De l'Auvergne à la Nouvelle-Zélande 2010 (18000 km)

Entree au Laos, bien arrosee...

Bam Huak - Luamgprabang photos de cette étape

du 11/04/2011 au 15/04/2011

  • nombre de km prévus : 100
  • nombre km effectifs : 134
  • temps prévu : Du 11 au 15 avril
  • temps effectif : 11 heures
Et c'est parti pour la montagne thaiIMG_0003IMG_0004Ils exploitent de ces pentes !On se fait arroser sur les routes pour le nouvel anIMG_0007On attend sous la pluie

Entree au Laos, bien arrosee...

Après deux jours de repos-massage, nous reprenons nos pérégrinations le long de la frontière laotienne. La route s'élève franchement après quelques kilomètres pour atteindre, peu à peu, les 1200 mètres d'altitude. Nous retrouvons nos hôtes à Phu Chi Fa, après une quarantaine de kilomètres. Leur invitation à partager leur guest house l'emporte et nous nous arrêtons donc dormir ici. Il nous faut encore une journée pour gagner la frontière laotienne à Chiang Kong. Durant toute cette journée, nous sommes à la merci des pistolets et seaux d'eau des enfants qui célèbrent le nouvel an. Ils s'en donnent à cœur joie, et nous aussi ! Leur présence sur le bord des routes est trahie par des flaques d'eau gigantesques. Certains sont même organisés en convoi militaires. Chargés à l'arrière des pick up, une bassine d'eau au milieu, ils arrosent copieusement tous ceux qui sont à portée de gamelles. On en fait partie. Par ces températures, c'est pour le moins rafraichissant.

Quand les enfants arrosent le nouvel an, les adultes le font aussi, à leur manière. Ivres morts pour la plupart, ils ingurgitent plus de whisky local – aussi appelé Mékong -  que de raison.

 

Le Mékong, justement, nous le traversons pour rejoindre HouayXay, au Laos. Nous en avons donc terminé – provisoirement – avec la Thaïlande, et découvrons un nouveau pays. On nous avait beaucoup parlé des laotiens, de leur gentillesse et de leur discrétion. On nous a aussi beaucoup parlé de ce beau pays, le plus beau de l'Asie du Sud pour beaucoup. La gérante de la guest house est disgracieuse et très portée sur notre porte monnaie. Elle tient à nous réserver un ticket pour le bateau menant à Louanphrabang à un prix exorbitant. Comme on refuse, elle se montre alors encore moins aimable. Le lendemain, nous sommes dans le bateau – avec un ticket acheté par nos soins – en compagnie d'un couple de Français, Charlotte et Simon,  rencontrés à la frontière. Un laotien nous met en garde contre ses concitoyens. Ce laotien manque cruellement de loyauté envers ses concitoyens qui ne sont pas là pour se défendre. Il nous les décrit comme agressifs, saouls – il n'a pas forcément tord sur ce point – fourbes et malhonnêtes. Par bonheur SA guest house est différente de toute les autres et c'est la seule, si on en croit ses propos, à être digne de son nom. Une feuille circule pour réserver une chambre pour ce soir, certains touristes s'y inscrivent, rassurés d'avoir trouvé un lieu sûr où dormir.

 

A mi chemin entre la frontière et Louangphrabang, nous nous arrêtons donc une nuit à Pakbeng et nous dirigeons vers une autre guesthouse (nous sommes de vrais aventuriers, près à braver tous les dangers !) où deux garçons très souriants nous accueillent. Leur sourire à la couleur, et surtout l'odeur, du whisky. Depuis nos débuts en Asie du Sud Est, on commence à être habitués ! Nous nous installons donc, toujours accompagnés de Simon et Charlotte. Nous négocions le prix de la chambre puis le repas, où les garçons nous annoncent un « special discount » juste pour nous. Autant dire qu'on est déjà sûr de se faire rouler, lieu touristique oblige. Malgré tout la soirée est calme et nous nous écroulons dans notre chambre après un copieux repas bien arrosé (pour le serveur, j'entends, car nous restons sobres).

 

Une autre journée de bateau est nécessaire pour arriver à destination. Nous nous laissons donc glisser sur le Mékong dont les berges, tantôt rocheuses, tantôt sableuses, laissent vite place à une forêt dense ravagée par les incendies provoqués par les paysans. L'eau a la triste couleur de l'érosion qui en découle. La terre ainsi mise à nue ne résiste pas aux violents orages de la saison. Qu'en sera-t-il dans quelques mois lorsque la mousson finira de racler la montagne jusqu'au rocher ?

 

Louangprabang est en fête lorsque nous arrivons. Aujourd'hui nous fêtons la fin de l'année au Laos, et demain sera le nouvel an. Par malheur, il se trouve que cette ville est la plus réputée de tout le Laos pour cette célébration. Les hôtels et guesthouse sont tous pleins alors que dans la ville les voitures sont chargées de laotiens arrosant tout sur leur passage. Nous trouvons finalement un endroit où dormir, dans un coin près de la réception d'une guest house.

Le lendemain nous tentons une petite sortie dans la ville. Difficile de rester au sec alors que la fete bat son plein. Demain nous reprenons les vfelos, en esperant que les bassines d eau soit encore pres de la route, pour nosu rafraichir alors que la cheleur ne faiblit pas.
Le programme a encore un peu change. Nous devons etre dans la capitale Cambodgienne le 3 mai au plus tard. Nous avons donc deux semaines pour parcourir 1700 kilometres... On va faire un peu de stop !

A beintot, au Cambodge surement car le temps va un peu ous manquer. Apres promis, on ira plus doucement !
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Le livre

Que vous soyez cyclotouriste, voyageur ou sédentaire ouvert sur le monde, il y a mille et une raisons de vous réjouir de la lecture de ces Nouvelles Vagabondes.
Après plusieurs voyages en solitaire, Julien Leblay nous livre cette fois-ci le récit de son périple avec sa compagne Marion. Ne voulant se contenter de décrire le quotidien de leur voyage, il s’engage et se place résolument loin des clichés pour nous livrer avec sincérité ses impressions, que ce soit sur la vie du couple en voyage, ses préoccupations écologiques ou sur les traits culturels ou sociologiques des pays traversés.
Ce livre ne laisse pas indifférent et bouscule nos représentations exotiques du monde ; à sa lecture on découvre, on s’indigne et on s’émerveille tour à tour. Dans un style à la fois personnel et documenté, il nous offre une immersion complète, sans langue de bois, dans son voyage à vélo en couple. Il réussit finalement le pari de dresser un tableau contrasté et nuancé de cette longue aventure cyclotouriste qui ne sera probablement pas la dernière !

Cécile R.

352 pages dont 16 en couleur
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Le DVD

Julien et Marion Leblay quittent l'Auvergne en juillet 2010 pour une aventure de 22.000 kilomètres à vélo. Portés par le désir de découvertes et de rencontres, mais aussi par celui de promouvoir le don du sang, ils traversent l'ex-Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et l'Australie pour finalement arriver en Nouvelle-Zélande vingt mois plus tard.
Savoureusement pimenté, ce voyage donne le "goût d'aventure" !

Durée : 84 minutes.
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