Ouest balkans 2006 (5300 km) acheter le livre

Une Serbie accueillante

Osijek - Novi Sad

le 03/07/2006

  • nombre de km prévus : 117
  • nombre km effectifs : 120
  • temps prévu : 7h00
  • temps effectif : 6h00

Une Serbie accueillante

Ce matin, Goran (responsible du don du sang de la croix rouge d’Osijek) et Tijana (volontaire et traductrice) viennent me chercher a 10h00 a l’hotel. Nous faisons un petit tour dans la ville, ou la beaute de certains monuments est un peu gachee par la vue des batiments voisins cribles de balles. Peu a peu, cette ville se remet de la guerre

Dans un pub, Goran me parle d’un habitant d’Osijek qui a donne 100 fois du sang. Belle performance. Recvemment il a eu un accident et a du recevoir 73 unites de sang (environ 30 litres, soit six fois la quntite de sang que l’on a dans le corps), ce qui est gigantesque. Cette personne se porte tres bien maintenant. Mais cette histoire peut arriver a chacun d’entre nous, et montre que donner son sang est un geste de solidarite, mais egalement un geste ” pour soi”, car il y a de grandes probabilites que l’on en ai besoin un jour ou l’autre.

Nosu avons rendez vous a midi avec les journalistes. Sont presents une television (STV) et 3 journaux. Apres un dejeuner tres copieux offert par la croix rouge, je reprends mon velo. Il est 14h00 lorsque je quitte Osijek. J’ai plus de 110 kilometres a faire… Encore une fois un grand merci a Goran et a ses deux tradutrices Tjana et Zrinca.

Apres quelques kilometers, me voila en dehors de la ville, direction la Serbie. Soudainement, les cultures de mais laissent place a une jachere. Terrain mine, danger de mort… Ce no man’s land va durer 10 kilometres avant de laisser de nouveau la place aux cultures. La sensation est tres etrange de voir ces terrains mines. La mort est juste la, autour de ce panneau blanc ou est dessine une tete de mort, dans ces herbes folles. Quelques pas suffisent pour etre reduit en miettes. La mort a portee de sandales. Et pourtant nosu sommes en Croatie, ce beau pays visite par des millions de touristes chaque ete. Mais la cote est loin d’ici. Et ces paysages expliquent aussi un peu pourquoi la Croatie n’est pas encore rentree dans l-UE (ce que les corates esperent de tout coeur). En effet, ces problemes posent sont un handicap pour le pays, a la fois d’un point de vue securite mais aussi economique. Le nord de la Croatie n’affiche pas la splendeur de sa cote, et souffre sur de nombreux points. C’est egalement ce qu’il ressort des discutions avec les locaux.

Apres 15 kilometres j’ai passé la ligne de front, les mines laissent place aux cultures. Mais, tournesols, cereals a perte de vue… Je quitte la Croatie dans une partie tres monotone, avec en plus un petit vent de face desagreable. En revanche le ciel est couvert et m-apporte ainsi une fraicheur ideale pour la pratique du velo : enfin ! Je retiendrai de ce premier passage en Croatie plusieurs choses :
- les croates sont tres fiers de leur pazs ! Les damiers rouge et blanc aux couleurs de la croati sont presents partout : drapeaux sur les maisons, tee shirts, fanions dans les votures…
- Je pars avec le sentiment du devoir accompli. La communication a ete tres importante pour le don du sang, et je ne peux que m’en rejouir.
- CCCela a ete possible grace a utravail tres important de Tanja, qui a tout organize pour mon passge dans Yagreb mais egalement dans tout le pays.Un grand merci. Le Rotary m’a egalement souvent accueilli et je les remercie
- Les automobilists ne sont pas tres respectueux. Il faudrait qu’ils se calment un peu…!
- Les maisons detruites ou criblees de balles et les terrains mines ont marque mon esprit. Mais d-apres Berengere (don’t les deux jours de velo en sa compagnie resteront egelement comme un moment des plus apprecies dans ce pays) ce n’est rien par rqpport a ce qui m’attend en Bosnie…
- Enfin, je quitte la Croatie avec une bonne bouteille de vinm blanc et une tablette de chocolat de marque “Fantasy” (don’t l’usine de fabrication est a Pozega). Pur la bouteille, je me la reserve pour mon anniversaire a Belgrade. Pour ce qui est de la tablette de chocolat, il y a de fortes chances pour que je m’en occupoe des ce soir!

Apres trente kilometers, me voila au poste frontalier. Rien a signaler au poste croate. Au poste serbe un officier se voit offrir une bouteille de biere par un camionneur, a la vole… Drole de maniere de controller le contenu du camion ! Pour ma part j’ai droit au tampon d’entrée. Attention Serbie, me voila !

Comme un ritual, j’effectue ma premiere pose pipi qulques centaines de metres après la frontiere. Une maniere de marquer mon territoire ?! Je prends soin de le faire au pied d’un prunier, don’t je me delecte de ses fruits murs. Je profiterai egalement de la generosite d’un abricotier quelques metres plus loin. Premieres saveurs de Serbie. Exquis !

La deuxieme ”saveur” est differente. Deja que j’ai beaucoup de mal a prononcer correctement la langue serbe ou croate, la ca se gate. Les panneaux sont en alphabet czrilique (desole pour l’orthographe, je susi pas sur que ce soit comme ca). Du coup c’est completement incomprehensible… J’ai l’impression que ca va m’amuser cette histoire…!

Je ne vais quasiment plus m’arreter jusqu’a Novi Sad. Le parcours est tres monotone avec toujours cette grande plaine parfaitement plate, tres agricole, ou les champs de mais se ssuccedent les uns aux autres, La nuit approche et je pedaled u mieux que je peux pour arriver a Novi Sad. Jen e peux pas planter ma tente dans cette grande plaine. J’espere alors pouvoir le faire a Novi Sad ou dans ses alentours.

Sur la route, beaucoup de gens me font des signes de la main ou me kloaxonnent amicalement. Je m’amuse a vois dans mon retroviseur tout le monde se retourner après mon passage. Les Serbes sont moins timides que les croates, ou moins indifferents. Qulques autres differences avec la croatie aussi: des marchands de fruits jalonnent la route. Je n’ai pas encore de Dinars sur mi et ne peux donc pas consommer ces fruits que me font de l’oeil. Les bords de route sont encombres de dechets ou decheteries. C’est le pire que je n’ai jamais vu… Les voitures sont d’un autre temps et de marques que je ne connais pas. Ils conduisent tres vite.

Il est 20h30 lorsque j’arrive a Novi Sad, après 120 kiometres et 6h00 de velo quasi non stop. La ville est deja eclairee et me fait une tres belle impression(tout comme la Serbie du reste). Beaucoup de gens remplissent les terrasses des bars. Je parcours les rues de la ville pendant une bonne heure. Il y a trop de monde et je n’ai pas envie de m’arreter pour demander aux gens ou je pourrai planter ma tente. Je decide alors de m’arreter au bord du Danube, pensant que quelqu’un iendra vers moi pour me poser des questions de toutes sortes… L’espoir fait vivre !

Il ne faut pas plue de 5 minutes pour que Vlada s’approche de moi (alors que je deveore mon chocolat).Il me demande si je viens pour le festival EXIT (festival de grande renomee qui debute dans quelques jours). - Pas du tout !
Vlada est chirurtgien. Il me parle pendant de longues minutes de Novi Sad et de la Serbie. Puis je lui demande s’il sait ou jepourrai planter ma tente (la fameuse question !). Apres une breve concertation avec sa femme Yita, ils m’invitent dans leur appartement ! Voila une invitation tres sympathique !

Arrive a l’appartement, nous croisons ses voisins. Une voisine parle parfaitement francais, une autre s’apprete a partir pour un anniversaire. Elle m’invite a etre de la fete. Vlada me conseille d’accepter son invitation. Soit, mais je ne peux pas y aller comme cela, avec mes vetements tous crottes. Qu’a cela netienne, ils me pretent un short et un beau tee-shirt poru la soiree. Apres une bonne douche, me voila avec Tijana dans sa Renault 4 ! Nous prenons au passage deux de ses amis (Mile et Aleksander). Au Volant de son bolide, Tijana eveite tous les pieges de la route : bouches d’egouts proeminentes, trous, voitures ou autres pietons, feux oranges tres tres murs… Je m’accroche a ce que je peux, ou es mon velo ! J’avais l’impression que les serbes roulaient tres vite, j’en ai la confirmation ! Finalement nosu arrivons sains et saufs a la discotheque. Aleksander veut que je goutte au Pelinkovac, un alcool serbe qu’il me dit etre doux et sucre. Je l’ai trouve tres fort et infecte. Les gouts et les couleurs… Finalement nosu repartons a 2h00 du mat. Il sera 3h00 lorsque j’irai me coucher. Vlada m’avait dit qu’il me faudrait partir a 6h30 le matin lorsqu’il ira travailler. Ca va etre dur…!

L’heure fatidique approche. Vlada me reveille, il doit aller travailler.
- Ecoute, tu es rentre a 3h00 hier, n’est-ce pas ?
- Oui…
- As tu pase une bonne soiree ?
- oui, excellente merci !
- Ecoute. Tu vas rester ici dormer encore un peu, et tu partiras quand tu voudras. Tu n’as pas besoin de partir maintenant, tu dois etre trop fatigue.
- Genial, merci beaucoup !

Je me leverai finalement a 9h00 pour aller rejoinder Dejan et Tamara en ville. Ces deux jeunes gens sont du club Rotaract de Novi Sad. Avec leur amie Milica ils ont organise la mediatisation de ce tour dans leur ville. Ainsi, deux televisions locales se deplacent a midi pour faire un reportage. C’est une bonne entreee en matiere pour mon arrive en Serbie !

Les journalists et les members du Rotaract sont contents de voir un francais venire visiter leur pays, et encore plus leur ville. La Serbie a une mauvaise image a l’etranger du fait de la guerre de 1991-1995 et des plus recents bombardements en 1999 pendant les conflits avec le Kosovo. Ils sont conscients de cette image et sont donc ravis de voir des etrangers venire decouvrir leur pays ainsi tout en faisant la promotion d’un acte de solidarite. Je passerai 4 heures avec eux. Ce sont des personens tres interessantes, accuellants et souriants. Plus le temps passé en Serbie et plus ce pays me fait bonne impression ! Pourvu que ca dur !

L’apres midi, Tijana me fait visiter la ville et sa forteresse au sud du Danube. Novi Sad fut une ville etres importante car c’est ici que les turcs furent stoppes par les Austros hongrois a la fin du 14e siecle. Enfin, je terminerai ma soiree tranquillement chez mes hotes. Demain je reprends la route pour Belgrade, la capitale !

Mon arrive en Serbie fut un reel bonheur ! A l’image de Vlada, Yita, Tijana et les members du Rotaract, les serbs semblent etre tres accueillants et ouverts. A suivre…!

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Ballade cyclobalkanique, 5300 kilomètres à vélo pour le don du sang, Julien Leblay, 2007.

Prix public : 15 euros.
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