Balkans - Carpates 2007 (4054 km)

Descente dans la plaine de Skopje

Mavrovo - Skopje photos de cette étape

le 25/07/2007

  • nombre de km prévus : 83
  • nombre km effectifs : 100
  • temps prévu : 5h00
  • temps effectif : 5h05
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Descente dans la plaine de Skopje

Nous quittons le parc national de Mavrovo par une longue descente. Gostivar est une petite ville sans particularité, si ce n'est le nom de ses commerces. Hilton, Havard, New York, hawai, sans oublier le traditionnel China Shopping et le plus atypique "Fast food Bon voyage". Une ville internationale, au moins par les enseignes.

Berengère est à la recherche d'un ami habitant Gostivar. Il travaille à la station de bus. Il n'est pas encore levé et nous ne le verrons pas. En attendant Berengère, je vois deux hommes se saluer. ils se tapent le front à plusieurs reprises en se serrant la main vigoureusement.

Les villages que nous traversons ensuite sont assez caractéristiques de cette région macédonienne. Les vieux nous regardent passer, assis aux cafés et coiffés d'un petit chapeau rond blanc. Les femmes, peu nombreuses dehors, sont pour la plupart voilées, ce qui est rare dans ces pays. Les mosquées nous saluent avec fierté, les routes sont trempées, car a cette heure encore matinale le macédonien ( ou albanais), comme tous ses voisins balkaniques, arrosent. Ils arrosent les fleurs et les arbres, mais aussi les routes, les parpaings, les voitures, les cailloux. Tout ce qui est susceptible d'etre arrosé l'est. Gaspillage impressionant d'eau. Enfin, les pastèques sont affichés dans les devantures de certains magasins, tout comme dans des carrioles ou des camions. Elles sont elles aussi arrosées, évidemment !

Après Tetovo nous devons affronter un vent de face violent. Nous évoluons difficlement à 10 km/h sur une route très plane. Berengère n'est pas encore formée pour prendre la roue des véhicules lents, et nous loupons ainsi notre chance avec un tracteur. Le vent nous apparait alors encore plus violent. Venant de l'est, il se dirige vers la France. S'il vous arrive, alors attendez vous a recevoir beaucoup de chaleur et aussi un peu de notre sueur ! Plus loin, la montagne de Suva Gora à notre droite est en feu. La situation en Macédoine est critique avec un nombre d'incendies incroyable, tout comme tous les pays de cette région. La chaleur plus le vent ont raison des forêts alentours, l'imprudence des hommes aussi...

Finalement, l'entrée à Skopje se fait par une longue ligne droite de 8km. J'aime ces entrées de ville, comme à Ljubljana par exemple, ou la route plane et rectiligne permet de rentrer dans la ville d'une manière douce. Ici, c'est une deux fois trois voix . Une massive église orthodoxe nous annonce le centre. Nous déjeunons à la place centrale en attendant Jordanska, qui nous accueille pour la nuit. Elle nous conduit chez elle, dans une petite maison au calme, dans un quartier contitue à 60% d'albanais (macédoniens d'origine albanaise). Elle est macédonienne (sans origine albanaise...!).

Nous voilà donc enfin à Skopje. Je me reposerai ici un jour ou deux, selon le temps et mes envies. Berengère me quitte ici, elle repart pour banja Luka puis la France. Me voilà donc bientôt seul pour continuer l'aventure, et ce n'est pas forcement pour me déplaire. La compagnie de Sophie puis Berengère ont été très agréable l'une comme l'autre. Mais après près de trois semaines de voyage il est temps que je me retrouve seul, car c'est ainsi que j'aime voyager, et c'est ainsi que je rencontre aussi le plus de monde.

Je vous reécris donc lorsque je serai sur le route de Bulgarie. Là, on va se reposer à Skopje, la ville ou est née Mère Teresa pour information. J'ai également retrouvé l'appétit et j'ai une grande forme, donc la suite s'annonce plutôt très bien !

A bientôt !

Julien