Cordillère des Andes 2007 (11200 km) acheter le livre

De lignes droites en lignes droites...

Chilecito - San Juan photos de cette étape

du 10/12/2007 au 15/12/2007

  • nombre de km prévus : 650
  • nombre km effectifs : 592
  • temps effectif : 35h00
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De lignes droites en lignes droites...

Je reste l'après-midi à Chilocito, le temps de me ravitailler. Les prochaines journées sont annoncées avec peu de villages à traverser. Chose faite, je quitte cette ville pour planter ma tente plus loin. J'arrive en réalité rapidement au prochain village Nonogasta. Un policier m'indique un endroit où dormir pour la nuit. Petit carré de vert, une table en bois et un banc. Le paradis du cyclovoyageur !

Le lendemain, en discutant avec les habitants, j'apprends qu'une rivière coule non loin de là, sur la route pour Villa Union. Une rivière, je n'en ai pas vu depuis si longtemps. J'ai bien croisé de gigantesques lits de rivières. Mais ces derniers attendent depuis trois mois la pluie pour pouvoir se remplir. Secs comme les paysages qui les entourent, ils ne m'ont apporté que de la frustration. Je me dirige donc lentement vers la rivière promise. Après une dizaine de kilomètres, je demande à une femme où se trouve cette rivière. Cette femme est charmante. Nous discutons longuement sous le soleil argentin. Elle m'indique la rivière à 2 kilomètres. Deux kilomètres plus haut, je demande à un homme où se trouve cette fameuse rivière. A cinq kilomètres de là me dit-il. Je désespère de pouvoir me rafraîchir un jour. Trois kilomètres plus haut, je demande à un jeune homme. A vingt minutes me dit-il. Je traverse un pont. Celui ci enjambe un lit de rivière asséché. Puis un deuxième pont. Le troisième est le bon. Sous lui coule un petit ruisseau. L'eau y est limpide. Je me réjouis d'avance ! A ses bords un camping. La barrière est ouverte, le lieu est désert. C'est avec délice que je me blottis dans le lit de cette rivière. Moment tant espéré, alors que dehors il fait encore 40 degrés. Je resterai un long moment à m'y rafraîchir, à hurler de joie, à laver mon linge et ma peau couverte de sueur. il est 15h00 lorsque je quitte mon bain, il est temps de passer aux choses sérieuses.

Le camping propose multitude de tables et bancs. J'en trouve une suffisamment large et à l'ombre. Le gueuleton peut commencer. Je me prépare ici l'équivalent d'un "tenedor libre" (restaurants que l'on peut trouver dans certaines villes et qui vous offrent pour une petite quantité d'argent a manger à volonté) mais version camping. Au menu pain, saucisson, fromage, "facturas" (pains doux agrémentés de confiture ou crème anglaise), dulce de leche (pâte à tartiner faite a base de lait), pâtes, petits pois, oranges, pommes, brugnons, mantecol... Je sortirai de table 2 heures plus tard le ventre bien plein et irai discuter avec mes voisins. Quatre argentins ont pris place à mes cotés pour venir se baigner. Ils m'annoncent que le maître des lieux viendra plus tard pour demander son du (10 pesos) si je vais passer la nuit ici. Ils me quittent plus tard. De mon coté je vais chercher un endroit non loin de là pour dormir, toujours à proximité de ce précieux ruisseau. Je trouverai pour compagnie quelques vaches et chevaux.

Je termine ce matin la montée débutée la veille. J'arrive après peu d'effort à la Cuesta de Miranda. Ici la rivière a creusé un profond canyon. Au fond quelques cactus de grande taille cherchent le soleil. Après la descente les paysages deviennent de nouveau plus plats, plus monotones. Et c'est finalement deux longues lignes droites qui me permettent de rejoindre Villa Union

Ce matin je vais de surprises en surprises. alors que ma carte m'annonce la présence d'un parc régional, un panneau m'indique qu'il s'agit en fait d'un parc national. Et quelques mètres plus loin, sur un panneau bien plus grand encore est écrit que ce parc est enregistré au patrimoine mondial de l'Unesco. Enfin, alors que je suis sur une vaste plaine, un dernier écriteau annonce l'accès à un canyon à 7 kilomètres. Le parc en question est le Talampaya, dont la principale curiosité est le canyon du même nom. Parc national depuis 1997, classé à l'Unesco depuis l'an 2000. J'y rentre sans savoir à quoi m'attendre.

La gestion de ce parc, national, est originale. Une fois l'entrée payée (20 pesos pour les étrangers, 7 pour les argentins), vous ne pouvez effectuer plus de 500 mètres. Là, il vous faut obligatoirement prendre un guide, car il est interdit de se promener seul dans le parc, que ce soit à pied, en vélo ou en voiture. Mais les services des excursions ne sont pas gérés par l'Etat, mais par une compagnie privée concessionnaire du parc. Et voilà comment ce parc national se retrouve privatisé ! Les argentins que je rencontre ici ne sont pas surpris de ce fonctionnement. POur eux l'Etat est incapable de gérer quoi que ce soit. Alors privatiser ce patrimoine national et mondial permet d'en assurer la protection et la pérennité... Ils ont depuis trois jours élus une femme au pouvoir. Nouvelle présidente sur qui,ils ne semblent porter que peu d'espoir. La corruption semble bien ancrée dans la mentalité des politiques argentins, au désespoir de son peuple...

Je souhaite faire l'excursion à vélo. Ces dernières ne peuvent débuter qu'à 13 kilomètres de là, là où se trouvent justement les vélos. Je ne peux m'y rendre seul et doit emporter un guide avec moi. Impossible de le charger sur Teresa. Ainsi, les excursions en vélo ne peuvent se faire que si l'on vient avec sa voiture. On prend alors un guide a l'entrée et on le transporte 13 km plus loin... Venez au parc a vélo, vous ne pourrez le visiter ainsi ! Je me résous donc a faire une excursion en véhicule motorisé, bien plus polluant évidemment. Et ainsi cette compagnie protège l'environnement...

Le canyon est spectaculaire, d'une profondeur atteignant parfois 150 mètres. Nous évoluons dans un ruisseau asséché délimité par des parois rouges parfaitement verticales. On peut y lire l'histoire géologique dans les couches de sédiments compactées. Par endroits, des colonnes se sont détachées de la paroi. L'arbre de pierre dans le sud Lipez apparaîtrait bien petit a coté de ces géants. L'un d'eux porte le nom de "moine". La partie supérieure lui servant de tête ne tient qu'a un petit bout de roc. Mais il faudra encore des centaines d'années pour qu'il soit décapité. Car l'érosion ici est lente. L'eau n'agit que très peu. Il pleut ici 80 millimètres d'eau par an, répartis de décembre à mars, sous forme de pluies torrentielles. L'eau dévale de la montagne, sculptant d'énormes cheminées dans la paroi et remplit les lits de rivières. Elle sera alors rapidement absorbée par se sol asséché. Quelques heures après les véhicules peuvent de nouveau utiliser les ruisseaux pour circuler. Le reste du temps, seul le vent vient égratigner les parois, et former a sa guise les paysages.

En dehors de ces parois, il y a dans ce parc des traces archéologiques intéressantes : gravures de populations nomades ayant vécu ici il y a 2000 ans. Enfin, la flore et la faune sont spécifiques aux milieux arides. On trouve des guacanos, des arbres sans feuille et des coléoptères très colorés.

La visite a duré environ trois heures. Notre guide Oscar a été très professionnel, essayant de nous expliquer au mieux tous les mystères de ce parc. Il est 15h00 lorsque l'excursion se termine. De retour a l'entrée du parc je mets en pratique mon apprentissage de la culture argentine. Je ferai la sieste jusqu'à 18h00, attendant que la chaleur suffocante se dissipe. Le parc ferme à 18h00. Il me faudrait encore payer pour pouvoir planter ma tente ici. Vu le prix très élevé des excursions je décide de dormir plus loin, sous un pont pour me protéger du vent toujours aussi violent en ces fins de journées.

Je quitterai la zone élargie du parc le lendemain, sous les yeux d'un couple de condors. Hauts dans le ciel, ils virevoltent en faisant de larges boucles, comme pour remercier le touriste de s'être arrêté, ou de s'en aller.
Après ce parc national, il en existe un autre : celui de la vallée de la lune. Le nom donne a ce dernier illustre la désolation des paysages traversés. Je ne m'arrêterai pas dans ce parc, trop attiré par la vallée qui suit : "la vallée fertile". Que se cache-t-il derrière ce nom évocateur ?

C'est une forte odeur de bouc qui m'accueille à l'entrée de cette vallée. C'est donc ça le symbole de la fertilité selon les argentins ?! J'arrive à San Austin del Valle fertil. Cette petite ville de 6000 habitants est d'une grande tranquillité. Normal, il est 15h00, l'heure de la sieste. Enfin, pas pour tout le monde. Un groupe d'ivrognes se désaltère en buvant du vin où trempent des glaçons. Ils m'invitent a les rejoindre en me tendant le pichet. J'asquiesce en tendant ma gourde. Commence alors une discussion cahotique. Ces garcons éprouvent de grosses difficultés a formuler une phrase correctement. Successions de mots hasardeux. L'un d'eux arrive tout de même a me dire que je suis invité par le patron de l'épicerie située derrière nous. Celui ci, beaucoup plus sobre, m'offre en guise de bienvenue quelques empanadas (chaussons farcis de viande) et un plat de tripes.

De retour auprès de mes amis buveurs de vin, ceux là me disent qu'il existe une cascade non loin de là où de l'eau limpide jaillit de la montagne, dévale une grande falaise et se jette dans un lac. Ils m'indiquent le chemin. En route deux enfants me disent que la cascade est à sec depuis bien longtemps. Le temps passe vite lorsque l'on boit... Ils me disent que je peux tout de même me baigner dans le lac. Les vaguelettes charrient du crottin de cheval, l'eau est marron, les rochers sont recouverts d'un mollusque rose fluo traduisant une forte pollution. Je planterai simplement ma tente sur les berges du lac sans m y baigner...

Je suis donc dans la vallée fertile. Les arbustes sont devenus arbres, le gris est devenu vert, le sable est devenu terre. Cependant, cet endroit ne représente pas exactement ce que je m'imaginais d'une vallée fertile. Les ruisseaux sont à sec, les arbres présentent des aiguilles aux dimensions impressionnantes, la chaleur étouffante vous grille sur place tel un asado (viande grillée au feu de bois, spécialité argentine). On peut voir ici des animaux étranges. Les argentins ont réussi un croisement original, entre un âne et un cheval. Cela aboutit a un animal à la robe du cheval, à la taille entre l'âne et le cheval, à la tête, oreilles comprises, de l'âne. Il semble cependant bien adapté aux conditions climatiques a en croire son ventre rond. Car les chevaux eux sont bien maigres, plus squelettiques qu'un cyclovoyageur sortant de Bolivie. On en retrouve beaucoup sur les bas cotés, les os blanchis par le soleil. Restes de cadavres attendant de se faire ensevelir par le sable.

Astica se situe à 40 kilomètres de San Augustin. De nombreux panneaux indiquent la production artisanale de "dulcs" de marque Mar Flor. Cela m'intrigue. Que sont ces dulces ? Je m'arrête à la "casa 5" qui produit et vend ces fameux dulces. Mirta m'accueille à la manière argentine, c'est à dire avec un large sourire. Elle m'explique que dans cette vallée sont produits quantité de fruits : raisins, pommes, nectarines, oranges et des citrons particuliers tels que le Lima ou le Cidra. Ce dernier est très local, et il a l'aspect difforme du fait de son obésité. Mirta fabrique avec tout cela des confitures et des "dulces". Ce sont les fruits découpés et préparés qu'elle fait tremper dans du jus. Je choisis le local, le "Cidra", que j'ai plaisir a goutter sur place. Ce citron doux se mange avec du fromage. Le mélange salé sucré est fameux.

Je discuterai longuement avec Marta et son mari Watter, couple très charmant venu s'installer ici il y a trente ans, séduits par le calme et la beauté des lieux. Après Astica, les arbres redeviennent arbustes, le vert redevient gris, la terre redevient sable. La vallée se poursuit pourtant, mais n'a de fertile que le nom. Sans doute une des vallées fertiles les plus arides au monde. Le prochain village se situe a 70 kilomètres d'Astica. La route est de nouveau ennuyeuse, faite de longues lignes droites et de "badenes", petits creux où coule les rivières en temps de pluie, et rendant le parcours pénible car casse pattes au possible.

Avant d'arriver à Marayes, un camion me double et s'arrête quelques mètres plus loin. Les deux occupants en descendent et dirigent leur regard vers moi. Armés de bouteilles d'eau glacée ils me demandent de m'arrêter. Ils m'offriront également quelques fruits et un paquet de biscuits avant de repartir. Encore un exemple de la fraternité de ce peuple, fraternité qui m'a tant manqué avant. J'aurai juste le temps de les remercier pour leur bonté. Alors qu'il fait 40 degrés, je reçois avec joie ce que m'offrent ces deux routiers. J'arrêterai mon étape à Marayes dans une maison abandonnée.

Les jours se suivent et se ressemblent. La matinée sera consacrée à pédaler ,la tête dans le guidon pour ne pas voir ces paysages qui ne changent pas. J'arrive à midi à Difunta correo. Une odeur de barbecue emplie la ruelle principale de ce petit village. A cette heure ci tous les argentins sont occupés a préparer des Asados dnas ce haut lieu touristique. Arrivé près de la place centrale, deux enfants m'accostent. Ils veulent s'occuper de ma bicyclette en échange de quelques sous. Je leur explique que je n'ai pas besoin de leur aide. L'un d'eux me demande alors d'où je viens :
- De France.
- Comment est le dollar dans ton pays
La question me surprend. Je demande a cet enfant s'il sait où se trouve la France. Il n'en a aucune idée. Avant de se préoccuper de la monnaie d'un pays, peut être devrait-il s'intéresser de savoir où il se trouve, c'est beaucoup plus instructif. Mais non, âgé d'à peine 8 ans ce jeune homme ne semble être préoccupé que par l'argent, a force de le côtoyer toute la journée avec l'afflux touristique de ce village.

Su la place centrale je m arrête devant deux hommes accueillants. L'un d'eux, Valentin, parle fort et d'une façon joviale. Il me tend un verre, me le rempli de vin, puis de cola. Il m'explique que dans la région il me faut boire du vin car l'eau n'est pas bonne. Mais pourquoi le mélanger avec du cola, un cola argentin, un des plus mauvais qu'il existe de surcroît. Car sinon ils le boivent pur m'explique t-il. Et comme ils ne boivent que cela... Valentin m'explique l'histoire de la Difunta Correa. La légende dit qu'une femme a du traverser le désert à pied pour échapper aux conquistadors. Elle portait dans ses bras son enfant de quelques mois et devait retrouver son mari. Elle est arrivée a un endroit où elle pensait trouver un lac, mais le lac était asséché. Elle mourut ici, son bébé dans les bras. Mais le bébé survécut car le sein de cette femme lui apporta du lait pendant de nombreuses journées après sa mort... Depuis ce lieu est sacré. Les argentins et d'autres personnes du monde entier y viennent faire des promesses. Promesse d'un mariage, promesse de revenir... Ils y laissent des offrandes. On y voir des petites chapelles, des plaques en marbre et surtout beaucoup de plaques d'immatriculation. Car il se dit que si vous venez ici, vous devez y laisser votre plaque pour que la difunta protège votre voiture. Mais au contraire si vous ne vous arrêtez pas alors il vous arrivera malheur... La promesse de Valentin est celle de revenir chaque année pour y manger du poulet. Celle de son fils fut de venir avec sa fille. La petite dernière de la famille âgée de 7 mois a de grands yeux ouverts sur la vie, et est montée au sommet de la petite butte de Difunta correa, comme l'avait promis son papa.

En plus du vin ils m'offrent quelques ailes et cuisses de poulet et 5 pesos. Je les refuse mais impossible, je dois repartir avec. Valentin me donne également son adresse. Il habite à Mendoza, j'irai lui rendre visite lors de ma venue dans cette ville, je lui en fait la promesse. Il est 13h30 lorsque je quitte cette famille avec qui j'ai passé un très bon moment. J'arriverai rapidement à Caucete, à 30 km de San Juan. Là je passerai l'après midi a me prélasser dans le parc, attendant que les boutiques ouvrent. A 18h00, les argentins sortent de la sieste, les rideaux de fers se lèvent, il m'est possible d'acheter un peu de nourriture. Puis je m'installe sur la place centrale de cette petite ville. Toutes sont identiques. avec un robinet pour avoir de l'eau potable même si peu fraîche, des bancs pour installer ma nourriture, de l'herbe où jouent les enfants. Les adultes se regroupent autour d'un banc. Dans la main droite ils ont un "mate", une petite tasse en bois ou en fer où ils boivent le thé avec une pipe. Sous le bras gauche, a l'endroit où le français place sa baguette de pain, l'argentin dispose d'un thermos. Lorsque sa petite tasse est vide, il la remplit de nouveau et l'offre à son voisin. Ainsi passent les minutes et les heures, a se remettre de la sieste qui fut longue en buvant le maté.

Une fois bien restauré je me décide a appeler Ivana. Ivana est une cyclotouriste habitant à San Juan. Elle avait rencontrée Christophe Vuillod lorsque celui ci faisait son tour du monde à el calafate. Ce malheureux s'était fait voler sa tente, et Ivana l'hébergea dans la sienne. Se passa ce qu'il se passa, et les voilà partis ensemble quelques mois plus tard de Nouvelle-Zélande pour affronter les vents kiwis et la montagne himalayenne. Depuis elle est une fanatique de vélo, et son prochain voyage sera la traversée des Amériques du Nord au sud. Il débutera en juillet 2008 pour durer plus de 2 années. Elle m'invite à la rejoindre rapidement chez elle car elle s'en va demain à 4h00 pour Rodeo, un petit village situé à 200 km au nord de San Juan, entre la pré cordillère et la cordillère. Il est 20h30 lorsque je me remets en selle, et il fera nuit lorsque j'arriverai à San Juan après 156 kilomètres, la plus longue étape de ce voyage.

Ivana me retrouve sur la place centrale de San Juan. J'aurai du voir cette jeune fille en Nouvelle-Zélande mais nous nous étions loupés. J'aurai du la voir lors de sa venue en France, lorsqu'avec Christophe ils ont fait un petit tour de France. Mais là encore je l'ai loupé. Finalement c'est chez elle que je la rencontre. Je découvre une femme souriante, pleine d'énergie, et passionnée par le voyage à vélo bien sûr. Nous quittons San Juan à 4h00 du matin pour deux jours de repos dans la montagne. J'en ai grand besoin !

Je vais rester une petite semaine à San Juan, ville que je quitterai après Noël.

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Cap sur Ushuaia, Julien Leblay, 2009.

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