Tour d'Europe 2004 (5433 km) acheter le livre

On a gagné le maquis Slovène !!

Venise - Ajdovscina

le 28/06/2004

  • nombre de km prévus : 178
  • nombre km effectifs : 164
  • temps prévu : 7h45
  • temps effectif : 6h30

On a gagné le maquis Slovène !!

 

Désolé pour le retard, mais la Slovénie est vraiment galère pour internet. Aucun cybercafé ne voulait de notre clef Usb, sauf celui-ci. Voila donc enfin les résumes de l'étape 8 et 9!!

Nous sommes arrivé en Slovénie aujourd’hui. Mais avant vous parler de l’étape du jour, revenons un peu sur notre journée de repos d’hier, dans laquelle nous avons visité Venise. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus reposant, puisqu’il s’agit d’une ville piétonne. Nous avons retrouvé nos deux mamans (photo 1). Dans un cybercafé, nous avons mis à jour notre site. A 8 euros de l’heure, on se dépêche. Venise est une ville très portée sur l’argent ! La connexion Internet est 4 fois plus chère que la normale, et tout est comme ça. Nous prenons le Vaporetto, qui est le métro fluvial de Venise ! La destination de tout touriste qui se respecte est… la place San Marco, bien sûr ! avec ses pigeons, ses musiciens, ses italiennes (photos 2 à 7) ! C’est blindé de monde, de toutes les nationalités. Nous rencontrons très brièvement trois australiennes (photo 8). « Vous voulez être sur la photo avec nous ? ». Et puis elles nous demandent ce qu’est ce Tour d’Europe écrit sur nos maillots. On leur explique brièvement ce que nous faisons et les invitons à visiter notre site : « allez voir l’étape 8 et vous y serez ! » Nos gentilles australiennes nous quittent avec un petit prospectus dans les mains !
Nous faisons une brève visite de Venise, sans omettre de jeter un œil sur le Pont des Soupirs, qui était, je crois, le passage entre d’un côté la prison, et de l’autre le lieu où l’on exécutait les prisonniers, d’où le nom (photo 9). Dites nous si on est dans le faux, ça nous permettra d’approfondir notre culture G. On évite de trop marcher car aujourd’hui, c’est repos ! Il faut soigner les jambes, et puis j’ai toujours cette ampoule qui me chatouille le gros orteil.

Le soir, nous sympathisons avec Simon, un motard bulgare. Nous lui avons montré quelques photos de notre voyage et avons discuté pendant une bonne demi heure. Lui et ses amis font un voyage de 5 600 kilomètres, de leur pays jusqu’à Barcelone. Ils étaient sur le chemin du retour. Un bon moment passé en leur compagnie, d’autant plus que son anglais est parfait. Nous l’avons invité à venir découvrir l’Auvergne, photos à l’appui ! Bien sûr, il repart avec un prospectus !

Nous avons également revu notre cycliste italien. Il nous a donné une petite astuce, un peu tardive, pour camper à pas cher en Italie. En fait, il existe des fermes, des « agriturismo » correspondant à nos chambres d’hôtes. Certaines vous permettent de planter votre tente gratuitement prêt de leur ferme (à condition d’y manger). Donc cela peut-être un bon plan en Italie, pour les aventuriers. C’est vrai que nous avons galéré à trouver un camping aux alentours de Mantova, et avons donc dormi dans un hôtel (ce n’est pas le même tarif…). On aurait su… Ce sera pour une prochaine fois, même si on n’est pas sur de vouloir retraverser l’Italie en aventuriers ! Vraiment galère pour les deux roues.

Aujourd’hui donc, nous avons effectué la huitième étape de notre périple pour rejoindre la Slovénie, nouveau venu de l’Union Européenne. Le début de l’étape a été aussi pénible que les deux étapes précédentes : champs de maïs, longues lignes droites, forte circulation… la plaine du Pô quoi. Finalement, au bout de 130 kilomètres, nous sommes arrivés à Gorizia, petite ville qui touche la Slovénie. C’est la fin d’une longue galère à travers la plaine italienne. Cela fait plus de 650 kilomètres que l’on roule sur du plat, quasiment non stop. Plus de 24 heures de vélo sur cette longue table, plus de 30 litres d’eau… Moralement, cette traversée a été épuisante pour tous les deux. On se lève le matin et on sait que ce qu’on verra dans la journée sera vraiment très laid, que les routes ne seront pas agréables à pratiquer, qu’on va avoir de grandes lignes droites à avaler… Rien de bien passionnant quoi. Mais arrivés à Gorizia, l’émotion nous gagne. Nous attendions ces montagnes comme un nomade dans le désert approchant un puit après des longues journées de marche.

Nous rencontrons un dernier italien dans cette petite ville, qui nous permet d’utiliser son ordinateur pour lire nos mails. Notre boîte sur free ne fonctionne toujours pas, mais on reçoit quelques messages sur nomade maintenant. Désolé, mais nous n’avons pas eu le temps d’y répondre encore aujourd’hui ! Mais vos nombreux messages de soutien nous vont droit au cœur, et dès que tout est rétabli sur free, on se fixe une après-midi pour y répondre, promis !
l’italien nous indique la route pour rejoindre Kanal, un petit village slovène, au nord de Gorizia. Nous devions rejoindre Ajduvscina, mais il n’y a pas de camping là-bas, donc on est parti par le nord.

Devant nous se dressent donc les montagnes slovènes. On a trop envie d’y aller ! J’ai envie de me retrouver en face d’une montée de 15 % et de la dévorer à pleines dents ! Pour l’instant, nous nous contentons de suivre le Soca, petit ruisseau qui longe la frontière. Mais avant, il faut passer la frontière (eh oui, c’est ça l’Europe…). Pas de soucis pour nous, nous voilà en Slovénie ! Nous quittons les panneaux d’indication bleu de l’Italie pour les panneaux orange style DDE de ce nouveau pays. On a l’impression que toutes les routes sont en travaux à cause de ces panneaux… bizarre. Mais les routes sont en bon état (pour le moment…).
L’eau du ruisseau est bleu turquoise, magnifique ! Les odeurs nous changent de celle de la plaine irriguée du Pô. Nous nous arrêtons au camping de Kanal. Sur un air de country, la patronne nous accueille chaleureusement. Il a fait très chaud aujourd’hui et allons piquer une tête dans l’eau plus que fraîche du Soca. Rien de tel pour les muscles après une longue journée d’efforts. Aujourd’hui, nous avons parcouru 164 kilomètres en 6h30. Seuls 30 kilomètres ont été parcourus en Slovénie, mais nous sommes déjà amoureux ! C’est très calme, serein, paisible. Les gens ont l’air tranquille, et la nature semble être préservée. Nous découvrirons cela dans les quatre prochains jours, d’autant plus que les étapes prévues sont plus cool !

Au camping, nous avons fait la connaissance de Peter, un allemand très peace and love ! Il a une bécane vraiment terrible, qu’il a entièrement montée lui-même, pour avoir la moto de ses rêves ! Nous avons passé la soirée avec lui, à discuter de tout et de rien. Il voyage beaucoup et connaît très bien la Slovénie, la Croatie la Hongrie et d’autres pays de l’est. A le voir, on sait qu’il s’agit d’un gars qui vit au jour le jour, qui doit se trouver des petits boulots par-ci par-là pour pouvoir voyager. Pas du tout ! Ce jeune homme est père de famille et… anesthésiste ! On a du mal à l’imaginer avec une blouse blanche ! Cette rencontre était vraiment géniale. Peter, on se voit bientôt en France !

Nous lui disons bonne nuit et allons nous coucher. A demain pour la découverte de ce beau pays !

Depuis le départ, nous avons parcouru 1416 kilomètres, en 58h55 minutes.


 
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