La France en auto-stop 2013 (4750 km)

Valbonne - Lyon

du 20/06/2013 au 20/06/2013

  • nombre de km prévus : 450
  • nombre km effectifs : 450
  • temps prévu : Jeudi 20 juin
  • temps effectif : 9h

Valbonne-Lyon

Longue étape en perspective, j'aurais préféré la couper en deux mais je n'avais personne pour m'héberger à Marseille et mon contact à Avignon ne donnait plus signe de vie. Réveil 7h, départ 7h30, autant ne pas prendre de risque pour arriver, je l'espère, dans l'après-midi à Lyon.

C'est ma soeur qui me fait les premiers kilomètres jusqu'à l'entrée de l'autoroute. Nous avions convenu de me laisser à l'entrée 42, mais dans la confusion matinale elle s'engage sur l'autoroute et sortira dès que possible, sortie 41. Vu la configuration des 2 entrées, ce n'est presque pas un mal, j'ai ici un rond point qui laisse pas mal de place aux automobilistes pour s'arrêter sur le bas coté. 3 personnes s'arreteront devant moi, mais semblerait-il que ce ne soit absolument pas pour moi . Je finirais par tomber sur un camionette et son chauffeur, David, qui m'emmèneront jusqu'au péage de Fréjus.

Peu d'attente et je vois une voiture qui s'arrete quelques dizaines de mètre plus loin. Voici Jo, alias Georgette, qui s'est arrêtée pour répondre à un coup de fil, pas pour me prendre . Je lui montre ma pancarte "Aix" et elle me fera signe d'entrer. Georgette est venu voir sa soeur à Cannes, et rentre à Marseille où elle a 5 enfants, 10 petits enfants et 2 arrières petits-enfants. Waouh, quelle grande famille  !! Elle me laisse 40 kilomètres avant Aix sur une aire d'autoroute, je ne sais pas si elle aura meilleur endroit où me déposer par la suite.

Je vais à la rencontre de deux 69 qui malheureusement ne vont pas dans la bonne direction. Après plusieurs autres refus par démarchage, je remarque un deuxième parking un peu plus loin. SI je veux capter le maximum de voiture, je dois donc m'installer juste à la sortie de l'aire d'autoroute. Après 30 minutes, une première camionnette s'arrête et me propose de me larguer au prochain péage. Et là, je ne sais ce qui m'est passé par la tête, mais j'ai refusé poliment. Ca ne m'était jamais arrivé et je ne me comprend même pas moi-même. La camionnette repart, et je m'interroge toujours sur ce qui m'a poussé à refuser  . Heureusement, une deuxième camionette ne tardera  pas à s'arrêter, et Christophe me propose de me déposer au péage de Lançon-de-Provence, entre Aix et Avignon.

Arrivé au péage, il me dépose à coté du parking qui fait suite au péage, mais le parking est fermé. Ca va donc être une horreur à repartir de là, le seul endroit pour s'arrêter en sécurité correspondant à un encastrement sur le bas-coté. Et là, ô surprise, après 30 minutes d'attente, je vois une voiture qui met son clignotant, se rabat par saccade pour éviter les autres véhicules (Ca joue à Frogger ^^) et s'arrete juste à mon niveau. Roman se rend à Cavaillon, quelques dizaines de kilomètres plus loin. Aucune hésitation, me voilà parti pour un autre emplacement. Quand je lui fait part des VAGC, il me dit que lui aussi voyage souvent à vélo et qu'il va faire les Balkans à vélo cet été. Je lui parle donc un peu plus des différents voyages de l'association, ce qui meublera la majeure partie de la courte conversation. Il me laisse donc au péage de Cavaillon.

Il doit être 11h, et peu après être arrivé au péage j'ai les paupières lourdes. La journée s'annonce donc encore plus longue que prévue . En plus, personne ne semble vouloir s'arrêter. Après 45 minutes, je m'assied donc sur le bord de le trottoir, histoire de me reposer un peu. 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes, .... Bon il serait tout de même temps de se remettre en quête d'un véhicule, çà pourrait être pas mal. Et même pas 2 minutes après la reprise, un camion s'arrête. Henry peut me déposer au péage d'Avignon, j'accepte, c'est toujours çà de gagné. Ce sera la journée des petits trajets, çà c'est certain, mais même si cela me fais prendre plus de temps, çà me fait discuter avec plus de monde, et à y réfléchir, ce n'est pas plus mal. (Mais je ne vais bien sur pas refuser quelqu'un qui me déposerai jusqu'à Lyon).

Au péage d'Avignon, je ne tarderai pas à arrêter un voiture. Déja, un autocollant sur sa voiture m'indique qu'elle fait du covoiturage, çà fera déja un sujet de discussion à aborder. Isabelle se rend jusqu'à Montélimar. On parlera du coivoiturage que je trouve en un sens mal conçu sur certains sites, qui obligent à passer par un système de réservation payant et qui de plus refusent que les conducteurs proposent, s'ils le veulent, la gratuité du voyage, ou tout du moins la participation libre qui pour moi serait l'idéal pour le covoiturage, car il ne faut pas oublir que c'est avant tout pour rendre service que l'on fait du covoiturage, et malheureusement trop de gens en font presque un véritable business en proposant des trajets certes moins cher que le train mais 1,5 à 2x plus cher que les autres véhicules pour le même trajet. On parlera aussi des thérapies corporelles, alternatives à la médecine classique, Isabelle les pratiquant et moi ayant toujours été intéréssé par ces approches différentes du soin médical.

Elle me dépose donc au péage de Montélimar, je m'installe, et à que vois-je passer ? Un camion de l'EFS, puis un deuxième ... Eh les gars, prenez-moi, c'est quand même un peu pour vous que je fais çà  !! Ils ne s'arrêteront pas, tant pis !! C'est finalement Sylvain qui s'arrêtera. Il habite Vienne mais doit chercher son fils à l'aéroport de Lyon, il me poussera donc jusqu'à Venissieux (Banlieue lyonnaise), où juste avant de se quitter, il me donnera quelques fruits du Sud de la France, une véritable tuerie .  Je rejoins alors à pied la gare de Venissieux où je prendrais le métro pour rejoindre le centre de Lyon et mon ami Renaud qui m'hébergera pour la nuit.