De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)

De clubs rotariens en collectes de sang.

Ko Tao - Pulau Langkawi (Malaisie) photos de cette étape

du 27/05/2011 au 06/06/2011

  • nombre de km prévus : 600
  • nombre km effectifs : 800
  • temps prévu : 98 heures
  • temps effectif : Du 27/05 au 06/06/2011
Réparation de la béquille de MaïdoIMG_3704Euh, on fait comment là?Petit déjeuner avec les canadiens de la compagnie pétrolièreIMG_3715IMG_3718IMG_3720

De clubs rotariens en collectes de sang.

Nous avons donc quitté notre petite île paradisiaque de Ko Tao, qui restera certainement le
meilleur endroit découvert en Thaïlande. Un endroit à recommander à tous les amateurs de
farniente, de bonne bouffe, de petites criques et de plongée ou snorkeling (un terme qui
apparemment est aussi bien utilisé en français qu'en anglais ; je vous laisse donc à vos
dictionnaires).

Notre route de Ko Tao à la Malaisie a été marquée par deux choses : les invitations à partager
un repas et les collectes de sang. Les deux étant souvent liées.
La première invitation à déjeuner nous vient d'un cycliste Canadien. En nous voyant de loin,
Fred a d'abord cru voir deux motos devant lui. Mais elles avançaient bien trop lentement. En
nous doublant, il s'aperçut de la supercherie et nous invita à prendre le petit déjeuner avec
lui. L'occasion pour nous d'être sûr que les Canadiens sont décidément des gens très
sympathiques. Nous passons une heure avec lui et ses collègues, dans un hôtel de leur
compagnie pétrolière implantée dans le golf de Thaïlande.

Après cette rencontre réjouissante, nous poursuivons jusqu'à Nakhon si Thammarat. Là, nous
tentons de débusquer un hôtel pas trop cher. La chose n'est pas aisée. L'un d'eux nous paraît
suffisamment délabré pour correspondre à notre budget, mais les grosses femmes occupant le
rez-de-chaussée et affichant des décolletés plongeant sur leurs seins adipeux nous indiquent
que cet hôtel n'est pas vraiment fait pour dormir, mais plutôt pour user de leurs services peu
catholiques, ni musulmans d'ailleurs (en nous rapprochant de la Malaisie, les temples hindous
font peu à peu la place aux mosquées). Bref, ces prostituées, loin d'être belles, sont au moins
charmantes et nous indiquent un hôtel plus approprié à notre fatigue. Nous nous arrêtons
avant celui-ci, dans un cybercafé où nous apprenons que le Rotary Club local nous invite. A
la bonne heure ! Quelques minutes plus tard nous suivons une voiture et sortons de la ville
pour gagner un hôtel confortable aux encablures de Nakhon. Là, commence une succession de
repas, d'offrandes de fruits et de collectes de sang.

Le temps leur a manqué pour organiser une grande collecte de sang, cependant les rotariens
de Nakhon se sont mobilisés de façon remarquable pour notre arrivée. Au total, ils seront 24 à
donner leur sang, dont 3 pour la première fois. Cette générosité spontanée fait plaisir à voir et

nous prouve que, malgré la fatigue, la chaleur, la route parfois ennuyeuse, notre voyage à un
but et des actions concrètes sont réalisées, en grande partie grâce au Rotary Club. L'émotion
est grande de voir tous ces gens réunis même par le devoir d'aider leurs prochains sans autre
contrepartie qu'un simple sourire et une franche poignée de mains.

Après une journée de repos où nous sommes invités à manger plus que de raison (quoique,
une balance au centre de don du sang m'ait rappelé qu'il faudrait que je mange, justement,
plus que de raison), nous reprenons la route pour rejoindre Songkhla. Là, un groupe d'une
quinzaine de cyclistes nous escorte pour les 30 derniers kilomètres et nous dînons le soir avec
le club rotarien. Le lendemain, c'est au club de Hat Yai de nous accueillir chez lui. Cette fois-
ci nous visitons deux centres de don du sang, un situé à l'hôpital de l'Université, l'autre à la
Croix Rouge. Là, le responsable du don du sang nous accueille du mieux qu'il peut et nous
explique deux trois choses. On nous avait dit jusque là que la majorité des dons étaient
volontaires, seule une petite partie provient de dons compensés. Or, lui nous affirme que les
dons volontaires représentent environ 40% des dons, les autres sont des dons compensés. La
salle des dons est bien occupée. Un jeune homme est allongé et nous lui demandons pourquoi
il vient donner son sang. Lui, c'est pour le cousin d'un de ses professeurs.
Lorsque nous demandons à notre hôte, quand pense t-il que les dons seront à 100%
volontaires, il est bien plus pessimiste que les responsables du don du sang au Cambodge.
Selon lui, il n'y a aucune chance pour qu'un jour les Thaïlandais donnent suffisamment de
sang pour qu'il n'y ait plus de dons compensés. Ou bien il faudrait que les chirurgiens opèrent
différemment pour que les opérations nécessitent moins de sang.
En Thaïlande, il paraîtrait que moins de 1% de la population donne son sang, ce qui explique
cette grande proportion de dons compensés. Cela dit, nous n'avons pas l'impression qu'il y ait
des dons payés comme c'est le cas en Bulgarie ou en Inde, lorsque quelqu'un a besoin de sang
mais ne trouve pas de donneurs dans son entourage. En effet, le médecin qui nous fait visiter
le centre nous explique que si quelqu'un a besoin de sang et ne trouve pas de donneurs, le
centre a tout de même suffisamment de stock pour ne pas laisser cette personne dans le
désarroi.
Petites particularités du don du sang en Thaïlande : les donneurs doivent avoir entre 17 et 60
ans ; il faut peser au minimum 45 kilos. Les personnes transfusées doivent attendre un an
avant de pouvoir donner, comme c'est le cas dans la majorité des pays, hormis la France.

Nous quittons la Thaïlande et les clubs rotariens et arrivons en Malaisie, notre 19ème pays.
Quelques petites collines plus tard et nous arrivons à Kuala Perlis. De là, nous embarquons
pour l'île de Pulau Langkawi où nous comptons nous reposer quelques jours. Sur l'île, nous
débusquons une petite guest house pas trop chère (30 RM, soit 8 euros) et nous nous reposons
autour de livres et de baignades. Ici la mer ne ressemble en rien à celle de Ko Tao. Les vagues
viennent glisser sur une longue plage de sable blanc où les couples de musulmans, habillés
jusqu'aux cheveux, côtoient les occidentaux en bikinis. L'ambiance y est paisible mais le
cadre est moins joli que l'île de Thaïlande. Nous nous y sentons cependant suffisamment bien
pour nous offrir un vrai repos. La preuve en est, j'y ai même acheté un rasoir, chose qui ne
m'était pas arrivé depuis bien longtemps. Marion est aux anges !
Lorsque la plage ou notre guest house ne nous suffisent plus pour nous rafraîchir, nous filons
dans les nombreux Duty free qui jalonnent cette île détaxée. Ce n'est pas tant dans les
bouteilles d'alcool ou de parfum bon marché, ni même dans les tablettes de chocolat
gigantesques que nous trouvons notre bonheur, mais plutôt dans l'air conditionné qui garde
ces magasins de luxe au frais ! Après demain nous revenons sur le continent et pédalerons
deux jours avant d'arriver à Georgetown, sur l'île de Penang. Seul petit bémol en ce qui
concerne la Malaisie. : Hier, ont débuté les vacances scolaires. Les endroits que nous

espérions calmes risquent d'être bondés de touristes Malais...

A bientôt !
Julien
 







Le livre

Que vous soyez cyclotouriste, voyageur ou sédentaire ouvert sur le monde, il y a mille et une raisons de vous réjouir de la lecture de ces Nouvelles Vagabondes.
Après plusieurs voyages en solitaire, Julien Leblay nous livre cette fois-ci le récit de son périple avec sa compagne Marion. Ne voulant se contenter de décrire le quotidien de leur voyage, il s’engage et se place résolument loin des clichés pour nous livrer avec sincérité ses impressions, que ce soit sur la vie du couple en voyage, ses préoccupations écologiques ou sur les traits culturels ou sociologiques des pays traversés.
Ce livre ne laisse pas indifférent et bouscule nos représentations exotiques du monde ; à sa lecture on découvre, on s’indigne et on s’émerveille tour à tour. Dans un style à la fois personnel et documenté, il nous offre une immersion complète, sans langue de bois, dans son voyage à vélo en couple. Il réussit finalement le pari de dresser un tableau contrasté et nuancé de cette longue aventure cyclotouriste qui ne sera probablement pas la dernière !

Cécile R.

352 pages dont 16 en couleur
Prix de vente : 20 euros

Disponible sur http://goodaventure.com

Le DVD

Julien et Marion Leblay quittent l'Auvergne en juillet 2010 pour une aventure de 22.000 kilomètres à vélo. Portés par le désir de découvertes et de rencontres, mais aussi par celui de promouvoir le don du sang, ils traversent l'ex-Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et l'Australie pour finalement arriver en Nouvelle-Zélande vingt mois plus tard.
Savoureusement pimenté, ce voyage donne le "goût d'aventure" !

Durée : 84 minutes.
Prix de vente : 15 euros

Disponible sur http://goodaventure.com
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