !).

Le lendemain, nous retournons une nouvelle fois à midi à l’hôpital, où nous attendent les journalistes pour notre départ. Ce fut très impressionant ! Une heure dans la peau d’une star … Imaginez une quinzaine de journalistes photographiant vos moindres gestes, les appareil mitraillant chaque détail des vélos ! Une voiture de la croix rouge nous a ensuite escorté hors de Santiago, suivi par une voiture de journalistes.

Ça y est, nous sommes partis !

Vous trouverez les images de l'etape Santiago-Mendoza ici, et celles de la rencontre avec le Croix Rouge a l'hôpital de Santiago ici.

Anecdote 1 : Une Tente magique

Il y a deux chose que nous regrettions de ne pas avoir pris dans nos bagages ; Pierre, son cache d’appareil photo et moi, un bonnet.

Hier soir, après notre départ de Santiago, nous montions la tente pour la première fois du voyage. Une fois chose faite, nous avons découvert en entrant dans la moustiquaire deux choses : Un cache d’appareil photo et un bonnet (celui de Bob, pour les connaisseurs ..)

Merci la tente !

A l’Attaque de la montagne

Aujourd’hui, 20 Juin, nous nous levons de bonne heure après une longue nuit de sommeil (20h-7h), prêts pour la suite de l’aventure.

Nous découvrons vite la première difficulté de la journée : la seule route allant à Los Andes est une Autovista (autoroute). Après hésitaions et renseigements auprès des gens du coin (et encouragés par les Forces Spéciales de l’Armée du Chili), nous n’avons pas le choix c’est la seule route. Nous longeons donc la bande d’arrêt d’urgence malgrès les panneaux d’interdiction. 20km plus tard, nous apprenons à un péage que la route emprunte ensuite un tunnel impossible d’accès aux cyclistes. Une seule solution : faire du stop au payage (avec les vélos !) Un pick-up nous dépose 30km plus loin, directement à Los Andes, début de la fameuse Cordillère des Andes.

Au milieu des vignobles, et sous un ciel qui vire au gris, nous commeçons à grimper vers le col, peinant un peu dans les côtes, sur 40 km de montée (soit 800m de dénivelé).

Nous roulons à droite d’une file de camions, progressant lourdement vers le col, ouvert pour la journée. Le soir, le temps est neigeux et il semble que le col soit à nouveau fermé, les chauffeurs passent donc la nuit dans leur camion sur le bord de la route. L’un d’eux nous propose de dormir dans le container vide qu’il transporte. Il fait 2°C à l’intérieur, même pas froid !

D’un Pays à l’autre

 

Après la nuit dans le camion, nous repartons plein d’ardeur… pour s’arrêter 5km plus loin, bloqués devant le col fermé. Là mauvaise surprise. Non seulement il n’ouvrira qu’en courant d’après-midi mais en plus il est interdit aux vélos par los carabineros. Nous passons donc la matinée à partager l’attente des camionneurs et à tromper l’attente en devenant experts du Yams (merci aux frangin(e)s qui nous l’ont offert !) puis montons en camion (« finalement, c’est peut-être pas si mal »). En haut, après un passage de frontière nettement facilité par la popularité des vélos, nous poussons nos montures à travers la neige épaisse et rejoignons un froid plateau d’altitude où nous installons le bivouac dans l’immensité des hautes altitudes rendu infini par les myriades d’étoiles…

Vers Mendoza !

 

Les deux jours suivants se résument en une gigantesque descente à travers des falaises abruptes qui surplombent une vallée désertique. A grands coups de « camion derrière », « vent fort à droite ! », « deux  camions en face », « on s’écarte », nous avalons les kilomètres tous freins serrés pour plonger peu à peu dans la plaine d’Argentine et quitter les montagnes pour une courte pause. Au programme, premiers repas  Argentins (Ils font ici des pizzas en remplaçant la pate par une tranche de viande pannée !), premières baignades dans un magnifique lac d’altitude (froid !!), et passages de tunnels folkloriques  tous feux allumés (« Y a personne ? Allez, on fonce ! »)

 

Anecdote 2 : En béquille…

Avez-vous déjà essayé de faire du vélo en gardant la béquille ? Nous, on a plusieurs fois eu la mauvaise surprise en France d’oublier de l’enlever, ce qui fait un drôle d’effet quand vous passez une bordure de trottoir (à titre d’exemple) surtout si vous avez les pieds accrochés à vos pédales…

Eh bien ici, c’est 4km après une pause qu’on entend un frottement étrange sur la gauche de mon vélo. Un premier grattement, un crissement, un déséquilibre… oups… Pied à terre. Aïe ! 4000m avec une béquille sans se casser la figure ! Record à battre !!

 

Détours et imprévus !

Un peu en avance pour arriver à Mendoza, nous décidons de faire un petit crochet par Cacheuta, site très sympa d’après notre guide, situé au bout du lac près duquel nous avons dormi hier. 10km à vol d’oiseau. 70 en suivant la route qui contourne une montagne…

Il nous faut la journée pour arriver là-bas, par des lacets alternant descentes et montées un peu fatigantes, croisant de longues files de gens pique-niquant ou campant sur les bords de route. Et lorsque nous arrivons là-bas… rien ! Euh… Que font tous les gens ici ? On a beau chercher, rien à voir. Il semble que les eaux thermales tant vantées soit entièrement privées et rassemblées en stations balnéaires… pas faites pour nous. Tant pis, on plante la tente, met les saucisses à cuire et… ah bah non ! Je viens d’appeler Corinne, qui nous accueille à Mendoza, pour lui dire que nous aurons un peu d’avance. « Quoi ? Vous êtes à Cacheuta ? Mais j’habite à 5 minutes ! Hors de question de vous laisser dormir dehors ! 

- Mais on a déjà planté la tente…

- Tant pis, démontez là !

- Mais David prépare le repas et on est déjà dans le noir…

- Rangez tout, je viens vous chercher ! »

… Bon, ben… David, remballe tout, on repart !

Merci Corinne pour l’accueil si chaleureux, et pour les découvertes culinéaires !