Tour d'Europe 2004 (5433 km) acheter le livre

Nous nous approchons des Tatras !!

Trencin - Liptovska photos de cette étape

le 13/07/2004

  • nombre de km prévus : 102
  • nombre km effectifs : 187
  • temps prévu : 4h15
  • temps effectif : 7h40
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Nous nous approchons des Tatras !!

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Pour la 17ème étape de notre périple, nous rejoignons les Tatras. Je me suis levé à 6h00 pour pouvoir faire une grosse étape. Après un bon petit déjeuner préparé par Gabriela, je quitte Trencin et notre charmante hôtesse aux alentours de 7h00. Fabien est encore sous l’effet de la Slivovica et dort profondément ! La veille, nous nous étions donné rendez-vous à Bytca, à 50 kilomètres du départ. Finalement nous nous sommes retrouvés à Zilina, à 70 km. Elle fait quand même 52° cette Slivovica !!

Nou remontons donc depuis ce matin la petite rivière de « Vah » (photo 1), qui prend sa source dans les petites Tatras. Nous avons voulu prendre les petites routes qui longent la nationale 61. Mais quelques kilomètres après Zilina, cette petite route mène à un cul de sac. Nous ne l’avions pas vu sur la carte. Il existe un pont pour les piétons, qui permet de traverser la rivière et de rejoindre la nationale. Je l’empreinte. Fabien, quand à lui, emprunte un bac pour me rejoindre (photo 5 et 6). On trouve toujours une solution ! On vous fait traverser la rivière pour 30 couronnes (0,75 euros).

Nous continuons donc notre remontée du Vah sur la nationale, jusqu’à Martin, dans un cadre vraiment magnifique. Les montagnes s’élèvent peu à peu au dessus de nous ; nous suivons la rivière et ses méandres. Et là on se rend compte que les slovaques roulent vraiment comme des tarés. C’est pour le moment le pire que nous ayons vu. On nous avait promis une conduite dangereuse des Slovènes sous l’emprise du pivo, nous avions trouvé qu’ils roulaient plutôt sagement. Mais sur cette nationale Slovaque, on a vraiment eu peur, Fabien et moi. La route est assez large. Souvent des personnes doublent alors que quelqu’un arrive en face. Tout le monde se sert et ça passe à trois de front. Il y a même de la place pour le cycliste, entre la barrière de sécurité et le bitume ; sur l’herbe quoi !! Fabien a eu le plus de frayeurs. Il prend quand même de la place sur la route et ne roule qu’à 70-80 km/h. Il s’est souvent fait doubler dans des conditions dangereuses.

Nous avons donc vite quitté cette nationale pour retrouver les petites routes. Nous avons encore emprunté des petits chemins caillouteux. Pire ! Fabien était parti devant pour installer la tente. Je n’ai que les photocopies des cartes ; les petites routes ne sont pas très lisibles. Je me suis retrouvé dans un cul de sac, encore une fois. J’avais la flème de faire demi tour. Du coup j’ai emprunté une petite trotte à travers les champs. Une petite portion de cyclo cross en fin de parcours pour éliminer les toxines ! Mais ce petit chemin a atterri dans les bois. Je me suis retrouvé avec mon vélo sur les épaules au milieu des pins, au milieu des ramasseurs de champignons et des chevreuils !! Heureusement, mon sens de l’orientation n’est pas resté accroché à une branche et j’ai retrouvé la bonne route ! On aura tout vu pendant ce Tour !!

A 15 kilomètres du camping, je connais la première fringale depuis le départ. J’ai beau dire à mes jambes qu’il faut avancer, elles ne veulent rien savoir ! Grosse grosse défaillance, dans une partie très casse pâte. Je n’ai rien pour m’alimenter ; Fabien a tout dans les sacoches… au camping ! Alors je termine l’étape comme je peux. Finalement j’arrive au camping près du lac de Liptovska (photo 13), après 187 kilomètres et 7h40 minutes de vélo. Fabien a installé la tente. Ce camping est sympa. Tout le monde est dans un grand près, sans limite de place comme ailleurs. C’est beaucoup plus convivial. Le cadre est vraiment très sympa, avec le lac et les montagnes. Nous n’avons pas pris beaucoup de photos. Fabien était pressé de rentrer car il a vraiment mal au derrière, au dos et à une épaule ; quand à moi, je n’avais qu’une envie, me ravitailler !

Nous avons donc quitté les paysages de plaine pour regagner ceux de la montagne. Les Tatras sont des petites montagnes, culminant aux alentours de 2700 mètres d’altitude. Malgré tout, ce paysage est une fois de plus marqué par le communisme Dès que les villages sont un peu importants (200 habitants), nous retrouvons ces barres carrées. Les maisons sont parfaitement bien alignées et sous le même modèle (photo 12).

En Slovénie, nous vous avions parlé de grandes échelles en bois pour stocker le foin dehors. Ici, le principe est le même mais le foin est entassé sous forme de pyramides. Nous retrouvons ces petits tas vraiment dans toute la campagne Slovaque, là où il existe de la paysannerie (très peu en plaine donc) (photo 11 et 12). A chaque pays ses méthodes de stockage. Mais il s’agit d’un stockage temporaire. Après quelques temps, les paysans viennent le ramasser.

Demain nous essayerons d’avoir une petite étape. Mais le temps n’est pas au beau fixe. Nous ne savons pas où passer la frontière pour rejoindre la pologne. Nous aurions voulu traverser au niveau du Parc Naturel de Pieninski, dont on nous a venté toute la beauté. Mais notre petite mésaventure en Slovénie nous a appris a passer les frontières sur les grands axes, et non pas en pleine montagne ! Nous demanderons aux gens d’ici, pour savoir si nous pouvons emprunter ces petites routes sans risque de faire demi tour.

A demain, en Pologne si tout va bien !

Depuis le départ, nous avons parcouru 2645 kilomètres, en 108h25 minutes.